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INTELLIGENCE

Seen from Space - Consommation d'info : avantage aux canaux directs

Dimanche 18 Octobre 2026

Seen from Space - Consommation d'info : avantage aux canaux directs

Publié il y a juste un mois, le News Report 2026 du régulateur britannique Ofcom est une mine d’information et de données. Bien sûr on parle des comportements de nos voisins, pas des nôtres. Et le focus est sur la consommation d’actualités, pas des médias en général. Ceci étant, on est quand même en présence des résultats d’une vaste et ambitieuse étude (près de 5.400 interviews, dont 31% encore réalisées en face-à-face), sur un aspect important de la consommation média dans un pays développé proche du nôtre. Et cette enquête très qualitative part d’un contenu, pas de médias isolés. On parle donc de l’information quelle que soit la plateforme, pas de "silos" séparés. 
On apprend ainsi que le supplément d’audience apporté par la présence en ligne peut varier d’un média à l’autre : relativement faible pour la TV (+4% en relatif si on ajoute la VOD au broadcast), mais plus substantiel pour la radio (+10%) et pour le publishing (+15% en relatif). 

Toujours en ligne, l’intelligence artificielle est bien installée chez un individu sur cinq au Royaume-Uni. 21% d’utilisateurs mensuels parmi les 16 ans et plus, mais cette valeur culmine à 37% - plus d’une personne sur trois - dans le segment des 25-34 ans, et 29% dans le groupe social le plus favorisé. 

Autre information : dans le menu informationnel des Britanniques, les médias traditionnels - presse, radio et télévision - représentent 48% du temps total de consommation journalier. Ce qui fait à peu près jeu égal avec le digital. Digital qui est, quant à lui, très diversifié. En temps de consommation, il représente 48% du total des 72 minutes quotidiennes de consommation d’info. Et même 52% si on ajoute les podcasts. Mais une grande partie des accès online est médiatisé par ce que l’Ofcom appelle des « intermédiaires en ligne », dont l’ensemble représente 37% du temps passé à s’informer. L’accès direct aux sites ou applications des éditeurs de news ne représente qu’une faible partie du total. 

Consolation ou non pour ces éditeurs : de fortes proportions de consommateurs leur attribuent l’origine des informations qu’ils ont consommées via les médias sociaux ou via YouTube. Autre consolation possible : il y a une différence marquée en termes de confiance entre les « intermédiaires en ligne » et les canaux directs. Tout ce qui provient en direct des éditeurs - télévision, radio, presse en ligne ou sur papier - bénéficie d’un large bonus de confiance.

Là où le rapport Ofcom marque aussi un point, c’est sur le nombre de sources utilisées pour s’informer. Sur un mois moyen l’ensemble des Britanniques consulte environ 12 titres ou sources différentes. Mais ce qui frappe c’est l’éclectisme des jeunes adultes : près de 18 sources différentes pour les 25-34 et plus de 16 entre 35 et 44 ans. On peut parler ici de "génération média" dont les sources sont diversifiées et comprennent encore de bonnes doses de médias offline, contrairement aux idées reçues.

Au-delà de la simple exposition, la valeur de confiance attribuée aux médias "directs", par rapport aux "intermédiaires", constitue un enseignement intéressant pour les marques. C’est d’ailleurs sur ce plan qu’argumentent aujourd’hui les éditeurs de contenus (pas seulement de contenus d’information) : un support de confiance offre un contexte plus favorable à la publicité. Un argument que certaines études viennent appuyer.

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