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33 to Follow 2025 - le Who's who: Pauline Lannoo (North by Northwest)

Dimanche 22 Février 2026

33 to Follow 2025 - le Who's who: Pauline Lannoo (North by Northwest)

Dans cette rubrique, avec nos collègues de Pub et The Media Leader, nous vous présentons les lauréats de la promotion 2025 des 33 to Follow, une initiative de CommPass, en collaboration avec les précités et Media Marketing.

Cette semaine, zoom sur Pauline Lannoo, Head of Strategy chez North by Northwest, le groupe né du rapprochement entre The Fat Lady et MediaMixer.
 
Pouvez-vous résumer brièvement votre parcours professionnel jusqu’à aujourd’hui et décrire votre fonction actuelle ?
 

J’ai commencé comme stagiaire chez The Fat Lady. Je travaillais sur la stratégie et j’ai rapidement eu l’opportunité d’occuper la fonction de stratège junior. Parallèlement, j’ai obtenu un master en marketing digital, ce qui m’a permis de contribuer au développement de la cellule digitale de l’agence. Celle-ci est maintenant une équipe à part entière et, en 2023, je suis devenue Head of Digital Strategy. En 2024, j’ai rejoint l’équipe de direction et j’ai suivi la formation Management for Young Leaders à Vlerick. Aujourd’hui, je suis responsable de la vision et de la stratégie digitales au sein de North by Northwest, le groupe né du rapprochement entre The Fat Lady et MediaMixer.
 
Quel a été le moment ou la réflexion qui vous a décidée à travailler dans le secteur marcom ?
 
Mon intérêt pour ce secteur découle d’un esprit entrepreneurial qui m’habite depuis toujours. C’est ce qui m’a poussée à me spécialiser dans la communication marketing. Dès le début, j’ai été fascinée par la manière dont on peut aider les entreprises à affiner leur message et à le communiquer au bon groupe-cible par le biais du canal approprié. Aujourd’hui, je suis toujours autant motivée par l’idée que la communication marketing peut non seulement être esthétique, mais aussi vraiment faire bouger les choses : pour une marque, un groupe-cible et souvent aussi pour les personnes derrière le récit en question.
 
Et pourquoi avoir choisi l’entreprise pour laquelle vous travaillez actuellement ?
 

J’ai choisi The Fat Lady parce que la volonté de toujours faire mieux est vraiment inscrite dans son ADN. De plus, nous constituons une véritable équipe soudée (en interne et avec les clients), et cette étroite collaboration se ressent chaque jour dans tout ce que nous créons et mettons en œuvre.
 
Si vous pouviez changer une seule règle du secteur, laquelle serait-ce ? Y a-t-il un mythe que vous aimeriez déconstruire ?
 

La règle du jeu que je changerais serait celle qui consiste à considérer trop souvent la communication marketing comme "quelque chose de sympa" qui repose principalement sur l’intuition. Alors qu’en réalité, il s’agit de mélanger stratégie, création et données dans le but d’avoir un impact ciblé. Et ce travail mérite davantage de reconnaissance.
 
Quelle importance accordez-vous à la problématique/discussion sur les médias locaux par rapport aux médias internationaux ?
 

Ce débat est très pertinent, car nous assistons clairement à une transition de la communication de masse vers des approches de niche, de plus en plus ciblées. Quand on compare les rapports sociaux et les perspectives, on constate que la pertinence est désormais plus importante que la simple audience. Les marketers doivent s’intéresser davantage aux intérêts, au contexte et aux besoins spécifiques de leurs groupes-cibles. C’est précisément en se focalisant sur des niches que l’on peut communiquer de manière plus ciblée, plus personnalisée et, en fin de compte, plus efficace.
 
Pensez-vous que notre secteur a un rôle social à jouer, indépendamment de son impact économique ?
 

Oui, absolument. La communication marketing joue un rôle social évident, précisément parce que nous contribuons à déterminer les narratifs auxquels accorder de la visibilité et la façon de les présenter. Les marketers ont une responsabilité quant à la manière de communiquer : honnêtement, consciemment et dans le respect de chacun.
 
Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon professionnel des médias en 2026 ?
 

En 2026, c’est quelqu’un qui puise son énergie de l’expérimentation : suivre les tendances, tester de nouvelles choses, adapter et optimiser. Cela demande également une grande ouverture d’esprit : comprendre ce qui a fonctionné dans le passé et anticiper ce qui va arriver. C’est là que réside la grande force des jeunes professionnels : leur curiosité et leur soif d’apprendre les placent dans une position idéale pour participer à ces évolutions.
 
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
 
Je les trouve autant dans mon travail que dans ma vie privée. Ce sont mes collègues, mes clients, mes amis, ma famille. Par ailleurs, je suis aussi très inspirée par les réseaux sociaux et les entrepreneurs qui osent partager leur histoire personnelle. 
 
Quelle est votre plus grande fierté professionnelle à ce jour ?
 
Celle d’être aux commandes à un jeune âge et de pouvoir participer au choix de notre orientation. Je suis aussi très fière de l’équipe que je dirige : l’accompagner, la voir s’épanouir et s’améliorer chaque jour est une grande satisfaction pour moi.
 
À cet égard, j’ai vécu mon intervention lors du Content Marketing World de San Diego en 2024 comme un moment fort : j’ai pu partager nos connaissances avec des marketers du monde entier et constater que ce que nous faisons ici chaque jour est aussi reconnu là-bas.
 
Où vous voyez-vous dans cinq ans et pourquoi ?
 
Dans cinq ans, le plus important pour moi sera de ressentir toujours la même motivation et la même envie d’entreprendre. De pouvoir me rendre tous les jours au travail en me disant : "Yes, let’s do this!"
 
Je me vois toujours dans un rôle qui me permette de proposer une direction, que ce soit au secteur, à notre entreprise ou à nos clients super géniaux. Et surtout : construire une équipe solide, aider les gens à s’épanouir, et réaliser ensemble des choses dont nous pouvons être vraiment fiers.

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