Nl

30/11/2025

Brunch

Edito

Crédibilité cherche allié(s), par Griet Byl (MM)

Le 20 novembre, C Square organisait la dixième édition de son Summit annuel. L’événement était placé sous le thème de la confiance, de l’authenticité et de la crédibilité dans la communication corporate : un défi majeur dans le contexte que nous connaissons. Cela vaut pour tout notre secteur, et pour le monde qui l’entoure, bombardés que nous sommes d’informations et de désinformation.

Le public présent au Proximus Lounge s’est vu présenter les visions de plusieurs intervenants de premier plan. Karim Ibourki, président du CSA, a ouvert les débats avec une présentation centrée sur la polarisation croissante du débat public. En la matière, il a rappelé aux plus de 150 professionnels présents la responsabilité éthique inhérente à leur mission, tout en insistant sur l’importance de la transparence, de la vérification des sources et de l’honnêteté intellectuelle, le tout afin de mériter et de maintenir la confiance du grand public.

Une confiance qui comme tout le monde sait, s’étiole depuis un certain temps. Selon une récente étude européenne, deux tiers des répondants estiment par exemple avoir été exposés à de la désinformation ou à de fausses nouvelles au cours des sept derniers jours. Le dernier Reuters Digital News Report confirme cette tendance : seuls 40% des répondants déclarent faire confiance aux informations auxquelles ils sont confrontés. Ce taux alarmant n’a pourtant pas grand-chose à voir avec la fiabilité réelle des médias dits traditionnels. Il semble plutôt tributaire de perceptions et de réputations - des notions qui déterminent aujourd’hui la valeur que l’on accorde à presque tout ce qui est dit, fait ou publié.

Pour changer la donne, les professionnels réunis par C Square ont plaidé en faveur du "slow journalism", qui permet de contextualiser les messages et d’en valider la véracité. « Les gens ne se méfient pas de ce qu’ils comprennent », a souligné l’un des intervenants lors du débat animé par Eveline De Ridder (Whyte). Comme les autres panélistes, il a rappelé l’importance de s’entourer d’alliés pour lutter efficacement contre le fléau de la désinformation. Ce qui n’est pas une mauvaise idée, pour peu que le choix soit guidé par une quête de vérité.

Interview

Sofie Verstreken + Fons Van Dyck: échange entre deux générations de stratège de marque

Une conversation avec Fons Van Dyck ressemble à un ruisseau dans un paysage vallonné. Elle s’écoule tranquillement jusqu’à ce que, au détour d’une courbe, elle offre une perspective inattendue s’ouvrant au loin sur un cadre éclairant le monde. Ajoutez-y le regard perspicace de Sofie Verstreken, Head of Strategy chez BBDO, qui considère Fons comme un mentor, et il en résulte un entretien fascinant sur le marketing, notre société multiforme et l’être humain (im)prévisible. 

Le Gambrinus de Louvain nous a offert le décor idéal pour une discussion autour de la pertinence de marque et de l’importance d’un leadership authentique et fort, en marge de la sortie de "Marketing in tijden van Trump".
Le dernier ouvrage de Fons Van Dyck propose aux marques une boussole qui leur permet de naviguer sans trop de dommages dans une tempête de changements, de chaos et de bouleversements. 

Dans votre livre précédent, "De toekomst is terug", vous arriviez à la conclusion que nous étions entrés dans une sorte d’hiver mental, où la peur du présent et du futur s’accroît, mais où subsiste heureusement l’indéfectible espoir d’un nouveau printemps. Cet ouvrage-ci lui fait-il suite ? 
Fons Van Dyck : Ce livre décrivait en effet les courants sous-jacents de la société mais, à l’origine, ce n'était pas un ouvrage de marketing. Cette fois, j’ai essayé d’exprimer ce que ces quatre forces fondamentales - explorer, connecter, conquérir et défendre - signifient pour les marques. 

Comme déjà dit, dans la crise permanente actuelle, ce sont surtout les pulsions de conquête et de défense qui prédominent. 
Au moment où je rédigeais ce livre, Musk venait de prendre le contrôle de Twitter et Bud Light avait déjà mordu la poussière. En fait, c’étaient les premiers signes avant-coureurs de l’hiver imminent. 
Sofie Verstreken : Le cas de Bud Light me rappelle celui de "Pintje, Sam?" de Jupiler (un top topical publié après l'annonce de la transition de genre de Sarah Bettens en Sam Bettens en mai 2019, ndlr). À l’époque, nous effectuions un exercice sur la signature "Les hommes savent pourquoi", afin de faire évoluer la masculinité de ce slogan. Et c’est exactement ce que nous avons fait avec ce top topical : il n’y a rien de plus simple que de demander à quelqu’un s’il veut une bière. 

C’était certes risqué, mais le fait que la publicité ait finalement été bien accueillie est, selon moi, principalement dû au message qui restait fidèle à l’essence même de tout ce que représentait Jupiler et à son cœur de cible. On peut pousser un peu plus loin, y compris dans le débat social, mais pas trop comme ce fut le cas de Bud Light. 
 
