Comment continuer à nourrir le monde… sans compromettre les bases mêmes du vivant ?
Le secteur agroalimentaire avance sur un fil. D’un côté, les crises systémiques s’intensifient : aléas climatiques, raréfaction de l’eau, volatilité des matières premières, tensions géopolitiques. De l’autre, les exigences sociétales et réglementaires montent en puissance – notamment sur les émissions indirectes (scope 3), la traçabilité, ou la transparence des filières. Résultat : toute la chaîne, du producteur au distributeur, se retrouve sous pression.
Et pourtant, c’est précisément dans ce contexte tendu qu’émerge une opportunité majeure : repenser en profondeur notre manière de produire, de coopérer et de créer de la valeur.
Une voie se dessine : celle de la régénération. Non plus seulement "faire moins mal", mais réparer, restaurer et régénérer les écosystèmes ainsi que les liens sociaux que l’on mobilise. C’est cette transformation profonde que propose l’économie régénérative.
Ce que cela change concrètement pour les entreprises agroalimentaires :
- Passer d’une logique de rendement maximum à une logique de résilience partagée sur les territoires.
- Considérer le sol, l’eau et la biodiversité comme des actifs vivants, et non comme de simples intrants.
- Sortir du rapport client-fournisseur pour créer des alliances durables avec les agriculteurs, distributeurs, coopératives…
- Intégrer les services écosystémiques dans les modèles économiques (carbone stocké, biodiversité protégée, eau préservée).
- Repenser ses chaînes de valeur à l’échelle territoriale, en mode systémique et collaboratif.
C’est exigeant. Mais c’est possible. Et déjà en route.
Vers une dynamique belge structurante
Dès janvier 2026, la CEC Belgium proposera un parcours de transformation à destination des entreprises belges désireuses d’explorer ce changement de cap. Ce programme, déjà expérimenté en France avec plus de 1.400 entreprises, repose sur :
- des sessions immersives mêlant contenus scientifiques, intelligence collective et partages d’expérience ;
- la construction d’une feuille de route à visée régénérative alignée avec les limites planétaires et les spécificités sectorielles ;
- une mise en réseau territoriale favorisant les coopérations locales.
Pour le secteur agroalimentaire, Wagralim, le pôle d’innovation wallon, s’est associé à la CEC Belgium pour accompagner l’atterrissage de cette démarche dans les réalités du terrain. Ensemble, ils souhaitent montrer que la régénération peut devenir une nouvelle norme de performance, à condition de construire collectivement des outils, des récits et des alliances adaptées.
Une invitation à la réflexion collective
Pour appuyer cette dynamique, Wagralim et la CEC Belgium organisent un webinaire (le 4 novembre de 11h30 à 12h30), spécifiquement destiné aux professionnels de la chaîne de valeur agroalimentaire.
Parmi les intervenants :
Pauline Maupu, des Prés Rient Bio, alumni de la CEC France, partagera un retour d’expérience sans filtre sur la transformation de son entreprise: gouvernance, coopérations filières et bénéfices stratégiques.
Antoine Helson, de la Maison Dandoy, expliquera pourquoi la célèbre biscuiterie bruxelloise a décidé de rejoindre le premier parcours CEC en Belgique, et comment elle compte aligner tradition artisanale et impact positif.
Parallèlement, des éclairages stratégiques de Wagralim, d’Eversaule et de la CEC Belgium viendront poser le cadre et les perspectives.
Ce webinaire propose un éclairage concret sur ce que pourrait être une voie régénérative belge, réaliste et ambitieuse, dans un secteur clé de notre économie.
Infos et inscriptions
ici.