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Le Parlement européen veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Jeudi 27 Novembre 2025

Le Parlement européen veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans

Le 26 novembre dernier, à une très large majorité, les eurodéputés ont adopté un rapport non-législatif qui propose de fixer à 16 ans l’âge minimum harmonisé dans l’UE pour accéder aux réseaux sociaux, aux plateformes de partage de vidéos et aux "compagnons d’IA", tout en permettant l’accès des 13-16 ans avec le consentement parental. 
 
Exprimant leur profonde inquiétude face aux risques pour la santé physique et mentale auxquels les mineurs sont exposés en ligne, ils appellent à renforcer la protection contre les stratégies manipulatrices susceptibles d’accentuer la dépendance et de nuire à la capacité des enfants à se concentrer ou à interagir sainement avec les contenus numériques.
 
Soutenant les travaux de la CE sur le développement d’une application européenne de vérification de l’âge et du portefeuille européen d’identité numérique (eID), les eurodéputés insistent pour que les systèmes de confirmation de l’âge soient fiables et respectent la vie privée des mineurs. Ils ajoutent que ces systèmes ne dispensent pas les plateformes de leur responsabilité de veiller à ce que leurs produits soient sûrs et adaptés à l'âge dès leur conception.
 
Pour encourager le respect du règlement sur les services numériques (DSA) et des autres législations pertinentes, les députés suggèrent que les cadres supérieurs pourraient être tenus personnellement responsables en cas de non-respect grave et persistant, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs et la vérification de l’âge.
 
Selon les études citées dans le rapport, 97% des jeunes se connectent à internet chaque jour et 78% des 13 à 17 ans consultent leur appareil au moins une fois par heure. Dans le même temps, un mineur sur quatre présente un usage du smartphone qualifié de "problématique" ou "dysfonctionnel", c’est-à-dire assimilable à une dépendance.
 
Selon l’Eurobaromètre 2025, plus de 90% des Européens estiment qu’il est urgent d’agir pour protéger les enfants en ligne, notamment face à l’impact négatif des réseaux sociaux sur la santé mentale (93%), au cyberharcèlement (92%) et à la nécessité de limiter l’accès aux contenus inadaptés (92%).

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