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INTELLIGENCE

Seen from Space - Podcasts : IP parle d'une voix originale

Vendredi 2 Juillet 2021

Seen from Space - Podcasts : IP parle d'une voix originale

Les podcasts... On en parle beaucoup comme d'une tendance lourde dans l'évolution de la consommation des médias. Avec des informations de pénétration souvent très générales et régulièrement contradictoires. L'Audio Observer 2021 d'IP s'intéresse aussi très logiquement aux podcasts, mais se démarque nettement des autres sources. Pour trois raisons. D'abord, parce qu'avec une notion d'audience journalière "daily reach", la donnée fournie est beaucoup plus pertinente qu'une notion de consommation "au cours des derniers mois", beaucoup plus vague. Ensuite, parce que l'étude renseigne sur les lieux de consommation : les podcasts sont plutôt consommés en out-of-home, au sport ou dans les transports en commun. Enfin parce que c'est la première fois en Belgique qu'on parle non seulement de pénétration du podcast, mais aussi du temps d'écoute. 
C'est ainsi qu'on apprend que la durée de consommation est de l'ordre d'une heure et demie, avec des variations suivant les segments de population : au minimum une heure par jour, au maximum deux, chez les consommateurs de podcasts. L'information sur les profils recoupe assez bien ce qu'on savait du phénomène : plus répandu chez les francophones que chez les Flamands, plutôt masculin (surtout en Flandre), très centré sur les 18-44 ans avec une pénétration encore plus forte sur les 25-34 ans. 

Ce qui était moins attendu est une sélectivité plus marquée sur la moitié moins favorisée de la population 18-64 ans : les groupes sociaux 5 à 8. L'Audio Observer fait une distinction entre podcasts originaux et ceux qui reprennent en replay des programmes existants, mais ces deux genres présentent à vrai dire des différences minimes en termes de consommation. Et aussi une forte duplication entre eux : au niveau national, podcasts originaux et replay sont consommés au quotidien chacun par environ 12% de la population 18-64 ans. En net, la combinaison des deux est inférieure à 15% (14,7) : il y a donc peu de consommateurs exclusifs d'un genre par rapport à l'autre. Pour rappel, l'étude a été menée en avril dernier auprès d'un échantillon de 2.500 individus âgés entre 18 et 64 ans, et a balayé l'ensemble du spectre audio, de la radio FM/DAB à la musique enregistrée, en passant par le streaming.

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