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Alex Thoré : "Le Congrès 2020 de BAM, c'est le Netflix de l'inspiration et de la formation marketing"

Dimanche 11 Octobre 2020

Alex Thoré :

Comme la plupart des grands pow-wow associatifs, BAM va également nous proposer son Congrès en mode "digital first". Cette décision déjà prise en mars, au tout début de la crise, a permis aux organisateurs de peaufiner leur projet jusque dans les moindres détails, comme nous l'explique Alex Thoré, le très motivé président du Congrès. 

Manifestement, ce rôle lui tient à coeur, même si le fondateur de Magis Company et co-fondateur de Buda Agency reconnaît qu'il ne compte plus ses heures : « Comment voulez-vous qu'il en soit autrement quand on est passionné par le marketing ? », nous dit-il. On pourrait ajouter « et par la numérisation ». Connaissant le tropisme d'Alex Thoré pour la transformation digitale, sans doute était-il le candidat rêvé pour organiser ce congrès de six jours forcément pas comme les autres, qui se tiendra donc en ligne entre le 28 novembre et le 4 décembre.

Pouvez-vous tout d'abord nous rappeler la genèse de ce congrès "digital first" ? 

Fin mars, au tout début du lockdown, le board de BAM s'est réuni : « Que fait-on pour le Congrès ? », s'est-on demandé. On aurait pu spéculer des heures autour de cette question dans le contexte naissant du Corona... Pour moi, la réponse la plus appropriée à une problématique jamais vue, c'est de gérer les incertitudes en créant ses propres certitudes (Thoré est un punchliner né, ndlr.) C'était ma recommandation, le message que j'ai fait passer : on ignore si l'on pourra organiser un congrès physique ; en revanche, nous sommes tout à fait capables de mettre en place le premier congrès digital first. 

Cette idée a eu le soutien unanime du board. Dès la fin mars, nous avons décidé de construire quelque chose de tout à fait nouveau qui ne soit pas un dérivé digital du physique, une resucée du congrès tel qu'il avait été organisé ces 38 dernières années. 

Nous sommes partis d'une page blanche pour trouver le bon concept : lorsqu'on parle de digital et de contenu, le nom de Netflix n'est jamais loin, l'idée a dès lors très vite été de positionner et construire le Congrès 2020 comme le Netflix de l'inspiration et de la formation marketing. 

Comme sur Netflix, nous avons eu l'idée d'un programme inspiré du concept des séries. Au moment de leur release, les séries sont disponibles sur la plateforme pendant un temps donné. Nous avons appliqué le même principe : après leur diffusion, les contenus du congrès resteront disponibles en ligne pendant trois mois. 

Nous avons ajouté à cette formule des ingrédients propres aux sorties de films : des interviews, des chats avec les orateurs... Tout cela pour donner de la valeur ajoutée aux livestreams, sachant, je le répète, que tous les contenus resteront disponibles à l'inspiration pendant trois mois. 

La plateforme devient aussi une plateforme de formation. Qui plus est, à un prix tout fait démocratique de 139 euros pour le tarif de base (vs 800 euros pour le congrès physique classique, ndlr.). 

Trois mois de replay, ce ne sera pas du luxe pour absorber un line-up de quelque 80 orateurs...

En effet. Nous poursuivons sur la lancée du concept à la carte introduit en 2019. Mais le niveau sera encore plus élevé. Le contenu pourrait même être supérieur à celui d'une formation universitaire actuelle en marketing et en commerce : en ces temps troublés, cet événement est une véritable aubaine pour les marketers, mais aussi plus largement pour tous les entrepreneurs et les dirigeants d'entreprise. 

Pour rester dans l'univers Netflix, les thèmes abordés sont classés en catégories, en tracks ou "series". Nous avons trois grands blocs. Il y a tout d'abord les key notes series, nos blockbusters, avec six sessions : Thierry Geerts (Google) et Johnny Thijs (Electrabel) nous donneront leur vision sur l'avenir ; John Porter (Telenet), Guillaume Boutin (Proximus) et Christian Van Thillo (DPG Media) nous parleront des évolutions dans le marketing media et les organisations ; Srinivas Rao ("Audience One" et "Unmistakable") discutera avec notre nouveau Premier ministre Alexander de Croo de la gestion de la crise ; Jodie Jackson ("You are what your read") nous dira comment nous pouvons déterminer la perception du marketing de demain ; Douglas Rushkoff ("Team Human") et le serial entrepreneur Marcello Palazzi évoqueront notre rôle sociétal en tant que marketer ; et enfin, Rachel Botsman ("Who can you trust ?") nous parlera de cette notion capitale qu'est la confiance. 

Il y a ensuite les Meaningful Marketing Series, avec là aussi six débats consacrés aux six piliers du Meaningful Marketing Framework de BAM - Purpose, Shared Value, Holistic, Trust, Personal et Collaboration - et enfin, les Industry & Thematic series avec huit débats sur le retail, l'entreprenariat, la compréhension du consommateur, l'innovation, la disruption, l'intelligence artificielle et le mix entre médias classiques et digitaux. 

Ce qu'il y a aussi de nouveau, et c'est à souligner, c'est qu'à côté des grands noms du monde de l'entreprise, nous avons voulu une forte présence d'entrepreneurs belges, de dirigeants de start-ups. Le Congrès devient dès lors encore plus pertinent pour les PME. 

Pratiquement, comment les contenus seront-ils proposés ?

Tous les contenus seront pré-enregistrés ; chaque session dure 25' avec des panels et des Q&A que j'animerai à la fin de chaque session live et, pour les orateurs disponibles, des possibilités de chat avec les participants. Les moments de "release" s'étaleront sur six jours. Pour tout mettre en boîte, nous prévoyons 10 jours de tournage. Pour la production, nous avons obtenu l'aide de Proximus. Avec là aussi une innovation puisque Proximus va offrir l'accès à la plateforme à 300 de ses clients PME. C'est la première fois qu'une offre congrès s'intègre dans une offre télécom. 

Quid du budget ? 

Le business model de ce type d''événement est évidemment très différent d'un congrès physique. Globalement, on peut estimer que le coût total sera divisé par deux, mais dans le même temps - et cela faisait partie de l'équation dès le départ, c'était la volonté de BAM - les frais de participation ont été divisés par quatre. Très honnêtement, je n'ai jamais vu une telle offre à un prix aussi avantageux. 

Vous tablez sur combien de participants ?

J'ai évidemment un chiffre en tête, mais par superstition, permettez-moi de le taire pour l'instant (sourire).

Un dernier mot ?

Je voudrais insister sur le bel équilibre en termes de représentation des sexes parmi les orateurs : nous comptons plus de 40% de femmes, et si j'en crois Isabelle Verstraete, la présidente de BMA FAM, c'est un pourcentage jamais vu dans notre industrie, que ce soit en Belgique ou à l'étranger. 

Enfin, je voudrais aussi remercier toute l'équipe dédiée au Congrès BAM avec qui j'ai eu le plaisir de travailler. Sans eux, sans leur efficacité, nous n'aurions pas pu mener ce projet à bien.
Pour le programme complet et l'inscription, c'est ici.

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