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Intermarché : "Une masterclass d'intentionnalité créative" selon Hugues Rey

Dimanche 21 Décembre 2025

Intermarché :

Oubliez la famille John Lewis, Kevin la carotte d’Aldi ou le BFG de Sainsbury, cette année, les retailers britanniques font de la figuration. La star planétaire des "X-mas ads" est française. On ne vous apprend rien, le loup d'Intermarché et de son agence Romance a conquis la planète.
 
La campagne publicitaire de Noël de la chaîne de supermarchés française a obtenu la note exceptionnelle de 5 étoiles sur System1. C'est la plus élevée jamais obtenue par une publicité française - la note moyenne étant de 2,4. Pour rappel, le classement par étoiles de System1 mesure le potentiel stratégique d'une publicité en termes de développement de la marque en fonction de la réponse émotionnelle du public. 
 
Jon Evans, Chief Customer Officer chez System1 : « Ce succès témoigne du pouvoir de la narration pour renforcer l'image de marque. Alors que de nombreuses enseignes de supermarchés utilisent les publicités de Noël comme un moyen de stimuler leurs ventes à court terme, Intermarché va plus loin en créant un film mémorable qui contribuera à renforcer l'image positive de la marque bien au-delà de la période des fêtes. »
 
« Le loup d'Intermarché n'est pas un phénomène viral. C'est une masterclass d'intentionnalité créative », ajoute Hugues Rey. Le CEO de Havas Media, s'est livré à une analyse très complète et très instructive de la campagne sur son blog.  
 
Parmi les éléments qui font le succès public de cette pub, il pointe notamment le pouvoir de la musique ("Le mal aimé" de Claude François) : « La chanson ne commente pas l’image, elle la transforme en expérience viscérale. Ce n’est pas une illustration musicale. C’est une révélation émotionnelle. »
 
Une musique qu’il qualifie de « patrimoniale » et qui fait partie intégrante de la saga Intermarché que Romance a développé au fil des ans. Une saga sur laquelle l’enseigne capitalise. 
 
Hugues Rey insiste également sur la viralité organique : « Plus de 50% des interactions viennent de l’étranger. Le phénomène de sous-titrage communautaire spontané illustre l’appropriation culturelle : des internautes traduisent bénévolement le film en anglais, espagnol, italien, polonais, portugais… La célèbre phrase “Je suis un loup, qu’est-ce que tu veux que je mange ?” circule dans une dizaine de langues. C’est le marketing viral dans son essence pure : ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui propagent le contenu, créant un effet de bouche-à-oreille numérique massif sans dépendre d’achat d’espaces publicitaires. »
 
Et de conclure : « Le loup n'est pas un accident. C'est la preuve que quand vous investissez dans l'intentionnalité créative plutôt que dans l'optimisation algorithmique, le public sent la différence. Le spot ne vend pas des légumes. Il vend du lien social, de l’appartenance, de l’acceptation. »

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