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INTELLIGENCE

Seen from Space - Kantar : la fin du mois met à mal les bonnes résolutions

Vendredi 1 Juillet 2022

Seen from Space - Kantar : la fin du mois met à mal les bonnes résolutions

C'est une illustration du fameux dilemme "fin du monde" vs "fin du mois". Dans une large étude sur le consommateur "éco-conscient" (9.000 répondants en ligne, sur neuf grands pays), Kantar a sondé les réactions de ces individus face à l'inflation galopante. 

La problématique est bien présente : 64% des personnes interrogées déclarent vouloir en faire plus pour la planète, mais se disent contrariés dans leurs bonnes résolutions par le coût de la vie (gros écarts par pays, avec 75% d'approbation au Brésil, contre 53% au Canada). Sans surprise, l'affirmation est plus fréquemment approuvée dans les ménages de quatre personnes et plus. Des comportements plus verts - et plus économiques - sont en progression : plus de marche à pied pour consommer moins d'essence, recherche d'efficience énergétique à la maison, recours fréquent à des sacs réutilisables pour les courses figurent parmi les comportements "durables" désormais très en vogue. 
Une série de questions aborde également les produits de grande consommation, via cinq secteurs : alimentaire, produits pour bébés, nettoyage, papier (serviettes, papier toilette) et cosmétiques. Parmi les consommateurs "éco-conscients", entre un individu sur six et un individu sur cinq, selon les secteurs, affirme ne pas avoir l'intention de passer à une marque "non-eco friendly". De l'autre côté, entre 23% (alimentaire) et 36% (produits pour bébés) disent avoir déjà switché pour cause de vie chère vers des marques ou produits moins respectueux de l'environnement. Et dans les secteurs plus "protégés", comme les produits de nettoyage et l'alimentaire, la probabilité d'un changement de comportement d'achat est importante. 

Bref, dans le domaine des dépenses obligées, même des individus "éco-conscients" sont susceptibles de mettre de côté leurs convictions face aux fins de mois difficiles. Par ailleurs, une question portait sur la probabilité d'un retour à des comportements plus durables si l'inflation venait à se calmer. Ici, c'est le grand écart selon les secteurs : on en serait plutôt à rester sur les habitudes "non durables" dans les catégories cosmétiques, nettoyage et alimentaire, alors qu'une majorité voudrait revenir à plus de durable dans les catégories "papier" et "bébé".  Seul manque dans cette étude : une indication sur la proportion des "éco-conscients" par rapport à l'ensemble des consommateurs ? Quoi qu'il en soit, les tendances qu'elle met en avant ne sont ni étonnantes ni particulièrement rassurantes pour la conso durable.

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