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La semaine vue par... Jan Dejonghe (Publicis)

Dimanche 7 Décembre 2025

La semaine vue par... Jan Dejonghe (Publicis)

Dans cette rubrique, nous tendons le micro à celles et ceux qui ont récemment occupé le devant de la scène pour partager ce qui a retenu leur attention dans les médias ces derniers jours.
 
Cette semaine, c’est au tour de Jan Dejonghe, ECD de Publicis Groupe Belgium et cofondateur de Vibes, le nouveau magazine qui ne veut diffuser que des nouvelles positives.

 
« Ce fut encore une semaine intense, au travail comme en dehors. Heureusement, mes enfants sont maintenant grands assez pour que je puisse consacrer mon temps libre à des projets parallèles comme Vibes. Pour être honnête, je n’ai donc pas eu énormément de temps pour observer ce qui se passait autour de moi ou suivre l’actualité de près. 
 
Mais l’événement le plus marquant de la semaine, depuis ma chaise chez Publicis, est sans doute la vidéo qui est apparue un peu partout pour célébrer le centenaire de l’agence. Avec une assurance presque américaine, elle retrace l’histoire de notre fondateur, Marcel Bleustein-Blanchet. Et à juste titre : Publicis est l’un des seuls réseaux capables de rivaliser avec les géants américains. Remarquable : le rôle de Marcel est interprété par le lion qui incarne Publicis – un peu à l’instar de Robbie Williams, qui dans "Better Man", est joué par un singe. Dans ledit spot, l’histoire de Publicis est magnifiquement racontée, et l’IA y occupe une place importante. Pour nous, c’est tout à fait logique : nous avons vraiment le sentiment que Publicis fait figure de pionnier dans ce domaine. La vidéo est liée à un documentaire de 35 minutes. Passionnant, que ce soit pour les collaborateurs du monde entier ou pour quiconque travaille – ou veut travailler – dans le secteur. 
 
En parlant de collègues, je suis très heureux de l’arrivée de notre nouveau Directeur Créatif, Jo d’Oultremont. Il n’a pas manqué son entrée, avec une première magnifique campagne de Noël pour Orange, visible partout à partir de ce week-end. 
 
La semaine dernière, dans cette rubrique, Sara Jane (Deputter, Directrice marcom de Vlaamse Overheid, ndlr.) évoquait le choix de ses quatre agences attitrées pour les années à venir. Publicis est désormais l’un de ces nouveaux partenaires créatifs. Nous avons directement attaqué les premières campagnes pour 2026. Des thématiques très inspirantes. 
 
En dehors du travail, j’ai une fois de plus été frappé par la polarisation dans les médias et dans la société. Les exemples ne manquent pas. Combien de déclarations virulentes a-t-on entendues sur le gouvernement et sur le temps qu’il a mis pour boucler l’accord budgétaire ? Tant qu’il n’y avait pas d’accord, c’était le drame. Et une fois l’accord conclu, il a été descendu en flammes. Imaginez un instant qu’il n’y en ait pas eu, et que nous nous retrouvions dans un scénario à la bruxelloise… Là, oui, on pourrait commencer à se montrer négatif. Même si tout n’était pas parfait et qu’ils auraient pu aller plus vite, ils ont fait leur travail. Cela mérite d’être souligné. 
 
On accorde bien trop d’attention à ce type de négativité. Prenez Marco Borsato, dont le procès a été rejoué dix fois dans les médias - surtout néerlandais – alors qu’il a été acquitté. Ou Trump, qui réussit chaque jour à monopoliser l’actualité. Et qu’a-t-il réellement accompli pour les Américains ou pour le monde, à part tenir des discours musclés ? La question contient déjà la réponse. 
 
Et cela m’amène tout naturellement au lancement de Vibes, cette semaine également, après un an de préparation intensive, avec mon partenaire Klaas Olbrechts. Après Vibes sur Instagram et Vibes en ligne, voici maintenant la version papier. On dit que les lecteurs cliquent surtout sur les mauvaises nouvelles et que personne ne lit plus la presse print. Et nous, que faisons-nous ? Nous choisissons résolument un magazine de nouvelles radicalement positives, sur papier. En réinventant bien sûr le concept, la forme, le ton, le style. Et manifestement, le sujet est plus que d’actualité : face à l'infobésité, à la surabondance de négativité et de fake news, nous pensons qu’il y a une vraie nécessité. À l’étranger, ce type d’initiatives connaît déjà du succès. Et lorsque vous vous retrouvez à la table de Gert, en interview à la radio ou dans les journaux, vous savez que vous touchez quelque chose de pertinent. 
 
Nous avons beaucoup de projets, notamment l’envie d’expérimenter avec de nouveaux formats et des combinaisons entre digital et papier. Et le plus agréable, c’est que plusieurs partenaires ont déjà choisi de s’engager avec nous dans cette aventure. »

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