« Une marque augmente la willingness to pay et réduit les risques pour les consommateurs, car ils savent à quoi s’attendre. »
Fons Van Dyck : Les marques ne doivent pas toujours absolument poursuivre un objectif social ambitieux. Elles peuvent aussi simplement tenter d’améliorer un tant soit peu le quotidien des gens : déplacer un caillou dans la rivière, plutôt que d’en modifier le cours. L’essentiel reste la pertinence. Si une marque n’est plus pertinente, elle disparaît.

Sofie Verstreken : C’était pareil avant finalement…

Fons Van Dyck : Le contexte dans lequel les marques opèrent aujourd’hui est différent. Comme je l’ai déjà mentionné, nous vivons dans un environnement où la conquête et la défense dominent, dans un champ de tension entre "Le Cri" de Munch et "La Liberté" de Delacroix. On pourrait se demander pourquoi nous continuons à consommer dans de telles circonstances. Cela semble paradoxal, mais je pense que la consommation, c’est-à-dire l’achat de marques, constitue une sorte de refuge. 

D’un autre côté, je suis convaincu que consommer procure un sentiment de contrôle. Une marque permet aussi de créer une identité, donner un sens à la vie des consommateurs et susciter certaines émotions. Dans ce contexte, une marque doit avoir un narratif, une couleur, sinon elle va opérer des volte-face et devenir méconnaissable. Voyez Tesla, par exemple. 

Sofie Verstreken : Je faisais partie de ses premiers adeptes en Belgique : j’avais une Tesla et c’était un choix délibéré qui correspondait à mon identité. Je voulais contribuer à l’innovation. Et puis soudain, voilà que je conduisais une voiture qui ne s’accordait plus du tout avec la personne que je voulais être. C’est là que l’on voit l’importance de la cohérence d’une marque.

Fons Van Dyck : Indépendamment de cela, une marque augmente la willingness to pay et réduit les risques pour les consommateurs, car ils savent à quoi s’attendre. Une marque assure également le long terme, de sorte que les acheteurs de demain, qui ne sont actuellement pas sur le marché, pourraient bien l’être dans trois ans.

Quelles sont les qualités requises du marketer surstimulé d’aujourd’hui ?

Je pense qu’un marketer doit toujours posséder des talents de psychologue et être aussi un peu sociologue. Dans le contexte actuel, peut-être également politologue. Et il doit connaître les lois de la guerre... Trump, c’est la guerre.

Sofie Verstreken : La question est de savoir si les marketers sont vraiment surstimulés. Les meilleurs apprécient ces stimuli constants et s’en inspirent pour résoudre des questions commerciales. Je n’engage par exemple jamais un stratège qui n’a pas envie de descendre dans la rue, d’entrer dans un nouveau supermarché ou d’écouter les conversations des gens dans le train. 

Ne devrait-il pas également être statisticien ?

Fons Van Dyck : Absolument. Mais demain, ce sera l’IA qui fournira les chiffres. Je pense toutefois qu’à l’ère de l’IA, le facteur humain - c’est-à-dire la marque "être humain" - fera la différence et provoquera également une secousse dans le secteur de la publicité. Les médiocres vont souffrir. Beaucoup de jobs vont disparaître, mais je reste persuadé que le talent, la créativité et le facteur humain permettront toujours de changer la donne et qu’ils seront récompensés.

Sofie Verstreken : Ce qui nous prenait auparavant trois jours ne nous prend plus qu’une heure aujourd’hui. Le stratège peut ainsi concentrer sur les connexions, les liens, afin de comprendre l’humanité et la société. Dans le même temps, nous devons nous demander qui seront les seniors de demain, si toutes les tâches juniors sont prises en charge par l’IA.

Fons Van Dyck : C’est une question très pertinente, qui porte que le court et le long terme. Trop d’acteurs ne se préoccupent que de la fin du trimestre.

Sofie Verstreken : De nos jours, rendre constamment des comptes met les marketers particulièrement sous pression. Je pense que nous devons vraiment tout mettre en œuvre pour prouver l’efficacité de la créativité. Les agences créatives ont, selon moi, une perspective exceptionnelle sur l’aspect humain et social d’un problème commercial. C’est une compétence que nous risquons de perdre si nous ne la défendons pas davantage.
« Les valeurs, la culture et l’identité doivent être élaborées par temps calme. S’il vous faut les imaginer alors que la tempête commence à souffler, vous serez inévitablement emporté par le vent »
Fons Van Dyck : Dans le livre figure une citation de Johnny Thijs qui dit en substance que la créativité mûrement réfléchie continuera à changer la donne. Elle est en effet essentielle, mais on ne peut jamais vraiment prédire ce qui va marcher ou non. 

Sofie Verstreken : Mais heureusement, nous disposons aujourd’hui de nettement plus d’études qui démontrent l’impact à long terme de la créativité. 

Fons Van Dyck : C’est là qu’intervient la volonté de prendre des risques. 

