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Légumes magiques, par Griet Byl (MM)

Dimanche 27 Octobre 2019

Légumes magiques, par Griet Byl (MM)

Le 10 octobre, MM était invité par VIA (l’ancien ABMA) à un déjeuner chez Humphrey’s. Les plats étaient soignés et la compagnie excellente, merci, mais tel n’était évidemment pas l’objet de notre visite.

Nous étions là pour écouter le sympathique Wiemer Snijders, auteur de "Eat Your Greens", ouvrage dans lequel le consultant marketing néerlandais reprend 42 essais par autant de spécialistes de notre secteur sur comment vendre plus de produits, à plus de gens, pour plus d’argent. « Le consommateur moyen ne pense pas souvent à la publicité, aux marques et au marketing », a-t-il lancé. « Mais parfois cela arrive et à ce moment, en tant que marketer, il est important de ne pas gâcher cette opportunité. Hélas, je pense qu’en la matière, nous roulons en marche-arrière et ce n’est pas la façon la plus efficace de se déplacer. Nous nous concentrons sur les data et les technologies dans une perspective de changement, mais sans véritable lien avec le comportement d’achat actuel. Il vaudrait mieux réfléchir à ce qui ne change pas, parce que c’est exactement la constance de ce qui ne change pas qui permet de construire un business. »

Une pensée particulièrement rafraîchissante, non ? Pour la mettre en pratique, Snijders recommande le chemin de la science. « Parce que ça marche. » Le modèle que tous les spécialistes du marketing doivent garder à l'esprit est celui d'une banane : « Un grand nombre de consommateurs apportent peu, et peu de gens contribuent beaucoup. C’est la matrice immuable caractérisant notre comportement d’achat », a-t-il expliqué, chiffres et exemples à l’appui, soulignant l’importance des "light buyers". Du coup, le principal défi pour chaque marketer serait l’élargissement de sa clientèle, même occasionnelle. De là l’importance de la pénétration, du reach, de la notoriété et de la pertinence. Et de la valeur de médias de masse pour les réaliser.

« Au lieu de suivre le next hype publicitaire, il vaudrait mieux faire nos devoirs (donc manger nos légumes) et vérifier l’exactitude des faits. Cependant, cela ne signifie pas que nous devrions nous concentrer uniquement sur la data. L'idée qu’un surplus de data conduit par définition à un élargissement de l’expertise, vient des consultants », a-t-il conclu. On adore : 10-4, over and out.

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