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Edouard Meier : "C'est également le rôle et la mission de Creatis d'accélérer l'échec"

Samedi 24 Mars 2018


Edouard Meier :
Il y a un an, Creatis inaugurait avec ING Belgique et KissKissBankBank, le premier incubateur d’entreprises belges dédié aux industries culturelles et créatives. Aujourd’hui, la structure entame sa deuxième saison. Interview de son Directeur, Edouard Meier.
 
Quel bilan tirez-vous de la 1ère saison de Creatis en Belgique ?
 
C'est un bilan extrêmement positif. Tout d'abord, parce que nous nous sommes aperçus que nous répondions à un vrai besoin. Et plus précisément qu'il y avait en Belgique tout un vivier d'entrepreneurs dans le secteur de la culture qui ne se reconnaissaient pas dans les offres disponibles, parce qu'elles ne répondaient pas à leurs spécificités. Le monde de la culture n'a rien avoir avec celui du business. Il a des besoins particuliers auxquels il fallait répondre. A commencer par la réalité que, la plupart du temps, les entrepreneurs dans le secteur de la culture sont plus intéressés par le fait de pérenniser leur projet, arriver à l'équilibre, que par gagner de l'argent. Ils n'ont pas du tout le réflexe commercial et, jusqu'à Creatis, très peu d'offres répondaient à ce besoin spécifique.
 
Ensuite, l'autre source de satisfaction, c'est que nous avons eu énormément de retours très positifs, et ce aussi bien de la part du secteur que des entreprises incubées, qui toutes se disent réellement heureuses d'avoir fait et pour certaines de faire encore partie d'un programme qui les accompagne dans leurs démarches d'entreprenariat, et surtout de pouvoir le faire ensemble. Pour moi, c'est le succès numéro 1 de cette aventure : toutes les entreprise de la première saison ont créé des collaborations entre elles. Parfois, simplement pour se soutenir sur des points de support technique ou logistique, mais, parfois aussi, pour répondre ensemble à des appels à projets. Nous les avions notamment choisies pour leur complémentarité et nous avons pu constater que ça a fonctionné. C'est très gratifiant et motivant pour la suite.
 
Quid du partenariat avec ING ?
 
Impeccable également ! ING a compris ce que nous voulions faire, notre objectif, et a vraiment joué le jeu pour nous aider à l'atteindre. En parallèle, ou plutôt en collaboration avec les mentors, qui ont accompagné chaque entreprise, le département Innovation Banking d'ING, qui est spécialisé dans l'accompagnement des startups, a parfaitement joué son rôle de facilitateur.
 
Bref, nous sommes très heureux de la collaboration avec ING et je crois savoir que c'est réciproque.
 
Pointez-vous des différences notables entre la France et la Belgique ? Lesquelles ?
 
La plus notable, c'est évidemment la taille. En Belgique, il y a forcément moins d'entreprises et elles sont plus petites.
 
Ensuite, il y a la notion de temps. Le programme français a été lancé il y a cinq ans déjà. Il faut donc laisser le temps au belge de construire une base d'entreprises solide. Ce qui est en bonne voie, puisque nous constatons également que les entreprises candidates pour la saison 2 sont déjà un petit peu plus professionnelles que celles intéressées en saison 1.
 
Enfin, la différence fondamentale entre les deux pays, c'est qu'en France, quand nous avons commencé, il existait déjà de réelles possibilités de réussir cette transition d'un entrepreneur culturel novice vers un entrepreneur culturel qui a réussi à développer un projet viable, qui fonctionne. En Belgique, pour ainsi dire, nous avons dû initier ce mouvement. Ce qui s'est notamment traduit par, quelques mois après le lancement de Creatis Belgique, la création par la Région d'un cluster d'accompagnement des entreprises du secteur du tourisme et de la culture. Ce n'est donc pas uniquement nous, mais l'ensemble du secteur qui commence seulement à se structurer en Belgique.
 
"50% des entreprises incubées restent dans Creatis en saison 2"…
 
Cela s'est fait très naturellement et organiquement. Nous n'avions aucun ratio en tête. Il y avait simplement d'un côté les entreprises qui quittaient le programme parce qu'elles avaient réussi, et, de l'autre, celles qui partaient parce qu'elles avaient échoué. Par chance, dix entreprises avaient encore besoin d'un accompagnement ou la nécessité de relever quelques challenges au sein de Creatis. Je dis "par chance" parce que je trouve que la moitié est un excellent ratio. Cela nous permet de garder une certaine forme de culture d'entreprise, que je trouve extrêmement importante, parce que cela facilite et accélère le processus. Les nouvelles entreprises qui débarquent comprennent immédiatement où elles sont, ainsi que toutes les possibilités qui s'offrent à elles.
 
Combien d'entreprises ont rencontré un échec en saison 1 ?
 
2 sur 20. Et plus précisément, un vrai échec et un demi-échec. Le premier concerne une entreprise qui n'a tout simplement pas trouvé de business model, n'a pas réussi à se développer commercialement, ce qui l'a forcée à se réorienter vers d'autres projet.
 
Idem pour le second, mais à la différence que, pour le coup, c'est une entreprise qui peut tourner sans dépenser trop d'énergie. Elle a donc été mise entre parenthèses en attendant de nouvelles opportunités de la développer.
 
C'est également le rôle et la mission de Creatis d'accélérer l'échec. Cela fait partie intégrante d'une bonne incubation d'aller vite dans le mur, afin de pouvoir plus rapidement et facilement rebondir, faire autre chose, trouver d'autres solutions de pivoter…
 
Parlons des réussites…
 
Il y en a une très belle ! Je pense à Nationa(a)l, qui, au départ, était une sorte de pop-up store dédié à la création, et qui, au final, grâce à l'aide du programme et de ses mentors, s'est transformé en studio graphique, baptisé Studio Gondo et surtout incorporé au groupe VO…
 
D-Side Group et Caviar.tv rejoignent le programme en tant que mentors. Quel sera l'apport de chacun ?
 
La première année, nous nous sommes aperçus que les partenaires intéressants pour un programme tel que Creatis, ne sont pas uniquement les plus impressionnants en termes de volume d'affaires. Attention ING et Google sont des partenaires très importants et incontournables, mais, à côté, il faut aussi des partenaires intermédiaires, et plus précisément de très belles entreprises également, mais davantage à taille humaine. C'est-à-dire des entreprises dont le management est encore accessible, pour aider les startups à atteindre les horizons qu'elles se sont fixés.
 
C'est le cas de D-Side Group et Caviar.tv, avec qui nous sommes en contact très régulièrement pour faire en sorte qu'elles consomment les services de nos entreprises.
 
Comment la saison 2 s'annonce-t-elle ?
 
Très bien ! Nous avons bouclé la sélection des entreprises. Elles sont au nombre de 20, soit les 10 restantes de la saison 1 auxquelles s’ajoutent dix nouvelles. Cela s'est fait très facilement, sans vraiment de campagne de recrutement. Les entreprises convaincues en ont parlé à d'autres, tout simplement. Ce qui fait de la saison 2 davantage une prolongation qu'un reboot de la saison 1…



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