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Let's grab a beer, par Griet Byl (MM)

Dimanche 7 Février 2021

Let's grab a beer, par Griet Byl (MM)

Ce dimanche, à minuit trente pour être précis, aura lieu le traditionnel Super Bowl. Pour la 55ième édition qui se joue à Tampa, l’équipe locale des Buccaneers affronte les Kansas City Chiefs. Le match est bien sûr un must see pour les amateurs de foot US, mais c’est aussi l’un des moments télévisuels forts de l’année, notamment grâce au show pendant la mi-temps (avec The Weeknd pour le coup) et bien entendu, grâce aux écrans pubs. 

En temps normaux, ceux-ci sont monopolisés par les plus grandes marques américaines qui ne lésinent pas sur les moyens pour impressionner leurs compatriotes pendant cette grand’messe commerciale suivie par quelque 100 millions de téléspectateurs.

Cette année toutefois, pour toutes les raisons que l’on connaît, les annonceurs semblaient moins friands. Du coup, il a fallu à CBS deux mois de plus que Fox l'année dernière pour vendre tout l’espace disponible. 70 marques seront quand même présentes. 

« Dans un environnement où les entreprises sont obligées de contrôler chaque investissement, une présence au Super Bowl qui coûte 5,5 millions de dollars devient plus difficile à justifier », a déclaré Jason Kanefsky (Havas Media) dans la presse américaine. Il y aura donc des absents notoires, ce dimanche. Budweiser par exemple, ne diffusera pas de spot pour la première fois en 37 ans. A la place, la marque de bière financera une campagne pour inciter les Américains à se faire vacciner. Coca-Cola et Pepsi sautent également un an. Et Nike dépensera l'argent pour le temps d'antenne pendant le match plutôt en soutenant un partenariat avec la Ligue nationale de football pour aider à développer le foot féminin.

Mais au-delà des arguments économiques, sociaux ou éthiques très justifiables et justifiés pour ces absences, il y a une autre crainte. « Les gens étant de mauvaise humeur, il est possible qu’ils profitent du Super Bowl comme en temps normal, pour échapper ne fût-ce qu’un moment à l’actualité morose. Mais le contraire est tout aussi plausible, et vous pouvez vous dire que c'est idiot de diffuser une publicité Super Bowl maintenant, que c’est stupide de faire comme si rien n’était », explique Stuart Elliott dans The Drum.

En d'autres termes, les annonceurs et leurs agences doivent trouver le bon ton pour délivrer le message adéquat qui ne froisse personne. Tout compte fait, cela vaut d’ailleurs toujours et partout, et pas uniquement au Super Bowl. Une mission délicate en ces temps où l’outrage et l’indignation se sont transformés en sport international pour le citoyen découragé. Quoi qu’il en soit, suivons au moins l’invitation lancée par Anheuser-Busch - au passage la société mère de Budweiser. Parce qu’il ne s'agit jamais que de cette bière, n’est-ce pas ? 

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