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Covid-19 : Le marché publicitaire peut-il s'en laver les mains ?, par Fred Bouchar (MM)

Dimanche 8 Mars 2020

Covid-19 : Le marché publicitaire peut-il s'en laver les mains ?, par Fred Bouchar (MM)

Non évidemment. Pour l'heure, la préoccupation première des entreprises, c'est en effet la sécurité de leurs collaborateurs. Avec des restrictions fortes des groupes internationaux au niveau des rassemblements et des déplacements, notamment. Ce qui implique des dommages collatéraux pour les événements B2B du secteur. Depuis quelques jours, on ne compte plus les annulations : le congrès de la WFA à Singapour, le MIP TV à Cannes, le SXSW au Texas, le sommet de l'Unstereotype Alliance à New York, les Lynx à Dubai, etc. 

Ici, à la veille des prochains raouts saisonniers, on attend de voir comme on dit : le Trends Day de l'UBA dans quelques jours, les AMMA de Commpass, les Creatives Belgium Awards, les Cannes Lions… Ce seront sans doute les décisions prises par les holdings publicitaires - grands pourvoyeurs d’orateurs et d’inscriptions - qui détermineront leur maintien ou non.
 
De manière plus large, on peut aussi se demander si le Coronavirus peut provoquer une récession du marché pub ? Bête question ? Ben non. Bien que l'OCDE ait annoncé que l'épidémie était en train de précipiter la pire crise économique depuis 2008, et même si les grandes marques sont affectées par la volatilité actuelle de la Bourse, la réponse la plus censée est qu'on n'en sait rien. 
 
Certes, à court terme, on imagine que des médias comme l'OOH ou le cinéma puissent être directement impactés ; de même que certaines régies TV retiennent leur souffle à la veille de l'Euro de foot ou des JO de Tokyo… Et en même temps, comme le disait Brian Weiser, le gourou des études chez GroupM, la TV est peut-être le média qui s'en tirera le mieux si les gens sont obligés de rester chez eux. Cynique ? En réalité, c'est l'incertitude qui prévaut à tous les étages. 
 
Comme le souligne Stephan Loerke, CEO de la WFA, dans Campaign : « Il y a plein de scénarios catastrophes, mais deux facteurs seront critiques : l'efficacité des stratégies de confinement et la vitesse de réaction des gouvernements et des banques centrales pour amortir tout impact économique négatif. » 
 
« Je reste confiant », ajoute-t-il. « L'industrie publicitaire devrait être capable de traverser la tempête et rebondir dès lors que l'épidémie aura atteint son peak. »
 
On a envie de l’écouter. 

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