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"N'ayez pas peur de vous jeter à l'eau, quitte à rejouer Waterloo !", par Raoul Maris (Gelotology)

Vendredi 16 Juin 2017


L’avenir appartient aux jeunes, c’est une évidence. Et ça l’est d’autant plus dans les secteurs innovants. Les médias raffolent des histoires de jeunes qui, alors qu’ils n’avaient pas encore de poil au menton, ont réussi à ériger un impérium technologique de plusieurs millions de dollars. Et leur âge diminue d’année en année : 30 under 30, 20 under 20… et bientôt peut-être 10 under 10.
 
Car il faut voir cette belle jeunesse à l’œuvre ! Entièrement en phase avec son temps et avec les dernières technologies. Du moins c’est l’image qu’on s’en fait, une réputation dont l’origine coule de source. Regardez donc ces gosses de 4 ans qui parviennent à dénicher en un clin d’œil Super Mario Run parmi des dizaines d’applis et battent les doigts dans le nez le record de leur papa, qui souffre de TMS après six heures de dur labeur…
 
Quand un jeune dans la vingtaine vient frapper à la porte d’une entreprise pour un stage, il est accueilli les bras ouverts. Nous espérons tous tomber sur la perle rare qui va propulser à des hauteurs insoupçonnées le niveau d’innovation de l’entreprise. Donnez-nous ce jeune qui accélérera le processus de modernisation, ou un petit génie qui nous apportera plus de connaissances que ce que nous pouvons nous-mêmes lui procurer. Cet espoir, nous avons toutes les raisons du monde de le caresser, vu les bruits qui circulent sur cette nouvelle génération de prodiges, de Boyan Slat à George Matus.
 
Seulement voilà, dans la pratique, cet espoir s’avère souvent vain. Oh bien sûr, ils existent, ces étudiants qui arrivent dans une entreprise en pensant en savoir plus que tout le monde. Mais ceux-là se comptent malheureusement sur les doigts d’une main. Logique, s’agissant de leur premier contact avec le monde des entreprises.
 
La plupart du temps, les stagiaires jouent un rôle auxiliaire et s’acquittent des tâches insignifiantes qu’on leur confie. Si le travail est correctement accompli, c’est autant de gagné pour l’entreprise (car cela décharge un collaborateur). Et s’il est bâclé, il n’y a pas mort d’homme… Bref, c’est sans risque pour l’entreprise. Or, bien que cela semble être une stratégie judicieuse et éprouvée, c’est sans doute celle qui cause le plus de dégâts. Car un étudiant qui n’a pas la possibilité de tout f... en l’air n’aura pas non plus les moyens d’abattre un excellent boulot. En effet, si l’entreprise ne prend aucun risque, l’étudiant suivra son exemple. Avec de fortes chances qu’il s’enferme dans sa bulle, loin de toute responsabilité, et fasse certes ce qu’on lui demande, mais sans jamais sortir de sa zone de confort. Et l’on s’étonne que les maîtres de stage se plaignent du manque d’engagement chez les jeunes d’aujourd’hui !
 
Napoléon Bonaparte, stratège génial, avait déjà compris que ce n’était pas ainsi qu’il fallait s’y prendre pour inciter les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il savait que ses troupes obtiendraient le meilleur résultat en assumant la responsabilité à 100%. Et c’était à cela que tendait toute sa stratégie. Pour citer un exemple : Napoléon expliquait uniquement à ses hommes le but à atteindre, laissant les moyens d’y arriver à leur libre appréciation. Il plaçait ainsi une bonne partie de sa confiance entre ses hommes, qui lui en étaient très reconnaissants. Dès lors, personne ne voulait trahir cette confiance et chacun se montrait des plus motivé pour atteindre l’objectif fixé par Napoléon.
 
Je fais moi-même partie d’une jeune entreprise qui compte des effectifs assez restreints. En ce qui concerne les stages, nous avons adopté depuis un certain temps la stratégie de Napoléon. Parce que nous croyons en son efficacité, mais aussi parce que nous n’avons pas d’autre choix. Les petites sociétés ne peuvent pas se permettre de faire accomplir du travail sans importance aux stagiaires. Dès le premier jour (bon, disons, le deuxième), on les jette à l’eau. On leur donne des objectifs, on leur présente des clients, et bien vite les étudiants se rendent compte que chacune de leur initiative a des effets directs. Et que chaque manque d’initiative a des répercussions peut-être encore plus grandes. Est-ce que ça se termine toujours bien ? Non, nous avons déjà connu nos Waterloo. Mais nous avons aussi eu affaire à des soldats hors pair, capables de tenir tête à toute une armée ennemie…
 
Tentez l’expérience, vous aussi. Si un petit bonhomme comme Napoléon a pu le faire, pourquoi pas vous ?



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