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INTELLIGENCE

Seen from Space - Intelligence artificielle : plus sérieuse que ludique

Dimanche 1 Février 2026

Seen from Space - Intelligence artificielle : plus sérieuse que ludique

64% des internautes interrogés dans le cadre du Global Web Index (GWI) disent avoir eu recours à l’intelligence artificielle (IA) au cours du mois écoulé. Il y a une petite différence linguistique, puisque du côté néerlandophone, on est "seulement" à 63%, contre plus de 65% chez les francophones. Cette petite différence n’a rien à voir avec l’ampleur des différences générationnelles : l’IA score à pas moins de 93,5% chez les moins de 25 ans pour "retomber" à 50% dans la tranche 55-64 (ce qui fait quand même une personne sur deux…). Données établies sur 12 mois se terminant au 30 septembre dernier : elles pourraient donc encore progresser dans les prochaines vagues d’enquêtes. 
Dans son approche de l’IA, le GWI propose 9 types d’utilisations plus une "autre" non précisée. La plus courante, la recherche d’informations, est probablement ce qui concurrence le plus directement les moteurs de recherche. Viennent ensuite des utilisations de l’IA comme coach : "un avis sur des problèmes", une aide pour des contenus écrits ou pour améliorer sa productivité (et beaucoup plus loin un coaching "santé", plus apprécié par les francophones que par les flamands). On remarquera d’ailleurs que les actions potentiellement plus ludiques, comme le travail sur les images ou la vidéo et le divertissement, sont nettement moins souvent cités. Etonnamment, même si cette fonction est sensiblement plus appréciée par les francophones, les recommandations personnalisées ne semblent pas si prisées que cela. Ce qui paraît un peu contradictoire par rapport notamment au coaching personnel sur les problèmes qui apparaît en deuxième position dans le classement, mais cela tient peut-être à l’interprétation que font les répondants du GWI aux questions posées. 

Par ailleurs, on sera curieux de voir comment OpenAI va intégrer la publicité dans l’expérience utilisateur. Cette intégration et les modalités de la publicité via ChatGPT ne semblent pas nécessairement évidentes, ne fût-ce que d’un simple point de vue éthique. Et on rappellera ces réflexions de Lumen Research : l’attention dans certains environnements très focalisés, ceux où l’on cherche une information spécifique, est proportionnellement très faible : on est braqué sur le renseignement recherché et on oblitère visuellement la publicité autour (Print & Digital Research Forum, 2017). Bref, l’efficacité de la pub sur ChatGPT ne serait pas évidente. 

Pour revenir à l’utilisation de l’IA, sur la dizaine d’options proposées en la matière, les internautes belges disent en mobiliser un peu moins de 3 en moyenne. Ce sont les jeunes générations qui comptent les utilisateurs les plus diversifiés : 2,9 pour les 16-24 ans et même 3,1 pour les jeunes adultes (25-34 ans). Si ces derniers ne sont pas aussi accros à l’IA que leurs cadets (la pénétration de l’IA chez les 25-34 ans n’est "que" de 82% contre plus de 90 dans la tranche d’âge plus jeune), c’est eux qui déclarent le plus d’actions différentes.

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