Sofie Verstreken : Dans votre livre, vous dites que le marketing qui se laisse guider par la peur provoque lui-même en partie la tempête. Je trouve ce propos très juste. Les marketers sont confrontés à de nombreuses peurs. Comment devraient-ils les gérer ?

Fons Van Dyck : C’est, entre autres, une question de leadership et de prise de responsabilités. Avoir du cran, c’est aussi oser affronter la tempête. Le livre contient aussi une belle citation de Thomas Leysen. Il souligne la nécessité de continuer à tracer des lignes rouges. Pour lui, il y va de l’État de droit et de la liberté d’expression. C’est ce qu’a fait l’université de Harvard face à Trump. Elle n’a évidemment pu agir de la sorte que parce qu’elle défend certaines valeurs, qu’elle a une histoire et qu’elle dispose d’un trésor de guerre constitué lors de périodes plus fastes. 

Les valeurs, la culture et l’identité doivent être élaborées par temps calme. S’il vous faut les imaginer alors que la tempête commence à souffler, vous serez inévitablement emporté par le vent, qui vient actuellement de l’autre côté de l’océan.

Réussirons-nous à sortir de la tempête ?

Oui, c’est le pragmatique en moi qui parle, mais cela prendra encore beaucoup de temps. Et entretemps, il se passera des choses dont les conséquences se feront sentir pendant très longtemps. On ne peut pas simplement revenir en arrière, un peu comme s’il y avait une salle de bal pouvant accueillir 999 invités à la Maison Blanche pour les 100 prochaines années.

L’une de mes autres fréquentes réflexions est qu’il vaut mieux ne pas regarder le cours des actions. C’est un monde totalement parallèle : il est tout à fait possible que les cours montent quand une entreprise licencie 10% de son personnel. La stratégie consistant à assainir à tout prix n’est pas la meilleure. Je ne dis pas non plus qu’il faille tout à coup prendre de nombreux risques. Le mieux est d’adopter une stratégie hybride et mûrement réfléchie, avec des assainissements dans certains segments, mais aussi des investissements dans l’innovation. En fait, il faut freiner et accélérer en même temps. Ce n’est pas simple, mais certains véhicules en sont capables.

Dans votre ouvrage, vous utilisez la métaphore du roseau.

Le roseau plie, mais ne rompt pas, en effet. Il faut faire preuve d’une certaine flexibilité pour s’adapter aux nouvelles technologies, aux nouvelles générations. C’est ce que nous avons dû faire avec internet et ensuite avec les réseaux sociaux. Nous devons nous adapter, mais aussi nous souvenir d’où nous venons, qui nous sommes et où sont nos lignes rouges.

Quelle est la plus belle leçon que vous ayez apprise en tant que stratèges?

C’est un peu contre-intuitif. On part souvent du principe que le marketing et la publicité, c’est communiquer et parler. Mais en réalité, le marketing consiste à écouter ce qui ne se dit pas. Un bon patron de café fait ça très bien aussi, mais il n’a pas nécessairement le don d’exprimer ses observations.

Sofie Verstreken : Tout à fait d’accord. Et je dis toujours à mon équipe : quittez votre ordinateur. Sortez dans la rue, écoutez, lisez.  Je pense que c’est vous, Fons, qui m’avez appris ça.

Serviceplan et MM sondent les super-pouvoirs des CMO : Mandy Perrone (Bebat), vol. 8

Nous poursuivons notre série "Unmasking the CMO’s superpowers" qui épingle les super-pouvoirs de plusieurs membres du CMO Council de Serviceplan, avec l’interview de celle qui vient de remporter l’édition 2025 du CMO of the Year : Mandy Perrone, Head of Marketing & Digital Services chez Bebat.
Lors de la remise du prix en présence d’une quarantaine de membres du CMO Council, sa présidente Nathalie Erdmanis (AG Insurance) a rappelé que Bebat a non seulement sensibilisé la population belge au recyclage des piles, mais aussi relié la stratégie marketing à un objectif écologique, piloté la transformation numérique et exporté ses innovations à l'international. « Bebat a également contribué à faire de la Belgique le premier pays européen à atteindre l'objectif de collecte de 63% des piles, un an avant la date limite fixée par l'UE », a-t-elle également souligné.
 
« Il ne s'agit pas ici du marketing en tant que fonction de communication. Il s'agit du marketing en tant que moteur sociétal. Et l'engagement personnel de Mandy reflète un leadership ancré dans l'empathie, la détermination et l'impact. À bien des égards, elle incarne le directeur marketing d'aujourd'hui : numérique, durable, centré sur le client et ne craignant pas la transformation », a ajouté Nathalie Erdmanis.
 
Et de conclure : « Lorsqu'une organisation à but non lucratif comme Bebat remporte l'une des distinctions les plus respectées en matière de marketing en Belgique, cela nous rappelle que le marketing ne consiste pas seulement à vendre, mais aussi à façonner les comportements. La construction d'une marque n'est pas facultative, elle est essentielle à la société. L'impact n'est pas le contraire de la performance, il devient la performance. »

Speaker's Corner

La semaine vue par... Sara Jane Deputter (Vlaamse Overheid)

Dans cette rubrique, nous tendons le micro à celles et ceux qui ont récemment occupé le devant de la scène pour partager ce qui a retenu leur attention dans les médias ces derniers jours.

