Dans une tribune publiée dans le FT, Arthur Mensch, cofondateur et CEO de Mistral, appelle à la mise en place d’une « contribution obligatoire basée sur le chiffre d’affaires », payée par les entreprises commercialisant des modèles d’IA en Europe, pour alimenter un fonds destiné à soutenir la création culturelle.
Pour Audrey Herblin-Stoop, VP en charge des Affaires extérieures de Mistral, cette proposition est une première étape pour engager le dialogue avec les ayants-droits. Elle précise que cette contribution pourrait se situer entre 1% et 5% du chiffre d’affaires.
« En contrepartie, nous aurions une capacité d’entraînement de nos modèles en Europe sur le Web librement accessible et la sécurité juridique pour le faire », ajoute-t-elle, soulignant que cette contribution n’aurait pas vocation à remplacer ou empêcher les contrats entre fournisseurs de modèles et détenteurs de données.
Arthur Mensch insiste également sur la dimension concurrentielle de la mesure : il plaide pour qu’elle s’applique de la même manière aux fournisseurs basés à l’étranger, afin de garantir des conditions de concurrence équitables au sein du marché européen et s’assurer que les entreprises étrangères spécialisées dans l’IA contribuent également lorsqu’elles opèrent en Europe.