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MEDIA

Facebook réagit aux accusations de Frances Haugen

Mardi 5 Octobre 2021

Alors que de nombreux médias s'accordent à dire que l'interview de Frances Haugen diffusée dimanche dernier lors de l'émission 60 minutes de CBS, aura de lourdes conséquences pour Facebook - Slate n'hésite pas à écrire que Frances Haugen pourrait bien être la menace la plus importante de l'histoire de Facebook, tandis Rolling Stones titre sur une trahison envers la démocratie -, le réseau social a réagi aux accusations de son ex Data Scientist à l'origine des "fuites" qui ont conduit à la publication des Facebook Files du Wall Street Journal.  
 
Par le biais d'un communiqué, Lena Pietsch, Director of Policy Communications, explique tout d'abord que les équipes de Facebook s'efforcent chaque jour de protéger et à la fois d'assurer la liberté d’expression des utilisateurs tout en prenant en compte le besoin de garder la plateforme sûre et positive : « Nous continuons à faire des progrès significatifs pour lutter contre la diffusion de désinformations et de contenus dangereux. Suggérer que nous encourageons le mauvais contenu et que nous ne faisons rien est tout simplement faux. »
 
Lena Pietsch revient ensuite sur les investissements de Facebook visant à assurer la bonne gestion des fake news, réfutant la responsabilité unique de l'entreprise en la matière - « Si une étude scientifique avait identifié l’exacte solution face à ce problème complexe, la tech, les gouvernements et la société l’auraient résolu depuis longtemps » -, et rappelant que la raison d’être de Facebook n’est pas de propager du contenu haineux « mauvais pour les annonceurs et donc mauvais pour le business » . 
 
Elle revient aussi sur le changement d’algorithme de 2018 qui devait prioriser les interactions en fonction de votre taux d’engagement. « L’objectif du classement des Meaningful Social Interactions est dans son nom. Il consiste à améliorer l’expérience des gens en donnant la priorité aux posts qui inspirent le plus d'interactions, notamment les conversations entre membres d’une famille ou d’un cercle d’amis. Des études montrent que la polarisation des opinions a augmenté aux Etats-Unis depuis des années, bien avant l’arrivée de plateformes comme Facebook. »
 
Son communiqué rappelle encore que 35.000 personnes sont dédiées à la sécurité des contenus et insiste sur la mise en pause du projet de l'Instagram pour enfants, également largement critiqué.

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