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Ah, ces jeunes !, par Griet Byl (MM)

Dimanche 19 Mai 2019

Ah, ces jeunes !, par Griet Byl (MM)

Si vous avez des enfants en dernière année de n’importe quel master, nul doute que la semaine dernière était agitée. Autour du 15 mai, date fatidique en effet, les mémoires de fin d’études doivent être remis, et tous ceux qui ont dû un jour rédiger un travail du genre se souviendront inexorablement de la sueur (et peut-être aussi des larmes) précédant la reliure définitive en cinq exemplaires. Faut-il s’en étonner, sachant que ce n’est pas tous les jours que l’on est obligé de formuler sa pensée en une introduction, hypothèse et conclusion bien huilées, bien structurées ?
 
A la rédaction cette année, nous étions deux à nous pencher avec une curiosité non dissimilée sur les phrases et paragraphes de nos enfants respectifs. En ce qui me concerne, non sans remarques ni critiques, mais avec une admiration croissante. Pour la lucidité et l’acuité d’une génération qui prétend « savoir se concentrer aussi longtemps qu’un poisson rouge (sic) ». Très aware de son univers, des comportements qui en découlent de surcroît.
 
Prenez par exemple l’ambiguïté des rapports que notre progéniture entretient avec ses écrans omniprésents. Ils la vivent comme réelle, ce qui n’est pas sans importance pour notre secteur. Cette dépendance qui concerne leur vécu réel et virtuel, leur vision du monde d’aujourd’hui et demain, et même son absence. Cette dépendance qu’ils couvent dès leur plus tendre enfance, dès qu’ils s’éveillent au monde. C’est eux, les jeunes identifiés comme GenerationZ, les IGENS, nés pour ainsi dire un smartphone à la main.
 
Contrairement à ce que nous, les vieux, avons l’habitude de croire, ils réalisent très bien quels comportements problématiques en découlent et où sont les risques potentiels. Et malgré toutes les différences criantes et apparentes, ces jeunes extraterrestres partagent bel et bien quelque chose de fondamental avec leurs prédécesseurs quand ils avaient le même âge. Des choses profondément humaines depuis la nuit des temps, comme l’orgueil juvénile, le désir et la volonté de faire mieux et surtout l’inventivité, la créativité de tous ceux qui ont eu vingt ans. Vous ne vous rappelez plus ? Regardez donc le dernier spot de Rosapark pour Ouigo, ça va vous revenir… La débrouillardise comme art de vivre, pour croquer le présent et rêver de demain sous un meilleur jour. L’ultime leçon et l’exemple à suivre pour les babyboomers, GenXs et Millennials désillusionnés que nous sommes. La jeunesse et sa force créative se trouvent entre nos oreilles. Utilisez-les donc, que vous ayez trente, quarante ou cent ans. 

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