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33 to Follow 2025 - le Who's who: Elien Slachmuylder (DPG Media)

Samedi 25 Avril 2026

33 to Follow 2025 - le Who's who: Elien Slachmuylder (DPG Media)

Avec nos collègues de Pub et The Media Leader, nous poursuivons la publication des interviews des lauréats de la promotion 2025 des 33 to Follow, une initiative de CommPass, en collaboration avec les précités et Media Marketing.

Retour chez DPG Media cette semaine, avec Elien Slachmuylder.
 
Pouvez-vous résumer brièvement votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui et décrire votre fonction actuelle ?

J’ai commencé il y a cinq ans chez PepsiCo, ma première expérience en sales et account management. J’ai ensuite quitté le secteur FMCG pour rejoindre DPG Media au poste de key account manager. Je peux y mettre à profit mon expérience commerciale, même s’il s’agit d’un univers totalement différent. Chez PepsiCo, je savais bien souvent à quoi ressemblerait la semaine, alors que chez DPG Media, chaque jour apporte son lot de surprises. Ici, tout change d’heure en heure, de semaine en semaine, en raison de l’évolution rapide du secteur et de l’énorme diversité des clients. 

Aujourd’hui, je suis l’interlocutrice attitrée de dentsu et de ses clients (et je m’occupe également de Mindshare pour le moment). J’aime participer à la réflexion sur la stratégie cross-média des annonceurs et des agences, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est de nouer avec eux des relations durables et de renforcer notre collaboration.

Quel a été le moment ou la réflexion qui vous a décidée à travailler dans le secteur marcom ?

J’ai pratiquement passé mon enfance dans les couloirs de l’ancienne Medialaan. Ma mère y a travaillé pendant 17 ans, et j’ai pu sentir de près la magie de l’entreprise et des studios de radio et de télévision. Je rêvais de moi aussi ‘faire comme elle’ quand je serais grande. Jeune adulte, j’ai pourtant voulu d’abord tracer ma propre voie dans le secteur FMCG. Mais quand un chasseur de têtes m’a contactée pour un poste chez DPG Media, ce simple coup de fil a tout changé. J’ai eu le sentiment que ‘c’était écrit’. Et cela s’est confirmé dès j’ai à nouveau franchi le seuil du bâtiment. Comme ma mère a décidé il y a des années de se mettre à son compte et qu’elle ne travaille plus chez DPG Media, je peux affirmer que je dois cette fonction à mes propres mérites et que j’ai été choisie pour mes qualités et ma personnalité, ce qui est très important pour moi.

Et pourquoi avoir choisi l’entreprise où vous travaillez actuellement ? 

Comme je l’ai dit, c’est le fruit du hasard, mais c’était inscrit dans le ciel. Si je devais me lancer dans les médias, ce devait être chez DPG Media. J’ai grandi avec ces marques extraordinaires et je reste leur ambassadrice la plus convaincue. Je trouverais très étrange d’avoir cette même expérience dans une autre régie média.

Si vous pouviez changer une seule règle du secteur, laquelle serait-ce ? Y a-t-il un mythe que vous aimeriez déconstruire ? 

Je changerais la façon dont nous définissons le succès. On se concentre encore trop souvent sur des KPI à court terme, comme l’audience et les clics. Cela alimente aussi le mythe selon lequel plus il y a d’audience, mieux c’est. En réalité, ce qui compte, c’est que cette audience soit pertinente : le bon message dans un contexte crédible. Qualité et confiance à long terme permettent d’obtenir de bien meilleurs résultats.

Quel mot ou concept de notre industrie vous déplaît le plus ? 

Le concept de CPM, car il est trop souvent utilisé hors contexte. Un faible CPM peut sembler attractif, mais il ne dit rien de l’attention suscitée ni de l’environnement. Tous les contacts n’ont pas la même valeur. Si l’on compare les CPM sur base de l’impact réel, le bilan est tout autre. Une attention de qualité sur les BVOD ne coûte souvent pas plus cher qu’ailleurs, mais la valeur obtenue est bien supérieure.

Quelle importance accordez-vous à la problématique/discussion sur les médias locaux par rapport aux médias internationaux ? 

C’est un débat crucial. Les médias locaux sont synonymes de confiance et de transparence. Si nous ne les protégeons pas, notre écosystème local risque de disparaître. Avec les plateformes mondiales, vous bénéficiez d’une large audience, mais les médias locaux vous offrent cette pertinence qui change la donne en termes d’impact.

Pensez-vous que notre secteur a un rôle social à jouer, indépendamment de son impact économique ? 

Ce rôle social est plus important que jamais, j’en suis convaincue. Nous servons d’ancrage dans un monde saturé d’informations parasites et d’algorithmes. Alors que les réseaux sociaux ont souvent tendance à cataloguer les gens, nous apportons fiabilité, contexte et nuance.

Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon professionnel des médias en 2026 ? 

Pour moi, tout est question de motivation et de volonté de créer du lien. Tout va de plus en plus vite, et ce n’est pas en restant passif qu’on change les choses, mais en les prenant en main. Je ne crois pas à la mentalité 9-to-5, mais à un engagement total. Je représente nos marques et d’après moi, c’est en entretenant de vraies relations qu’on obtient le plus d’impact. En 2026, un bon professionnel est un très bon technicien, mais surtout un rassembleur qui inspire les autres par son énergie positive.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? 

Cela peut sembler cliché, mais c’est sans nul doute ma mère et son magnifique parcours dans le secteur. Mes collègues aussi m’inspirent et m’apprennent beaucoup. Ma principale source d’inspiration, ce sont les conversations de la "vraie vie" et la réussite des personnes qui m’entourent.

Quelle est votre plus grande fierté professionnelle à ce jour ? 

Outre le fait de faire partie des 33 to Follow - une belle reconnaissance -, je suis fière de la rapidité de ma progression. J’ai commencé sans aucune expérience média, mais je me suis vraiment investie. Au bout de seulement sept mois, on m’a proposé le poste de key account manager. Cela m’a donné un énorme coup de boost et m’a confirmé que ma soif d’apprendre et mon énergie positive sont mes meilleurs atouts.

Où vous voyez-vous dans cinq ans et pourquoi ? 

J’ai les pieds bien sur terre, mais j’ai de l’ambition. J’espère surtout que durant ces cinq ans, je pourrai contribuer à l’épanouissement de mes collègues. Je souhaite continuer à faire la différence sur le plan commercial pour DPG Media, mais également faire profiter d’autres talents de mon expérience. J’aimerais être un mentor capable d’offrir les opportunités et la confiance dont j’ai moi-même si vite bénéficié. Je ne peux parler de réel succès que si mon enthousiasme aide les autres à repousser leurs limites. Me voir confier un poste de direction serait une belle étape dans cette passionnante carrière.

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