Cette semaine, Sara Jane Deputter, Directrice du marketing et de la communication de Vlaamse Overheid, qui a récemment finalisé son nouveau pool d’agences et qui sera membre du jury de l’Agency of the Year 2026.


« Il y a fort à parier que la réception d’un message le dimanche matin vous semble aussi inattendu qu’un cygne noir dans un colombier. Et pourtant … Cette semaine, j’ai une nouvelle fois dû constater qu’au sein de l’administration, nous ne sommes pas si différents du reste du secteur. Nous nous voyons confrontés aux mêmes obstacles, allant des structures de données au casse-tête des plateformes, en passant par les humeurs de X, Meta et TikTok.

Cette prise de conscience s’est encore vu renforcer lors des iO Table Talks, où PitchPoint m’avait invitée pour une soirée aussi inspirante que gourmande. Nous y avons parlé de l’importance d’une source unique de données clients, et du rôle de l’IA dans la manière dont les marques se présentent. Lorsque j’ai expliqué que nous ne pouvons pas utiliser de pixels et que le retargeting reste donc un vrai défi, plusieurs marketers ont levé les sourcils. Le clin d'œil a suivi naturellement : ces règles existent parce que nous protégeons vos données. Et oui, nous le faisons avec conviction, je vous le promets.

Ma semaine a été placée sous le signe de la collaboration. Maintenant que nos nouveaux partenaires stratégiques et créatifs sont connus, le téléphone a chauffé très rapidement. Les premières campagnes verront le jour l’an prochain, et je suis sincèrement impatiente. Un appel - ou plutôt une cabine téléphonique - m’a frappée : l’action ludique du CM dans le cadre du Vlaamse Bermudadriehoek. Une activation inscrite dans une campagne plus large :  60% de leurs membres appellent encore pour des questions rapides, alors que l’application, le site et les guichets santé sont tout aussi disponibles.

Rossel a présenté Belgium at Heart, une ode aux marques et aux médias locaux. Leur étude montre que le label Belgique redevient synonyme de qualité et de confiance. Pour ceux qui travaillent sur la marque Flandre, ce n’est pas une surprise : l’identité et la crédibilité restent des points d’ancrage, même dans le monde digital qui accélère sans cesse. 

Dans un autre registre, Bridgeneers et VLAIO ont frappé fort avec une campagne qui rendait la cybersécurité tangible en représentant les hackers comme des harceleurs tenaces. Un choix judicieux : transformer un risque abstrait en un ressenti concret. La preuve qu’une communication publique peut être à la fois précise et profondément humaine.

De la pertinence à la convivialité : Disney+ ouvrira, du 18 au 20 décembre, le pop-up "Chocolate Stream Shop", où l’on pourra déguster six recettes de chocolat chaud. Une initiative parfaitement alignée avec la tonalité de la semaine, avec des campagnes qui crient moins et rapprochent davantage. À l’approche de Noël, les gens perçoivent instinctivement la différence entre une communication qui demande quelque chose et une communication qui offre quelque chose.

Encore cette semaine, les BEA ont embrasé mon feed LinkedIn. J’ai adoré les cas présentés, mais encore davantage la fierté et la reconnaissance omniprésentes. Dans un secteur parfois traversé par le doute, la reconnaissance n’est pas un luxe : c’est un bol d’air. Un projet m’a particulièrement touchée : la Belgian Party 2024, menée par mes anciens collègues de la SPF Chancellerie. Non seulement pour leur relecture rafraîchissante de la Fête nationale, mais aussi parce que cela montre que créativité et service public forment un duo puissant… dès qu’on laisse de la place au savoir-faire.

Et puis il y a eu Black Friday, et l’analyse de MentionLab parue dans MM sur la manière dont l’IA détermine désormais la visibilité des marques. Elle devient algorithmique. Pour les marques - et donc aussi pour l’administration - c’est un miroir : une communication confuse disparaît dans le bruit. Le CMO Barometer confirme cette évolution : l’IA passe du stade expérimental au stade opérationnel. Non pas dans le registre de "tout est possible", mais plutôt du côté que "l’IA aide quand nous définissons la direction". L’empathie et la reconnaissance restent les "currencies" les plus fortes.

Enfin, la grande actualité internationale de la semaine concernait bien sûr la fusion entre Omnicom et IPG. Ce n’est pas une simple brève pour nous : nos partenaires Initiative et Semetis font partie de ce nouvel ensemble. La collaboration s’en trouvera probablement encore renforcée. Cette fusion ouvre des opportunités, mais nous invite aussi à rester stratégiquement vigilants. Le terrain décisif sera celui de la gouvernance des données et de l’intégration. Les positions prises aujourd’hui seront déterminantes.

