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INTELLIGENCE

Seen from Space - CIM BPS 2026 : retour sur les métriques "engagement"

Vendredi 23 Octobre 2026

Seen from Space - CIM BPS 2026 : retour sur les métriques

A côté de l’exposition déclarée, le fameux "lu, parcouru, feuilleté", le protocole de la toute récente étude CIM Publishing comporte également des questions qui s’essayent à qualifier cette exposition. Quelque chose qu’on pourrait voir comme un proxy pour l’engagement, ou si l'on préfère l’expérience de lecture, même si la mesure n’est pas très précise. 

Le tout se décline en deux temps. Le premier concerne la proportion lue "en général", avec les modalités suivantes : « [vous lisez] le numéro complet », « la plupart des articles, je feuillette les autres pages »,  « un ou quelques articles, je feuillette le reste », « un ou quelques articles, je ne feuillette pas le reste » et « je feuillette le numéro sans vraiment le lire ». Le second s’intéresse aux reprises en main : « en combien de fois lisez- vous la version papier 'édition digitale (p.ex. pdf,…) d'un même numéro » avec des options allant de « en une fois » à « en 5 fois et plus ». 

Notre approche a consisté à établir une moyenne des deux indicateurs dans l’audience dernière période de chacun des titres individuels ou combinaisons à leur niveau le plus individualisé possible. Moyennes établies sur les audiences print+replica. Pour la proportion lue, chacune des modalités a fait l’objet d’une pondération : par exemple 100%  pour le numéro complet, 75%  pour « la plupart des articles, je feuillette les autres pages », etc. 
Nos graphiques illustrent les résultats de ces opérations. Avec des données établies par langue, par type de publication : journaux vs magazines, par périodicité, et également en faisant la distinction entre titres payants et gratuits (comme les suppléments de quotidiens par exemple). 

Au final, on obtient des résultats finalement peu discriminants, surtout en ce qui concerne la proportion lue. Avec des moyennes réparties entre 58% et moins de 63% selon les cas, les marges sont assez faibles. Il y a bien sûr des extrêmes : les proportions lues sont ici de moins de 52% pour le minimum et de l’ordre de 72% pour le maximum. C’est donc une métrique qui gagne à être examinée titre par titre. 

On notera néanmoins que la proportion de lecture moyenne la plus faible concerne les titres mensuels et plus , mais que ces mêmes titres ont aussi le nombre le plus élevé de reprises en main : l’intervalle long de publication permet des retours plus fréquents aux contenus et en contrepartie des sessions de lecture plus courtes. Quant aux journaux, à périodicité généralement quotidienne, le nombre moyen de reprises en main est le plus faible : pas de surprise, car le titre d’aujourd’hui sera obsolète dès demain. Au final, si on combine les deux notions, la profondeur de lecture est la plus élevée pour les titres de la presse hebdomadaire (proportion lue importante, combinée avec une reprise en main raisonnablement fréquente) et la plus "faible" pour la presse quotidienne (normal, vu son caractère éphémère) ainsi que pour les titres gratuits, qui semblent eux faire l’objet d’un moindre attachement. 

Ceci étant, cette approche de l’engagement est assez sommaire et gagnerait à être établie sur base de questions un peu plus spécifiques.

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