Alors que le débat sur l’accès des jeunes aux réseaux sociaux s’intensifie, l’Influencer Marketing Alliance (IMA) met en garde contre une interdiction totale. Selon l’organisation, relever l’âge minimum ne ferait pas disparaître les usages et risquerait même de pousser les jeunes vers des espaces numériques moins encadrés.
L’IMA rappelle aussi que les plateformes jouent désormais un rôle dans l’accès à l’information, la créativité et la participation au débat public. Plutôt qu’une logique d’interdiction, elle défend une approche fondée sur l’éducation aux médias, la protection des mineurs et une responsabilité partagée entre plateformes, créateurs, parents, écoles et pouvoirs publics.
L’association insiste par ailleurs sur un autre écueil : l’absence d’harmonisation réglementaire. En Belgique déjà, les règles flamandes issues du décret médias et leur interprétation par le Vlaamse Regulator voor de Media (VRM) diffèrent de l’approche suivie en Fédération Wallonie-Bruxelles et en Communauté germanophone. L’Inspection économique retient encore une autre lecture de la législation nationale, tandis que les directives européennes peuvent donner lieu à des interprétations différentes. Pour le secteur, cet empilement crée des règles confuses, complexes et parfois contradictoires, difficiles à traduire correctement sur les plans technique et juridique. L’IMA plaide donc pour un cadre européen plus harmonisé, proportionné et réellement applicable.