Nl

MEDIA

Horodatage : toujours pas de fumée blanche

Mardi 27 Janvier 2026

Horodatage : toujours pas de fumée blanche

C'est un dossier passablement complexe qui impacte en ce moment tous les acteurs du marché TV local. On parle évidemment des ratés à l'allumage du nouveau contrat horodatage confié à GfK (et NeuroMedia) en lieu et place de Nielsen. 
 
Comme le soulignait le CIM en septembre dernier, dans son communiqué évoquant ce changement de fournisseur, « l'horodatage est un élément important de la mesure de l'audience de la télévision. Il permet en effet le codage des programmes télévisés et des publicités à la télévision, afin que l'audience puisse être attribuée au bon contenu ». 
 
Le fait est que depuis le début de l’année, ces données ne sont plus disponibles, pour diverses raisons : d’aucuns estiment que l’institut a sous-évalué l’ampleur du travail et parlent d’un dysfonctionnement général dans le processus : « Sans jeter l’opprobre sur qui que ce soit, on peut se demander pourquoi le CIM n’a pas prévu une période transition plus longue, et pourquoi GfK n’a pas effectué un dry run digne de ce nom », résume l’un de nos interlocuteurs. 
 
Quoi qu’il en soit, le résultat est là : les diffuseurs naviguent à vue et le marché publicitaire ne dispose plus des audiences spot à spot. 
 
Avec pour conséquences que les agences médias ne peuvent plus optimiser les campagnes et que les régies risquent de devoir reporter les éventuelles compensations liées aux achats GRP garantis… Avec aussi une double peine pour les acheteurs TV : il se dit que certains clients profitent abusivement de la situation pour remettre en cause leurs fees pour ces premières semaines d’une année 2026 qui commence bien mal pour le secteur.  
 
Selon nos informations, le Conseil d’administration du CIM, réuni ce 27 janvier, a acté cette situation totalement inédite. Même si son Bureau assure avoir pris les choses en main et promet une solution à court terme, la crispation est telle que certains évoquent la possibilité que les agences médias refusent de payer les factures des régies pour ce mois de janvier. Bien que légalement sujette à caution, cette posture risque d’envenimer encore les débats. 
 

Archive / MEDIA