S’il y a un fil rouge à cette semaine, c’est bien celui-ci : la technologie accélère, mais les gens recherchent plus que jamais de la bienveillance. De la proximité. De la clarté. De la confiance.

De mon point de vue, c’est un cap pour 2026 : moins de bruit, plus de lien. Moins de complexité, plus de lisibilité. Dans chaque campagne, chaque échange, chaque tendance, les mêmes valeurs reviennent : confiance, accessibilité, créativité et bienveillance. Peut-être n’est-ce pas un hasard, mais un signe discret que la philosophie We-Shift – passer du “je” au “nous” – n’est pas un slogan, mais une posture qui renforce notre secteur.

Et tandis que l’année touche à sa fin, je souhaite à toutes celles et ceux de notre secteur – agences, annonceurs, stratèges, planneurs, créatifs, collègues fonctionnaires – une période de repos, de chaleur et de vraie connexion. Le temps de ralentir un peu. De respirer. De sentir où nous voulons aller en 2026. Que la nouvelle année apporte une chose essentielle : moins de bruit, plus de direction. Et, pourquoi pas, parfois ce petit brin de magie qui rend la communication si belle. »

Top news

DAZN, championne de la com' de crise

C’est l’imbroglio complet dans le dossier des droits TV du foot, et la cacophonie quant à la communication de DAZN. 
 
72 heures après avoir annoncé qu’elle n’était plus contractuellement liée à la Pro League, laissant craindre la non-diffusion des matchs de la Jupiler Pro League dès ce week-end, dans un mail alambiqué envoyé à ses membres, DAZN a confirmé que « le contenu de la Pro League » sera disponible sur sa plateforme jusqu’à la fin de la saison. 
 
« DAZN avait indiqué à la Pro League sa volonté d’atténuer l’impact de la fin du contrat sur les fans de football, en produisant et en diffusant les matches jusqu’à la fin de cette saison. La Pro League a, par la suite, demandé à DAZN de le faire », indique la plateforme sportive. 
 
De leurs côtés, les abonnés (payants) ont reçu un autre mail leur indiquant que si le contenu de la Pro League venait finalement à ne plus être disponible avant la fin de la saison en cours, « et conformément à la législation en matière de protection des consommateurs », DAZN leur proposera « la possibilité de souscrire une formule d'abonnement alternative à un prix inférieur et, surtout, leur permettra de résilier leur abonnement actuel avec effet immédiat. » Ajoutant que « si un client choisit l'une de ces options, les frais payés à l'avance par ce client seront immédiatement remboursés, comme légalement prévu. »
 
La plateforme sportive britannique semble donc se prémunir d’une décision de justice. La Pro League ayant en effet introduit une demande urgente auprès du CEPANI afin de « contraindre DAZN à respecter ses dispositions contractuelles envers les clubs belges jusqu’à ce qu’il y ait une décision sur le fond ». 

Campaign of the week

egghunter entre authenticité et humour pour Bister

À l’heure où tout va toujours plus vite, certaines choses résistent au temps : depuis 1926, soit 100 ans tout rond, Bister accompagne les tables belges avec la même exigence : du goût, du caractère et une authenticité qui ne se démode pas.

Née à Namur, la marque s’est imposée au fil des générations comme une référence incontournable du patrimoine culinaire belge.


Pour célébrer ce cap symbolique, Bister a choisi une idée simple, imaginée par egghunter: donner la parole à celles et ceux qui peuvent réellement dire qu’ils connaissent et aiment Bister depuis un siècle. 
 
« Bister fête ses 100 ans. L’enjeu n’était pas juste de marquer le coup, mais de le faire de manière sincère et actuelle.  L’objectif est donc de célébrer cet anniversaire en renforçant l’attachement à la marque, en montrant qu’elle traverse les générations, sans perdre sa place dans le quotidien des gens », développe Arnaud Pitz, co-Founder et CD de egghunter
 
La campagne met en scène Thérèse et Maguy, 100 ans tout rond également, ainsi que Paul, 103 ans. Des personnalités attachantes, pleines de vie, d’humour et d’histoires. Face caméra, ils livrent un témoignage unique, avec une phrase que personne d’autre ne peut revendiquer : « C’est ma moutarde préférée depuis 100 ans », une déclaration sincère, teintée d’un sourire.
 
« L’idée était de donner la parole à des personnes qui peuvent vraiment dire qu’elles aiment Bister depuis 100 ans », poursuit le CD. « Pas des acteurs, pas une métaphore, mais des centenaires, avec leurs visages, leurs voix, leurs histoires. » 
 
Plus qu’un casting, Bister a privilégié des rencontres. Des regards, des voix, des anecdotes. Autant de fragments de vie qui donnent à la campagne une dimension profondément humaine.
 
