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MOTY 2019 Finalist : Pierre Lalmand (Febiac)

Mercredi 9 Octobre 2019

MOTY 2019 Finalist : Pierre Lalmand (Febiac)

Pierre Lalmand a débuté sa carrière dans l'événementiel en 2000, chez D-Side Group, en tant que Project Manager. En 2003, il rejoint DDB Bruxelles, où il restera cette fois cinq ans, avec la casquette de Brand Activation Manager.

De DDB à D'Ieteren, il n'y a qu'un pas (l'agence gère les budgets com' de VW et Audi), que Pierre Lalmand saute en 2008, tout d'abord pour endosser le rôle d'Events Manager et, 16 mois plus tard, celui de Marketing Manager de la marque Volkswagen. En décembre 2012, il fera finalement sa joyeuse entrée à la Febiac, en tant que Directeur Général Salon de l'Auto & Directeur de la Maison de l'Automobile.

Un poste qu'il occupe donc toujours aujourd'hui, avec autant de passion. Car le moins que l'on puisse écrire, c'est que l'homme aime particulièrement l'automobile. Pour preuve, entre autres, ses six titres de Champions de Belgique de karting. Excusez du peu… Il participa même à quatre reprises au championnat du monde !

Pour la petite histoire, précisons tout d'abord qu'avant l'arrivée de Pierre Lalmand, il n'y avait pas de département marketing à la Fédération Belge et Luxembourgeoise de l'Automobile et du Cycle. L'homme l'a mis en place de zéro et aujourd'hui, il emploie trois personnes, qui ont des fonctions transversales.

Avec sa casquette de Directeur Général Salon de l'Auto, Lalmand et ses troupes a tout d'abord fait un succès de l'événement, ou du moins l'a consolidé, tout en ancrant définitivement sa notoriété. Au point qu'aujourd'hui, le Salon de l'Auto, avec ses 11 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel en moyenne, assure à lui seul 85% des revenus de la Fédération, qui est structurée comme PME, avec une cinquantaine de collaborateurs sur la payroll.

L'une des raisons principales du succès du Salon, c'est notamment le fait que Pierre Lalmand a sans cesse réussi à augmenter la qualité de l'expérience des centaines de milliers de visiteurs annuels. L'homme part du principe que si quelqu'un débourse 15 euros pour avoir le droit de venir voir des voitures, dont il en achètera peut-être une (imaginez-vous devoir payer une telle somme pour pouvoir entrer à City 2 dans l'éventualité de peut-être trouver le jeans de vos rêves ?), il faut lui en donner pour son argent.

Parmi toutes les initiatives prises dans ce sens, il y a la dernière en date, dont l'idée a germé en 2017, qui a été inspirée par la révolution qui envahit nos routes et villes depuis cette époque : la question cruciale de la mobilité. En 2017, pour Lalmand, il est impensable que le Salon de 2018 ne fasse pas quelque chose sur le sujet. Ce qui est assez c… quand on rappelle que le Salon est la première cause d'embouteillage en janvier et, surtout, que les membres de la Febiac sont tous des constructeurs automobiles ou autres. Autrement formulé, vont-ils accepter que leur argent serve ainsi à promouvoir une alternative à leurs propres moyens de locomotion ? C'était tout le défi…

Pour imposer son idée, Lalmand trouvera une astuce : plutôt que de créer un "Palais Mobilité" au Heysel, créons plutôt un nouveau département dédié à la mobilité au sein même du Comité Salon de l'Auto. Après un concours en interne, celui-ci sera finalement baptisé "We Are Mobility". Depuis, il possède son propre logo, sa propre identité de marque, son propre hashtag, etc.

Bingo ! Le succès est immédiat. Au point que la Ville de Bruxelles demande à Lalmand de participer à sa Semaine de la Mobilité, pour laquelle il créera le "Mobility Tour", qui, l'année suivante, soit en 2019, se déplacera même jusqu'à Anvers… Un succès national donc.

Ce succès, et les nombreuses retombées presse qu'il a engendrées, a finalement également ouvert les portes du Salon de l'Auto à la mobilité, où, depuis l'année dernière, We Are Mobility a désormais également son propre Palais, ou plutôt son propre Salon, le bien nommé "#WAM Salon".

A nouveau, c'est une réussite sur toute la ligne. Dès la première année, le #WAM Salon accueille 35.000 visiteurs. Une affluence qui s'explique également, et entre autres, par l'expérience que Lalmand offre aux visiteurs : toutes les solutions de mobilité présentées peuvent être testées directement sur place.

Pour ce faire, le marketer investira pas moins de 400.000 euros la première année, dont la moitié sera récupérée grâce aux visiteurs et exposants. Pour Lalmand, l'investissement représente un effort marketing pour l'image du Salon en général et celle du secteur en particulier.

Un investissement gagnant donc, au point cette fois qu'en juin dernier, l'initiative, qui jusque-là n'impliquait que le Salon de l'Auto, a commencé à avoir également des répercussions au sein de la Febiac même, où une réflexion sur son positionnement a été entamée, avec les mots mobilité, durabilité & respect de l’environnement qui sont au cœur de leurs préoccupations.

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