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INTELLIGENCE

Seen from Space : Le grand écart des médias sociaux

Dimanche 7 Juin 2020

Seen from Space : Le grand écart des médias sociaux

Le baromètre Recovery de Polaris a mis en lumière une série de "bonnes résolutions" pour l'après-confinement. L'une des principales est que 79% des répondants disent vouloir à l'avenir faire « plus attention à la qualité de l'information et aux fake news ». Où trouver de l'information fiable alors ? 

Une réponse peut venir du rapport Dimension 2020 tout nouvellement publié par Kantar, sur base d'une vaste étude internationale menée en ligne au cours des deux derniers mois de 2019 auprès de 8.000 répondants. 
Partant d'une question sur la confiance accordée à cinq sources différentes, Kantar a établi un "trust gap", soit un bilan résultant de la différence entre « confiants » et « défiants ». Pris globalement, le classement semble faire la part belle aux sources journalistiques : journaux d'abord, radio ensuite, suivie par la TV. Les sites corporate sont encore perçus comme fiables, mais pour les médias sociaux, c'est franchement négatif. 

L'analyse par tranche d'âge donne peu de variations sur les quatre premiers canaux, mais révèle par contre un énorme biais générationnel : la méfiance envers les réseaux sociaux progresse fortement avec l'âge. Bien sûr, même chez les 18-34 ans, le canal social fait l'objet du minimum de confiance par rapport aux autres, mais enfin le trust gap y est positif. C'est l'inverse chez tous leurs aînés : ici, le bilan des médias sociaux est graduellement plus négatif. 
Autre différence forte : l'analyse par pays. Si au Brésil et (surtout) en Chine, les médias sociaux recueillent des scores positifs, les quatre pays européens concernés (et les Etats-Unis) notent sévèrement les médias sociaux en termes de confiance. 

Les Européens sont aussi généralement prudents envers l'information venue des sites d'entreprise. En Grande-Bretagne, la presse tabloïd doit jouer un rôle dans le score très bas accordé aux journaux (la pire note, non seulement par rapport aux européens, mais parmi l'ensemble des huit pays). 

Finalement, on peut juste émettre deux regrets face à la source Kantar : d'abord l'absence de chiffres belges et d'autre part, la liste un peu courte de canaux étudiés (rien sur les magazines, ni sur la différence entre papier et digital). On peut toutefois supposer que nos compatriotes éprouvent des sentiments assez comparables à la moyenne européenne. Mais pas deviner la place des canaux absents du questionnaire dans le classement de la confiance. 

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