« Thérèse, Maguy et Paul portent 100 ans d'histoire en eux », enchaîne Arthus de Bousie co-CEO Bister. « Les mettre à l'honneur, c'est rendre hommage à ceux qui sont, avant tout, l'âme de Bister. »
 
La campagne s’articule autour de portraits filmés, avec des déclinaisons en formats courts pour les réseaux sociaux et OLV. Elle vivra aussi en affichage, en magasin et en PR, où le casting de vrais centenaires crée naturellement de l’intérêt et de la conversation. L’idée est de multiplier les points de contact tout en gardant la même simplicité: des visages, une phrase, une marque.
 
« Ce qui rend la campagne forte, c’est la rencontre », conclut Arnaud Pitz. « Comme en témoigne le "behind the scene", cette campagne partage des moments de vie. Des regards, des sourires, des anecdotes. Et au fond, ça raconte quelque chose de très simple: une marque qui dure, ce sont surtout des gens qui la gardent avec eux, année après année. »

Dans la continuité de cet anniversaire, Bister ouvrira également en septembre le musée de la moutarde à Namur. Une expérience sensorielle immersive, accessible au grand public, pour découvrir autrement l’histoire, les saveurs et les secrets de fabrication de ce produit emblématique.

Assets :
Credits :
Client: BISTER
Contact: Arthus de Bousies, Olivia Bouhoulle
Agency: egghunter
Strategic Director: Steven Cosyns
Creative Director: Arnaud Pitz, Sebastien De Valck
Creatives: Sebastien De Valck, Arnaud Pitz, Olivier Pierre, Eleonore Garcia, Toon Pauwels, Genia Onyshchenko
Account Director: Samantha Hendlisz
Account Manager: Daphne Gustin
Agency Producer: Samantha Hendlisz
Head of Design: Laurent Lejeune
Casting: Toast, Agent Rush & Starmania
Centenarians: Maguy, Thérèse et Paul
Production: Czar.be
Director and Photographer: Kurt Stallaert
Executive Producer: Eurydice Gysel
Producer: Lander Engels
DOP: David Doom
Art Director: Tanker
Stylist: Sofie Callaerts
Hair & Make-up: Dorothy Vandemaele
Photo Retouches: Livingroom
Editor: Manu Van Hove
Grading: Tom Mulder
Online: Dries Derycke
Postproduction: Czar
Post Producer: Bieke De Keersmaecker
Making of: Sofie Filonova & Fien Van Gemert
Music: Epidemic 
Soundeffects: Klankwerk
Media Agency: Publimarket
Contact: Paul Le Grand, Thomas Happé, Emilie Bertrand, Florent Diverchy

Zoom

Seen from Space - Réseaux sociaux et messageries : la Belgique a son propre chemin

S’appuyant sur des enquêtes internationales, le consultant spécialiste des réseaux sociaux Xavier Degraux pointe une diminution du temps passé sur les plateformes sociales depuis 2022.Le même post sur les tendances des réseaux sociaux épingle une « bascule vers les messageries », dans un contexte où les réseaux deviennent moins sociaux et plus privés (au passage, rappelons que le philosophe allemand Habermas qualifie les réseaux de "semi-privés" : le curseur irait donc un peu plus aujourd’hui vers le "privé"). 

Ces tendances internationales se vérifient-elles en Belgique ? A vrai dire il est difficile d’y répondre. 
La source habituelle utilisée pour estimer le temps passé à consommer les médias sociaux, le Global Web Index (GWI), a fortement modifié son approche en fin d’année 2024, rendant caduque toute comparaison sur ce plan. Les autres données GWI qui permettent la comparaison avec le passé n’indiquent pas en Belgique de rupture majeure dans l’utilisation des plateformes sociales en général et des messageries en particulier. Mais l’historique du GWI en la matière ne permet pas de remonter plus loin que 2020.

Autre source, l’enquête annuelle du Reuters Institute de l’Université d’Oxford donne une vue plus large, que nous avons fait remonter à la situation "pré-pandémie", soit 2018. Ce que cette enquête nous apprend, c’est qu’il y a eu effectivement une progression au fil du temps de l’utilisation des applis de messagerie (WhatsApp et Facebook Messenger principalement) : on est passé de 59% sur base hebdomadaire en 2018 à plus de 77% en 2023, alors que les dernières données de 2025 pointent la pénétration de ces canaux à 73% chez les Belges de 18 ans et plus. 

Pas de croissance générale ces deux dernières années donc, mais un mouvement intéressant où l’on voit les écarts s’amenuiser entre les différents segments de population. Autrement dit : le recours aux messageries est de plus en plus indifférencié, "mainstream". 

Du côté des réseaux sociaux dans leur ensemble (messageries comprises), l’utilisation hebdomadaire nette ne semble pas connaître de réel essoufflement. Mais là aussi, on note un resserrement des écarts entre "light" et "heavy users". 

Bref, si on se réfère aux tendances mondiales et dans la limite de l’information disponible, on ne peut que constater que la Belgique a son propre chemin dans l’utilisation des plateformes sociales. En tout cas, dans l’utilisation vue de manière générale. Ceci n’exclut absolument pas l’usage plus ou moins différenciés de plateformes déterminées : Facebook reste une destination beaucoup plus "mature" en termes d’âge que Snapchat pour donner deux exemples extrêmes. 

