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INTELLIGENCE

Seen from Space : CIM NRS, et si on ne comparait pas ?

Samedi 21 Septembre 2019

Seen from Space : CIM NRS, et si on ne comparait pas ?



La nouvelle édition de l’étude CIM NRS (National Readership Survey) a fait la joie de pas mal d’éditeurs. Comparant allègrement l’ancien et le nouveau, ils se sont évidemment réjouis du "rebond magique" de leurs audiences, comme MM l’a si bien titré. Comprenez "magique" comme "méthodologique". Comparaison est donc encore moins raison que d’habitude. 

Heureuse coïncidence : ce moindre intérêt permet de visiter d’autres aspects, comme par exemple l’indicateur d’engagement "promotor". Ce score se base sur la question, de type NPS : « Quelle est la probabilité que vous recommandiez le titre à un ami, un membre de la famille ou à un collègue ? » qui demande au répondant de noter sa réponse entre 0 "pas du tout probable" et 10 "très probable". Les "promoteurs" sont ceux qui notent un titre 9 ou 10/10, soit des fans absolus, et ils sont rapportés par rapport à l’indicateur "total brand" (ensemble des lectures, quelle que soit la plateforme). 

Pour les différents journaux, nous avons d’abord croisé l’audience dernière période (AIR) et la proportion de promoteurs. Comme le montre le graphique de gauche, les "grosses audiences" ne semblent pas nécessairement garantes d’une forte proportion de fans… mais les titres à audience plus limitée affichent aussi des scores "promotors" assez variables. Et ce n’est pas une question de langue. Pas d’enseignement à la Byron Sharp ici. Par contre, la proportion de fans semble plus étroitement corrélée à un taux élevé de lecteurs primaires (voir graphique de droite), soit ceux qui font une démarche personnelle pour se procurer le titre. Pas étonnant s’ils l’aiment tant. 

Par ailleurs, et sans réelle surprise, le nombre de reprises en main est supérieur chez les titres qui affichent un large taux de "promotors" : quand on aime, on ne compte… pas trop.

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