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33 to Follow 2025 - le Who's who: Selin Özçelikel (UM)

Dimanche 22 Mars 2026

33 to Follow 2025 - le Who's who: Selin Özçelikel (UM)

Avec nos collègues de Pub et The Media Leader, nous poursuivons la publication des interviews des lauréats de la promotion 2025 des 33 to Follow, une initiative de CommPass, en collaboration avec les précités et Media Marketing.
 
Cette semaine, direction UM, à la rencontre Selin Özçelikel, Account Manager.
 
Rappelez-nous brièvement votre parcours professionnel jusqu’ici et décrivez-nous vos fonctions actuelles ?
 
J’ai commencé mon parcours dans le secteur des médias assez tôt, comme stagiaire chez IPG Mediabrands. Après mes études, il était assez évident pour moi que je voulais continuer dans cet univers. J’ai donc tenté ma chance avec une candidature spontanée chez IP Belgium, où j’ai été engagée comme Junior Programmatic Account Manager. J’y ai appris les bases du programmatique, ainsi que le rôle de la régie dans la relation avec les agences médias et les annonceurs.
 
Lorsque Rossel et DPG Media ont repris IP, j’ai eu la chance de poursuivre mon rôle au sein des deux régies et de renforcer mon expertise digitale.
 
Après plusieurs années côté régie, j’avais envie de découvrir une autre facette du métier. J’ai donc rejoint l’agence média Mindshare, où j’ai eu l’opportunité de lancer et de gérer le département IO en tant que IO Lead, avant d’évoluer vers un rôle de Client Lead.
 
Aujourd’hui, j’ai rejoint UM, au sein du groupe Omnicom Media, en tant qu’Account Manager. D’une certaine manière, la boucle est bouclée puisque je suis revenue dans le groupe IPG Mediabrands, là où tout a commencé.
 
Quel a été le moment, le déclic qui vous a donné envie de travailler dans le secteur marcom et qu’est-ce qui a motivé le choix de l’entreprise pour laquelle vous travaillez actuellement ?
 

Très tôt, je savais que je voulais travailler dans le secteur des médias. Ma maman évolue dans cette industrie depuis de nombreuses années et a sans doute été ma première source d’inspiration. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à étudier le Communication Management à Erasmushogeschool Brussel. Pendant mes études et mes premières expériences professionnelles, cette intuition s’est rapidement confirmée.
 
Le choix de rejoindre UM s’est fait assez naturellement. J’y ai vu une belle opportunité de travailler sur l’un des plus grands clients du portefeuille, Colruyt Group, et surtout d’évoluer au sein d’une équipe composée de personnes très talentueuses, qui me permettent d’apprendre et de progresser chaque jour.
 
Si vous pouviez changer une règle du jeu dans le secteur, laquelle serait-ce ? Un mythe du secteur que vous aimeriez déconstruire ?
 

Un mythe que j’aimerais déconstruire est l’idée que la technologie et la data peuvent tout résoudre. Bien sûr, les outils et les données jouent aujourd’hui un rôle essentiel dans notre industrie, mais ils ne remplacent jamais l’expérience, la réflexion stratégique et la compréhension humaine des comportements.
 
Selon moi, les meilleures décisions médias naissent toujours de la combinaison entre data, expertise et intuition. La technologie doit rester un outil au service de la stratégie, et non l’inverse.
 
Le mot, le concept qui vous fatigue le plus dans notre industrie ?
 
Notre industrie adore créer de nouveaux concepts et de nouveaux termes, mais elle oublie parfois que derrière ces mots, les fondamentaux restent les mêmes : comprendre son audience et délivrer le bon message, au bon moment. L’innovation est essentielle, mais il est important de ne pas se laisser emporter uniquement par les tendances du moment.
 
Êtes-vous sensible au débat local vs global (parlant des médias) ?
 
Il serait difficile de ne pas y être sensible aujourd’hui. Faire partie d’un grand groupe international offre évidemment énormément d’opportunités : accès à des outils, des expertises et des perspectives globales très enrichissantes. Mais en Belgique, il est tout aussi essentiel de ne pas perdre de vue la dimension locale.
 
Notre marché est peut-être petit, mais il est extrêmement dynamique et proche de ses audiences. Une grande partie de notre activité repose sur des annonceurs locaux, et c’est justement ce qui rend notre écosystème si intéressant.
 
Estimez-vous que notre industrie a un rôle sociétal à jouer, au-delà de son impact économique ?
 
Oui, absolument. Les médias et la publicité ne se limitent pas à un impact économique. Ils participent aussi à la manière dont les marques s’expriment dans la société, soutiennent certains médias et influencent les conversations publiques.
 
En tant que professionnels du secteur, nous avons une responsabilité dans la manière dont nous utilisons ces plateformes : soutenir un écosystème média sain, promouvoir des contenus de qualité et contribuer à un environnement publicitaire plus responsable.
 
Selon vous, qu’est-ce qui fait un bon professionnel des médias en 2026 ?
 

Pour moi, il doit avant tout rester passionné, curieux et en apprentissage permanent.
 
Notre secteur évolue extrêmement vite : nouvelles technologies, nouveaux usages, nouvelles plateformes. Il est donc essentiel de garder un regard critique, de se remettre régulièrement en question et de rester ouvert aux changements.
 
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
 
J’ai la chance d’être entourée de plusieurs femmes très inspirantes dans ce secteur. Je pense notamment à Nathalie L’Hoir et Suzanne Stroobants, qui ont construit des parcours impressionnants dans l’industrie.
 
Mais ma première source d’inspiration reste sans aucun doute ma maman, Yildiz Ozcelik, qui m’a transmis très tôt cette passion pour les médias.
 
Votre plus grande fierté professionnelle à ce stade ?
 
Faire partie de la première édition des 33 to Follow est déjà une belle reconnaissance. Je suis également très fière d’avoir eu l’opportunité de lancer un département IO et d'avoir fait du management chez WPP relativement tôt dans ma carrière. Et aujourd’hui, travailler sur un client aussi important que le Colruyt Group est une grande source de motivation et de fierté.
 
Où vous voyez-vous dans cinq ans et pourquoi ?
 
Notre secteur évolue en permanence, et c’est justement ce qui le rend si passionnant. Mon objectif est de continuer à apprendre, à progresser et à contribuer à cet écosystème, tout en transmettant à mon tour et en faisant grandir les équipes autour de moi.

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