MM’s Choice

Eurobest : 18 shortlists belges

Les finalistes à l’édition 2025 des Eurobest Awards sont connus. À ce stade de la compétition, nos troupes alignent 18 places en finale.
 
À commencer par Happiness qui à elle seule s’adjuge 12 prix en puissance, avec son incontournable "Burger to King" pour Burger King" (Audio & Radio X3, Brand Experience & Activation x 2, Direct x 2, Entertainment x 3, Social & Creator x 2)…
 
ICF Next et mortierbrigade suivent avec chacune trois shortlists au compteur. La première avec "Pass it on - Use Your Vote - European Elections 2024" pour la DG Communication de l’European Parliament (Creative Effectiveness X3) ; la seconde avec "Ich Bin Ein Feminister" pour Equal Pay Day (Film) et "The Remco Reflex" pour bpost (Media et PR).
 
La liste complète des finalistes est postées ici.
 


Rossel déploie sa campagne "Belgium at heart"

Dans la foulée de l'étude "Belgium at heart" menée avec AQ Rate, Rossel lance une campagne éponyme visant à sensibiliser les Belges à l’importance d’intégrer la dimension locale dans leurs choix et soutenir les marques qui s’investissent en Belgique.

Déclinée en print, display, vidéo, branded content sur l’ensemble des médias du groupe et en radio sur bel RTL, l’opération sera également soutenue par un supplément spécial dans Le Soir et Sudinfo ce 27 novembre. 
 
« Rossel engage tout son écosystème autour de cette action d’envergure, que ce soit nos différents médias, nos équipes éditoriales ou les équipes de la régie. Et nous lançons l’appel à nos partenaires annonceurs et agences de rejoindre le mouvement », explique Sabina Gros, COO de Rossel Advertising.

Comment l'IA redistribue la visibilité des marques pour le Black Friday

Les moteurs de recherche conversationnels rebattent les cartes du référencement et impactent la visibilité des marques. La logique du "zéro click" implique pour elles d’être présentes au sein même des réponses de ces moteurs pour s’ancrer dans la mémoire des consommateurs, la plupart d'entre eux ne cliquant plus sur les liens.

Cette présence est donc un enjeu majeur et la première étape est de la mesurer.

C’est sur ce segment que travaille MentionLab qui a réalisé une étude sur la thématique du Black Friday. Basée sur 280 requêtes (fr/nl) qui ont générés 4.760 résultats uniques en Belgique, l’étude a analysé trois secteurs - mode, électronique, électroménager - et quatre personae - familles, jeunes adultes, couples, acheteurs saisonniers.

Les résultats démontrent la complexité d’assurer sa visibilité. En plus de fortes différences intrinsèques, ces moteurs génèrent des réponses très différentes suivant la langue des utilisateurs ou leurs profils.

Dans l’analyse sur les marques, Samsung pointe largement en tête sur tous les moteurs pour les requêtes francophones, mais elle est moins bien positionnée du côté néerlandophone où l'on trouve trois marques différentes en tête des résultats de chacun des trois moteurs utilisés : Ikea sur ChatGPT, TUI avec l’AI Mode et Philips dans les Overview de Google.
Les experts de MentionLab soulignent ici l’importance d’un contenu riche, bien structuré, très présent dans les comparatifs et dans les médias ouverts non payants. L’agence note que les moteurs IA ne favorisent pas la notoriété, mais la densité et la qualité des contenus accessibles publiquement.

Diversité

Cette diversité des classements ressort nettement de l’analyse de la visibilité des retailers. ChatGPT, AI Mode et AI Overview ne produisent en effet pas du tout les mêmes hiérarchies.
Pour MentionLab, le GEO (Generative Engine Optimization) n’est donc pas un canal uniforme. Chaque moteur IA a sa propre logique, son propre corpus et ses propres signaux. Les marques doivent donc impérativement optimiser leur visibilité sur plusieurs moteurs.

Profils

L’étude démontre également que les réponses sont influencées par le profil de l’utilisateur. Les personae étudiés reçoivent des recommandations très différentes : des réponses orientées fiabilité/prix pour les familles, des marques tendances pour les jeunes adultes et des suggestions "best deals" pour les acheteurs saisonniers.
La temporalité influence également les résultats. C’est ce que démontre le comparatif des résultats entre le Black Friday et le Cyber Monday. MentionLab note ici que la visibilité IA évolue en temps réel en fonction des sources utilisées, ce qui modifie les réponses d’un jour à l’autre.

De l’importance des sources

Dans cet exercice, 85% des sources IA proviennent des retailers. MentionLab souligne que les moteurs s’appuient massivement sur des contenus ouverts et non payants. D’où l’importance de produire des contenus riches, bien structurés et surtout bien positionnés.

Conclusion

Gilles Bindels, co-fondateur et CEO de MentionLab, note que la visibilité d’une marque n’est plus déterminée que par ses budgets médias, mais par la qualité des données que les moteurs IA peuvent ingérer. « Les modèles ne lisent pas vos campagnes, ils lisent vos contenus. Ce shift impose aux marques une nouvelle responsabilité : devenir lisibles pour les agents IA », conclut-il.

