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INTELLIGENCE

Seen from Space : Le SPF Economie se penche sur les réseaux sociaux

Vendredi 26 Avril 2019

Seen from Space : Le SPF Economie se penche sur les réseaux sociaux

Encore une source de données sur les réseaux sociaux en Belgique ? A côté de l’Establishment Survey du CIM (et une pénétration que nous estimons très faible), du Digimeter (limité à la Flandre) et du Global Web Index (dont la méthode d’enquête via Internet peut interpeller), le SPF Economie publie également des chiffres sur les réseaux sociaux dans notre pays. Ceci à l’intérieur d’une enquête Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) d’ampleur nationale, réalisée sur un échantillon de 5 à 6.000 personnes suivant les années, très bien documentée et présentant un historique plutôt intéressant. 

Sur la population étudiée (16-74 ans), cette enquête TIC rapporte qu’en 2018, 82% des Belges disent utiliser les réseaux sociaux de manière plus ou moins régulière, une valeur qui semble plafonner. Elle est évidemment très différente suivant l’âge des répondants : c’est d’ailleurs ce critère générationnel qui est le plus segmentant dans la masse d’information disponible. Proche de l’exhaustivité chez les moins de 35 ans, la pénétration des réseaux sociaux a connu un coup d’accélérateur sur les autres tranches d’âge en 2015, mais semble relativement stabilisée depuis. Dans la région Bruxelles-Capitale, longtemps en pointe, l’année 2018 marque même une diminution statistiquement significative de 4 points (de 85% à 81%) par rapport à l’année précédente : amorce d’une tendance ?

Vu comme cela, les réseaux sociaux en Belgique semblent constituer un marché mature, dans lequel les acteurs devraient maintenant se disputer des parts d’un gâteau qui ne semble plus devoir grandir énormément. Pour autant, la fidélité des utilisateurs ne se dément pas : en quatre vagues d’étude (de 2015 à 2018), la fréquence déclarée maximale "tous les jours ou presque" a progressé de 9% en moyenne sur presque tous les segments de population : seuls les aînés (65-74) seraient (un peu) moins assidus qu’auparavant. 

Saturés (ou proches de la saturation), mais toujours aussi addictifs, voire plus, les Facebook, Twitter, Snapchat et autres rythment le quotidien de beaucoup de Belges, et c’est l’Etat qui nous le dit.
 

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