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33 to Follow 2025 - le Who's who: Jessica De Jaegere (Mindshare)

Dimanche 12 Avril 2026

33 to Follow 2025 - le Who's who: Jessica De Jaegere (Mindshare)

Suite de notre série d'interview consacrée aux lauréats de la cuvée 2025 de "33 to Follow", une initiative de CommPass, en collaboration avec Pub, The Media Leader et Media Marketing.
 
Cette semaine, c'est au tour de Jessica De Jaegere, Client Manager chez Mindshare.
 
Rappelez-nous brièvement votre parcours professionnel jusqu’ici et décrivez-nous vos fonctions actuelles ?
 
Grâce à mes études en marketing, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage au sein de l’agence média Space, où j’occupais la fonction de Junior Planner.  À l’issue de cette expérience, j’ai été engagée.
 
Au cours de mes six années chez Space, j’ai principalement évolué au sein du département planning, tout en ayant également l’occasion d’intégrer temporairement le département d’expertise en médias sociaux. Cette expérience en social media m’a permis de développer des compétences solides en digital, tout en confirmant mon intérêt marqué pour le contact client et le media planning.
 
Il y a près de deux ans, j’ai rejoint Mindshare en tant que Client Manager. Dans ce rôle, j’accompagne mes clients dans la définition de leurs stratégies médias, en identifiant les approches les plus pertinentes au regard de leurs objectifs et de leurs audiences. Je travaille ensuite en étroite collaboration avec les équipes internes afin de déployer ces recommandations sur les canaux média sélectionnés.
 
Quel a été le moment, le déclic qui vous a donné envie de travailler dans le secteur marcom et qu’est-ce qui a motivé le choix de l’entreprise pour laquelle vous travaillez actuellement ?
 
Au moment de choisir mon orientation à l’âge de 18 ans, j’hésitais entre trois domaines : le marketing, l’événementiel et le métier d’agent de voyage.
 
À la suite d’un stage en agence de voyage, j’ai constaté que ce secteur connaissait une transformation importante, avec une digitalisation croissante prenant progressivement le pas sur le conseil traditionnel et le contact client en agence. Cette expérience m’a amené à reconsidérer mon choix initial.
 
En parallèle, j’ai réalisé que le marketing était un domaine en pleine évolution, fortement porté par le digital qui n’impacte pas ici le contact client, et offrant également des passerelles avec l’événementiel. Cette combinaison d’aspects stratégiques, digitaux et créatifs m’a convaincue de m’orienter dans cette voie. Dès ma première année d’études, j’ai confirmé mon intérêt pour cette discipline.
 
Après six années au sein de ma première agence média, j’ai souhaité élargir mes perspectives en rejoignant Mindshare. Cette agence de WPP Media offrait un environnement riche en opportunités, notamment grâce à ses outils avancés et à son portefeuille de clients internationaux.
 
Aujourd’hui, j’ai l’opportunité de collaborer avec des marques inspirantes, pour lesquelles nous développons des projets à forte valeur ajoutée. Ces initiatives dépassent le cadre des médias traditionnels tels que la télévision ou l’out-of-home, et intègrent une approche globale de la communication, incluant le retail media, les stratégies d’influence ainsi que le développement d’événements.
 
Le mot, le concept qui vous fatigue le plus dans notre industrie ?
 
Mon entourage résume parfois mon métier de manière simplifiée, en l’associant aux publicités intrusives. Cette perception reflète une vision encore répandue du marketing, que je souhaite contribuer à faire évoluer.
 
Aujourd’hui, le marketing ne se limite plus à des démarches intrusives ou à des formats publicitaires perçus comme contraignants. Il s’agit avant tout de créer des expériences client pertinentes et engageantes.
 
En tant que marketers, nous avons la responsabilité de concevoir des actions qui apportent une réelle valeur ajoutée aux consommateurs. L’objectif est de proposer des initiatives utiles, qualitatives et respectueuses, plutôt que des prises de parole perçues comme invasives ou irritantes.
 
Êtes-vous sensible au débat local vs global ? 
 
Il est essentiel, selon moi, de soutenir et de valoriser les médias locaux. En y investissant, nous contribuons directement à leur développement et, plus largement, à la vitalité de notre écosystème médiatique local.
 
En Belgique, nous avons la chance de disposer de médias locaux proposant des contenus de qualité et bénéficiant d’audiences solides, y compris en comparaison avec certains acteurs globaux.
 
Si les agences et les annonceurs ont un rôle clé à jouer en adoptant une approche locale, il est tout aussi important que les consommateurs continuent à privilégier ces médias. En tant que marketers, nous devons en effet suivre les usages de nos audiences afin de garantir la pertinence et la visibilité de nos stratégies.
 
Estimez-vous que notre industrie ait un rôle sociétal à jouer, au-delà de son impact économique ? 
 
Je suis convaincue que notre secteur, à l’instar de nombreux autres, a aujourd’hui un rôle sociétal important à jouer.
 
Le marketing a souvent fait l’objet de critiques, notamment en raison de son impact parfois perçu comme négatif sur les comportements de consommation. Il est fréquemment reproché à notre industrie d’inciter les individus à acheter des produits dont ils n’ont pas nécessairement besoin.
                                
Toutefois, je suis persuadée qu’en intégrant une véritable dimension sociétale à nos pratiques, nous avons l’opportunité de contribuer positivement à la société. En adoptant une approche plus responsable et engagée, notre secteur peut non seulement participer à des évolutions sociétales bénéfiques, mais également améliorer son image et renforcer sa légitimité auprès du grand public.
 
Selon vous, qu’est-ce qui fait un bon professionnel des médias en 2026 ?
 
En 2026, un bon professionnel des médias est avant tout une personne capable d’évoluer avec son temps. Le paysage médiatique étant en constante mutation, il est essentiel de rester en veille permanente afin d’anticiper les tendances, s’adapter aux évolutions du marché et proposer des approches différenciantes.
 
Votre plus grande fierté professionnelle à ce stade ?
 
En tant que jeune professionnelle, trouver ma place dans un rôle en contact direct avec les clients a représenté un véritable défi. En début de carrière, j’ai souvent dû faire mes preuves, en faisant face à des remarques telles que : « Vous avez le même âge que ma fille » ou encore « À votre âge, je ne travaillais même pas ». Ces situations m’ont poussée à prouver ma valeur à travers mon engagement, mon professionnalisme et les résultats obtenus.
 
Aujourd’hui, après plus de sept années d’expérience en tant que Client Manager, la satisfaction client reste au cœur de mon travail. J’ai régulièrement reçu des retours positifs sur ma capacité à instaurer des relations de confiance et de collaboration, ainsi qu’à démontrer que la jeunesse peut être synonyme à la fois d’efficacité et de regard neuf.
 

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