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INTELLIGENCE

Seen from Space : Pour les éditeurs de news, la pub est passée au second plan

Vendredi 5 Février 2021

Seen from Space : Pour les éditeurs de news, la pub est passée au second plan

Le Reuters Institute de l'Université d'Oxford vient de publier ses prédictions 2021. Elles se basent sur une enquête réalisée en décembre dernier auprès de plus de 200 répondants actifs à de hauts niveaux hiérarchiques chez des éditeurs de 43 pays autour du globe, mais pas la Belgique. 

Interrogés sur les « flux de revenus digitaux les plus importants » pour 2021, leurs opinions sont très claires : la principale ressource pour cette année viendra des utilisateurs, via le paiement des abonnements. La publicité, qu'elle soit en display ou en native vient après. Il est loin le temps des illusions où l'on croyait au "tout gratuit" financé par la pub sur Internet. 

Signe des temps, apparaît dans la liste des revenus un financement par les plateformes : la pression est en effet de plus en plus forte sur Google, Facebook et les autres pour rétribuer les éditeurs pour les contenus relayés et monétisés par les GAFA auprès de leurs utilisateurs. En Europe, la traduction de la directive relative au droit voisin dans les législations nationales devrait d'ailleurs favoriser ce mode de financement avec l'obligation pour les GAFA de "passer à la caisse" en faveur des éditeurs.
Pour le reste, on peut constater que les flux de financements se diversifient : en moyenne, les répondants de l'étude relative à 2021 citent quatre sources de revenus différentes. Dommage que les détails manquent pour certains postes (les "related businesses" ou "e-commerce" sont très généraux). 

La comparaison avec une étude semblable réalisée deux ans plus tôt auprès d'un échantillon similaire montre une évolution très importante du côté de la publicité : quelle que soit sa nature, display ou digitale, elle a clairement perdu en importance auprès des éditeurs concernés, au point de rétrograder d'une place le display, vu il y a deux ans comme la source de revenus numéro un.

 Maintenant, ce recul de la pub n'est pas une surprise : il y a deux ans, lorsqu'on demandait aux éditeurs quelle était la source LA PLUS IMPORTANTE (en majuscules dans le questionnaire) pour les revenus de leur société en 2019, les abonnements se classaient déjà premiers, très loin de devant la pub display et le native (respectivement 52%, 27% et 8%). Les chiffres relatifs à 2021 confirment un peu plus ce glissement des revenus publicitaires, aujourd'hui passés au second plan.

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