Après un léger retard à l’allumage, l'AI Mode de Google a enfin fait son apparition en Belgique. Comparable au modèle de recherche conversationnel de ChatGPT ou de Perplexity, ce déploiement sur un des domaines les plus puissants du paysage digital belge va très certainement faire progresser ce type de recherche dont la principale caractéristique est de fournir une réponse synthétique en lieu et place d’une liste de liens. Les utilisateurs se contentant généralement de cette réponse, ils ne cliquent plus sur les liens proposés ce qui impacte le trafic sur les sites web référencés.
Cette tendance a généré l’apparition d’un nouveau buzzword - le Zero-click - et mobilise responsables marketing, spécialistes du référencement et éditeurs.
L’enjeu pour les marques est aujourd’hui d’être présentes dans les réponses proposées par ces moteurs, ce qui nécessite de décoder le mode de fonctionnement des modèles de langages qui alimentent les réponses. D'où aussi une intense activité dans le domaine MarTech avec l’apparition d’outils de mesure de la visibilité des marques tant en Belgique - Rankshift, MentionLab, PingPrime ou Visibilie -, qu’au niveau international avec les initiatives de Kantar ou Ahrefs.
L’autre impact majeur est le trafic sur les sites des éditeurs qui font face à un dilemme, bloquer les scrappers des LLM pour protéger leurs contenus ou les ouvrir pour être référencés dans ces réponses synthétiques. Le blocage sauvegarde leur modèle d’abonnement payant mais menace leur trafic et donc les revenus publicitaires, second pilier de leur modèle économique. La solution se situera probablement dans une approche hybride telle que celle lancée par
Prisma Media.
La montée en puissance de ces nouveaux moteurs de recherche, en plus du changement de comportement des internautes qui privilégient d’autres plateformes telles que TikTok, Instagram, YouTube et autres Amazon, constituent un tournant majeur pour tous les acteurs du digital avec autant de menaces que d’opportunités.