Haystack repense les études avec Try & Tell

Les études de marché requérant beaucoup de temps et d’argent, les solutions qui allègent le budget (-temps) de la recherche sont plus que bienvenues.

Telle est la raison d’être de Try & Tell : grâce à un modèle SaaS, cette start-up permet aux entreprises de mener d’interroger des répondants à grande échelle et de manière automatisée pour des études tant quantitatives que qualitatives.

En combinant expertise et IA, Try & Tell peut ainsi tester rapidement et facilement un produit, un concept ou une campagne. Son fondateur, Ludovic Depoortere, nous précise comment.

Dans quel but Haystack Consulting a-t-elle fondé Try & Tell ? Et que faites-vous exactement ?

Chez Haystack Consulting, nous observons depuis de nombreuses années le comportement des consommateurs, dans le but d’offrir à nos clients des insights pour leurs lancements et leurs stratégies. Outre le modèle de consulting, nous souhaitions également développer un modèle SaaS évolutif permettant de réaliser des enquêtes automatisées pour des études qualitatives et quantitatives. Raison pour laquelle nous avons créé un outil unique qui associe l’expertise de Haystack Consulting et une technologie de questionnaire basé sur l’IA et d’interview vidéo. Cela permet de passer directement du questionnaire au rapport final, sans travail (humain) supplémentaire.

À la base, il y a une interface développée en interne pour intégrer la vidéo. Forts de nos 25 années d’expertise relative aux questionnaires et guides de discussion, nous avons entraîné un LLM capable de tirer des conclusions à partir d’importants sets de données. Nous avons investi massivement dans des mécanismes de contrôle pour éviter les hallucinations. Le résultat est un outil unique, toujours renforcé par un contrôle qualité humain.

Les interviews peuvent avoir lieu via un avatar ou une vidéo avec un véritable intervieweur. À l’avenir, nous souhaitons proposer un avatar entièrement interactif. Le défi technique réside dans la bande passante nécessaire et la capacité d’analyse en temps réel, afin que la conversation soit aussi fluide qu’une conversation "humaine".

Cet outil convient-il à toutes les enquêtes ? Et comment trouvez-vous vos répondants ?

Les possibilités d’application sont très variées et l’outil convient à pratiquement toutes les études : tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un téléphone portable, et son utilisation est extrêmement simple. L’outil est donc disponible à l’échelle internationale et nous avons constaté qu’il fonctionne pour toutes les cultures. Cela tient en grande partie au questionnaire très intuitif : les questions sont faciles à comprendre et il est aisé d’y répondre, dans toutes les langues et tous les contextes possibles.

En ce qui concerne le recrutement des répondants, il a souvent lieu de la même manière que pour une étude qualitative traditionnelle. Nous utilisons aussi beaucoup de panels spontanés, parce que la technologie est très facile à mettre en œuvre, notamment via le recrutement sur Facebook. Et nous disposons bien sûr de nos propres panels déjà existants. Nous travaillons donc avec un scope très large.

Au début de notre conversation, vous avez dit que Try & Tell était conçu comme un modèle SaaS.

C’est exact. Avec Haystack Consulting, nous offrions déjà la possibilité de mener des études de A à Z, depuis la préparation de l’enquête jusqu’au traitement et à l’analyse des résultats. La technologie Try & Tell est également disponible indépendamment : vous pouvez donc acheter une licence et effectuer vous-même les analyses. Nous élargissons ainsi notre business potentiel, tant auprès de nos clients existants que de nouveaux clients.

Le potentiel est énorme, surtout quand on sait que la vidéo pour la collecte de données est en plein essor et que son coût est environ 50% inférieur à celui des enquêtes classiques.

Quel est votre prochain projet ?

Nous travaillons sur les "audiences virtuelles" sur base de données historiques et d’augmented samples. Parallèlement, nous nous penchons aussi sur l’évolution de notre business model : allons-nous confier certaines tâches à l’IA - par exemple pour nous aider à les accomplir plus rapidement avec moins de personnel -, ou bien allons-nous conserver le même nombre de collaborateurs mais leur confier d’autres tâches ? Et comment le client va-t-il payer cela ? Nous menons donc de nombreuses expériences afin de nous préparer pour le futur.
 

Apple fête Noël avec de bonnes vieilles marionnettes

TBWA\Media Arts Lab a mis en boîte un nouveau film Apple pour les fêtes de fin d'année qui revisite les comédies musicales avec des marionnettes. Plus précisément, des petits (et moins petits) des animaux de la forêt qui vont profiter d'un iPhone 17 Pro tombé de la poche d'un randonneur pour filmer et enregistrer leur propre clip vidéo.
Pas de trace d'IA dans cette production artisanale mais de véritables marionnettes à tige, animées par de vrais marionnettistes issus du Puppets Magic Studio, avec un zeste de VFX (Untold), comme le montre le making of du film réalisé par Mark Molloy.