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Les oubliés de la DI&E, par Harry Demey (LDV United)

Dimanche 3 Mars 2024

Les oubliés de la DI&E, par Harry Demey (LDV United)

Nous ne pouvons ni ne devons l'ignorer : notre secteur fait de son mieux pour jouer un rôle positif en matière de diversité, d'inclusion et d'équité.  Nous ne nous contentons pas de suivre les tendances sociales ; nous cherchons à saisir les opportunités qui accélèrent notre progression vers ces objectifs, plus rapidement et plus efficacement.  Régulièrement, des enquêtes évaluent notre performance à cet égard, et les résultats ne sont pas toujours (assez) bons. Qu'il s'agisse du Creative Club, de l'ACC ou de nos propres enquêtes, le constat est clair : nous devons agir. Nous mettons en place des chartes, analysons les données, prenons des mesures concrètes, et renforçons les principes de la JEP.

Nous mettons l'accent sur l'origine, le genre et l'orientation sexuelle. Nous y prêtons attention, nous l'incluons dans nos créations. Cela devient une part intégrante de notre quotidien, une stratégie en soi.
 
Cependant, il y a un groupe que nous oublions dans tout ce mouvement : les personnes âgées. En les décrivant de la sorte, je touche immédiatement à l'essence du sujet : comment nommer ce groupe ? Ou plutôt, comment nommer les groupes ? Personnellement, cela me pose un problème. Cela devient vite stigmatisant.  Taha Riani d'Allyens, a écrit un livre à ce sujet : ‘Kan ik dat nog zeggen?’. On peut se demander s'il parle aussi de ces personnes.
 
Mais revenons à ce groupe souvent oublié. Regardez presque toutes les communications : on y voit rarement des personnes âgées, disons, de plus de 50 ans.  Quand elles apparaissent, c'est toujours dans des contextes Plus Magazine qui ne reflètent pas la réalité de leur vie, confinant leur représentation à des stéréotypes. Pourtant, ce groupe, qui ne se reconnaît pas dans les générations Y, Z, ou les Millennials, est actif : il achète des voitures, voyage, consomme des données, achète des marques, effectue des achats en ligne et hors ligne, prend du temps pour soi, pratique le jogging et le fitness, et participe à des communautés. Malgré cela, sa présence dans la publicité reste marginale. Sauf s'il s'agit de communiquer sur des médicaments contre les douleurs musculaires, de plan d'épargne pension ou d'activités avec les petits-enfants.
 
Dans la communication commerciale, ce groupe n'a pas sa place. En d'autres termes, il est exclu. Accepter cette exclusion comme un problème est le premier pas vers le changement. 
 
Ce qui n'arrange rien, c'est que nous travaillons dans un secteur plutôt "jeune" par nature, ce qui est très bien. Mais peut-être devrions-nous définir la jeunesse non seulement en termes d'âge, mais aussi et surtout en termes d'attitude. Dans cette démarche, évitons de voir les choses en noir ou blanc, mais plutôt comme une somme d'opportunités : c'est une question de "et" plutôt que de "ou". L'inclusion de personnes expérimentées dans nos équipes apportera un éclat bien plus spectaculaire qu'une approche cloisonnée. 
 
Ceci donc un appel, venant d'un expert par expérience, à embrasser la diversité, à rejeter l'exclusion et les préjugés. 
 
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