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Seen from Space : Investissements TV - 2019 année morose

Vendredi 24 Janvier 2020

Seen from Space : Investissements TV - 2019 année morose



L’année 2019 s’est clôturée sans réelle surprise sur un bilan négatif des investissements TV bruts. Avec un total de 1,581 milliard d’euros - hors chaînes thématiques de Transfer (*), on observe un recul global de 2,3%, plus marqué dans le Sud (-3%) que dans le Nord (-1,9%). Du point de vue de la saisonnalité, le second trimestre a été particulièrement faible, or les mois d’avril et mai représentent le peak des revenus des chaînes durant la première moitié de l’année.

Dans ce cadre, les grands acteurs ont connu des fortunes diverses. DPG accuse un recul de 5% : elle est particulièrement tirée vers le bas par Q2 et les chaînes kids, qui plongent littéralement. SBS est la seule régie en positif avec une progression de 2%, résultant d’un léger recul de VIER et VIJF et de la très forte progression de ZES. 

Chez IP la situation est compliquée : les trois chaînes historiques du groupe perdent 8%, et l’index reste dans le rouge même avec l’ajout de TF1 (chez IP pour le dernier quadrimestre). Sur l’année (Transfer + IP), la chaîne française a progressé de 75% par rapport à 2018. Stabilité pour RMB, la forte progression du groupe AB compensant le recul de la RTBF privée de foot cette année (en dehors des dates de la World Cup, les chaînes publiques sont stables).

La faiblesse du marché trouve principalement son origine dans la défection partielle des groupes économiques habituellement les plus présents en télévision : l’alimentation (particulièrement à travers les boissons - soft drinks, bières, cafés), le groupe beauté-hygiène (à travers les produits de toilette et les appareils) et le groupe culture-loisirs… (notamment à travers les jeux/jouets). On note aussi le très net recul des services (à travers les banques/assurances) et des télécoms. A l’opposé c’est la distribution qui a le plus progressé en 2019 (+32%), majoritairement via la vente online, mais également via la grande distribution.

En conclusion, n’oublions pas que ces valeurs sont calculées sur le plein tarif, pour les budgets payants, comme pour les échanges et les compensations, et qu’à ce titre elles ne peuvent en aucun cas être considérées comme le reflet de l’évolutions des revenus des chaînes, mais bien comme un indicateur de la santé du marché.

(*) Pour donner une vision plus juste des investissements bruts sur ses chaînes thématiques, la régie Transfer a complètement revu son mode de valorisation en 2019. C’est une remise des compteurs à zéro pour la suite, la comparaison avec 2018 n’est par contre pas possible. Nous n’intégrons donc pas ici Transfer dans les calculs, mis à part TF1, stable dans son mode de valorisation entre les deux années.
 

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