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Roxane Schneider (Happiness) à propos du New Talent Award : "Pour un jeune créatif, c'est du pain bénit de pouvoir travailler sur de tels briefings"

Samedi 14 Mars 2020

Roxane Schneider (Happiness) à propos du New Talent Award :

Le 24 mars se clôtureront les inscriptions à l’édition 2020 du New Talent Award et, avec elles, une opportunité incomparable pour les étudiants en publicité et jeunes diplômés en quête d’un premier emploi en agence de se faire remarquer, et, pourquoi pas, décrocher le job de leurs rêves. 
 
Lauréate du prix en 2016 avec Jannis Min Jou, Roxane Schneider (Concept Provider, Happiness) et Liesl Dejonghe (Community & Project Manager, Creative Belgium) nous rappellent l’intérêt de cette compétition créative. Avec en prime, quelques conseils pour l’aborder au mieux. 
 
Liesl, comment cette collaboration avec le D&AD est-elle née ?
 
Elle a débuté en 2016. A l’époque, la nouvelle direction de Creative Belgium avait promis à ses membres qu'une partie des revenus provenant des awards serait utilisée pour créer des ponts avec la nouvelle génération de talents créatifs. C'est ce que nous faisons avec le D&AD. Le Club britannique est en effet la référence internationale en la matière, avec sa New Blood Academy qui élabore un programme comprenant notamment une vingtaine de briefings sur de vraies marques. De haut niveau, ces briefings constituent de véritables défis. Pour chaque participation au New Talent Award, Creative Belgium paie l’inscription du même projet au concours international New Blood.
 
Quelle est la valeur ajoutée du New Talent Award par rapport à son prédécesseur le Michel Leën Award ?
 

Il faut tout d'abord se rendre compte que la jeune génération n’avait plus aucune idée de qui était Michel Leën, et ce qu'il a pu représenter pour le métier. De plus, ce prix reposait sur un seul briefing, ce qui n’était pas conforme à nos ambitions d’élargir le spectre et d’ouvrir la compétition à d’autres métiers que ceux de copy et d’AD.

Du reste, le New Talent Award constitue désormais une validation immédiate et internationale de nos talents belges. Nous encourageons les étudiants à travailler au plus haut niveau, car nous pensons que notre petit pays a suffisamment de jeunes prometteurs pour rivaliser dans ces hautes sphères.

Les gagnants d’un D&AD New Blood Pencil sont invités à poser leur candidature pour un bootcamp intensif de deux semaines à Londres, sponsorisé par WPP. Depuis le lancement de cette collaboration, une équipe belge a été récompensée chaque année à Londres. Notre pays a ainsi sa place sur le podium, au même titre que la Grande-Bretagne, l’Australie, le Japon, les États-Unis, etc.
 
Quel retour avez-vous généralement de la part des participants ?
 
Les étudiants sont ravis par la qualité des briefings. Cette année, des marques telles que Burger King, Google, BBC et Nike ont soumis un briefing ; bref, de grosses pointures. En outre, le programme de mentorship coordonné par Creative Belgium est également très apprécié, tant par les étudiants que par les enseignants. Nous mettons les étudiants en contact avec un professionnel du secteur en Belgique pour éprouver leur talent et les pousser à tirer le meilleur parti de leur idée. L’expérience de visiter une agence créative et d’obtenir un retour professionnel sur leur travail s’est aussi avérée payante. 
 
La qualité des briefings et le programme de mentorship sont les principales raisons qui ont incité plusieurs écoles à inclure ce concours dans leur programme depuis plusieurs années maintenant.
 
Il y a aussi d'autres retours : une entrée gratuite pour la cérémonie des Creative Belgium Awards à Knokke et une place sur le podium, la publication de leur travail dans le Creative Belgium Yearbook, le podium au New Blood à Londres et la possibilité de poser sa candidature pour la New Blood Academy… Au-delà d'une belle place dans le portfolio des étudiants, ce prix est aussi un tremplin pour se lancer dans le secteur.
 
Roxane, qu’est-ce qui vous a séduite dans cette compétition ? 
 
Le fait d’avoir la chance de travailler sur toutes ces grandes marques, en se basant sur des briefings préparés par des stratèges expérimentés. C’est presque un luxe de pouvoir travailler sur de tels briefings. 
 
Quelle est la principale difficulté dans ce genre d’exercice ? 
 
Le plus difficile pour moi a été de déterminer l’idée qui allait faire la différence. En sachant qu’il y a des centaines, des milliers d’autres jeunes qui planchent sur le même briefing que vous. La pression est très forte pour concevoir une idée à laquelle personne n’a pensé. Mais c’est un formidable stimulant pour cogiter et donner le meilleur de soi-même. 
 
Avez-vous un conseil à donner aux futurs participants ? 
 
Mon premier conseil serait de choisir avec grand soin son briefing. Il faut éviter d’opter immédiatement pour la marque la plus populaire. Tout le monde risque de tomber dans ce piège. 
 
Ensuite, je dirais : "Keep digging. Keep digging. Keep digging". Ne vous arrêtez pas à vos premières idées. Continuez à réfléchir. Laissez passer une journée pour décanter et revenez à la charge. Cherchez des associations qui créent la surprise. 
 
Après une dure journée d’évaluation, le jury doit pouvoir se souvenir de votre idée et la ressortir du lot.
 
Concrètement, que vous a apporté cette expérience ? 
 

Elle m’a énormément appris, en raison du niveau des briefings sur lesquels on a la chance de pouvoir travailler en tant que jeune créatif. On ressent une énorme pression pour trouver l’idée juste et l’exploiter à fond. C’est un défi que je recommande à tout jeune créatif, ne serait-ce que pour éprouver toutes les émotions qui vous passent par la tête au moment de découvrir les briefings.

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