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33 to Follow 2025 - le Who's who: Edgard Dubail (Mindshare)

Dimanche 8 Février 2026

33 to Follow 2025 - le Who's who: Edgard Dubail (Mindshare)

Dans cette rubrique, avec nos collègues de Pub et The Media Leader, nous vous présentons les lauréats de la promotion 2025 des 33 to Follow, une initiative de CommPass, en collaboration avec les précités et Media Marketing.

Cette semaine, zoom sur Edgard Dubail, membre de l'équipe programmatique de Mindshare.

Rappelez-nous brièvement votre parcours professionnel jusqu’ici et décrivez-nous vos fonctions actuelles ?

J’ai commencé mes études en marketing digital à l’EFP à l’automne 2019 et j'ai obtenu un stage de longue durée chez OMD un mois après. J’ai ensuite travaillé chez OMD pendant quatre ans ( deux de stage et deux en tant qu’employé après avoir obtenu mon diplôme). 

J’occupe désormais le poste d’expert programmatique chez Mindshare, avec un focus principal sur les campagnes de Delhaize.

Quel a été le moment, le déclic qui vous a donné envie de travailler dans le secteur marcom et qu’est-ce qui a motivé le choix de l’entreprise pour laquelle vous travaillez actuellement ?

J’ai arrêté mes études de droit à l’été 2019, après deux années assez longues. C’est en cherchant des domaines qui pourraient m’intéresser qu’un ami m’a parlé des cours de marketing digital à l’EFP.

Après quatre années formatrices chez OMD, j’ai décidé de me lancer un nouveau challenge en rejoignant Mindshare et plus globalement GroupM (maintenant WPP Media) pour découvrir de nouveaux horizons dans une structure forte de par sa taille et sa diversité. 

Si vous pouviez changer une règle du jeu dans le secteur, laquelle serait-ce ? Un mythe du secteur que vous aimeriez déconstruire ? 

“Future-proof”. Bien que l’idée d’être prêt pour le futur soit alléchante, je pense qu’on ne l’est jamais vraiment. Le monde est constamment en mouvement (c’est encore plus vrai dans notre industrie) et l’idée qu’on puisse être 100% prêt pour ce qui arrive me semble illusoire. Je préfère le voir comme un chemin continu d’étapes qui permettent de s’adapter aux changements au fur et à mesure qu’ils viennent. On peut se preparer à l’avenir, mais on ne sait jamais vraiment de quoi il sera fait.

Êtes-vous sensible au débat local vs global (parlant des médias) ? 

Bien sûr. Nous sommes tous confrontés à la domination des GAFAM, et à leur omniprésence, mais je crois fortement en la puissance du local. Car même si leur échelle est plus limitée, la proximité commerciale que nous avons avec les acteurs locaux ainsi que leur relation avec l’audience belge en font des partenaires de choix, permettant d’allier travail avec passion. 

Estimez-vous que notre industrie a un rôle sociétal à jouer, au-delà de son impact économique ? 

Donner une voix à ceux qui n’en ont pas, c’est selon moi un aspect inhérent aux medias. Bien que majoritairement orientée vers le profit, notre secteur à beaucoup plus à offrir. Les campagnes caritatives telles que De Warmste Week, Blue Minutes ou encore Télévie pour n’en citer que quelques-unes, sont ce qui fait l’âme de l’industrie.

Selon vous, qu’est-ce qui fait un bon professionnel des médias en 2026 ?

La flexibilité. A l’époque de l’instantané, nous devons sans cesse nous adapter à des nouveautés qui secouent notre profession. La courbe d’évolution des technologies est exponentielle, et sans flexibilité je crois qu’il est impossible d’assimiler les nouveaux concepts et enseignements de l’industrie de manière efficace afin d’être à la pointe tout en gardant une base solide de concepts qui régissent le monde des médias.

Quels sont vos sources d’inspiration ?

Je m’inspire quotidiennement des gens qui m’entourent, des collègues proches ou non. Je crois sincèrement que chaque personne est unique et aquelque chose à apporter aux autres, quels que soient son parcours et son experience. Mais si je devais citer une personne en particulier, ce serait Morgane (Henriet, ndlr.), Lead Programmatic chez Minddhare, qui m’a formé à mon arrivée chez OMD et que j’ai retrouvée chez Mindshare des années après. Son expertise et sa pédagogie sont des mines d’or.

Votre plus grande fierté professionnelle à ce stade ?

Ma carrière en est encore à ses balbutiements, mais je dirais que faire partie de la première promotion des 33 to Follow est à ce jour le fait le plus marquant de mon parcours.

Où vous voyez-vous dans cinq ans et pourquoi ?

Je ne pourrais pas dire où exactement. Nous sommes à une époque charnière de notre industrie, qui subit actuellement tant de changements qu’il est difficile de se projeter clairement dans un rôle. Mais je peux dire avec certitude que je ne compte pas quitter le monde des médias. 

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