Le Broadcaster Video On Demand, connu sous l’acronyme BVOD, désigne le déploiement des éditeurs locaux dans le domaine de la vidéo à la carte. Une option qui séduit évidemment les consommateurs: elle multiplexe les contenus disponibles et leur permet de consommer cette abondance à leur rythme dans la ligne du fameux acronyme ATAWADAC (Any Time Anywhere Any Device Any Content).
On le sait : l’outil TOVA développé sous l’impulsion du CIM permet aujourd’hui de consolider les performances de campagnes en télévision linéaire avec le BVOD. Celui-ci se décline en deux branches : le long et le court - "long form" et "short form". Le premier est évidemment celui dont l’expérience se rapproche le plus de la télévision. C’est aussi celui qui a été retenu dans nos graphiques de cette semaine, basés sur les dernières données disponibles, celles de mai dernier. Elles rapportent le potentiel d’audience nette des principales offres BVOD long form en perspective avec celui de la télévision linéaire.
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Au Nord comme au Sud, la puissance de cette dernière reste dominante. Même en consolidant l’ensemble de l’offre long form, on est encore loin du potentiel offert par la "bonne vieille" télévision. En vrai, l’offre publicitaire non linéaire possède trois atouts. Le premier concerne les profils socio-démographiques : du point de vue générationnel, de composition de famille, ou de statut socio-professionnel, l’offre BVOD score proportionnellement mieux là où la télévision présente une sélectivité plus faible. C’est en cela que la BVOD s’avère très complémentaire par rapport à sa grande sœur.
Un autre atout ne se trouve pas dans nos graphiques, mais il existe bien, et dans des données belges pour ne rien gâcher. Selon l’étude réalisée en 2022 par les spécialistes d'Amplified Intelligence pour le compte des régies audiovisuelles belges réunies au sein de VIA, le BVOD est ce qui réunit la plus forte proportion d’attention à la publicité lorsque comparé à la plateforme YouTube et même à la télévision linéaire. Laquelle ne se défend pas mal du tout. Ce qui évidemment mène à un "perfect match" : le reach large et une bonne dose d’attention pour la TV linéaire d’une part et, d’autre part, une sélectivité sur des profils moins couverts en linéaire, avec un boost d’attention. Avec le développement de la pub sur les plateformes BVOD, il est probable que la valeur d’attention que ces plateformes offrent puisse diminuer, conséquence d’une charge publicitaire plus importante. Mais un reach en croissance pourrait équilibrer l’équation.
Enfin, un environnement brand safe, exploité par des éditeurs locaux conscients de leur responsabilité éditoriale et dûment monitorés par les régulateurs locaux belges, constitue un dernier atout, et probablement pas le moindre.