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INTELLIGENCE

Seen from Space : Video in the U.K. 2018 - La part de vision de la TV en diminution

Jeudi 28 Mars 2019

Seen from Space : Video in the U.K. 2018 - La part de vision de la TV en diminution

Comme chaque année, Thinkbox a fait l’état des lieux de la consommation vidéo au Royaume-Uni et vient de publier ses résultats pour 2018. On parle ici de vidéo au sens large (et sur tous les devices). Thinkbox se veut le plus exhaustif possible et inclut dans son analyse : programmes TV, VOD, contenus online, supports physiques et cinéma. Si les données d’audience publiées par le BARB (le pendant du CIM TV au royaume Uni) sont assez sophistiquées, elles ne couvrent cependant pas tous les types de vision vidéo, loin de là. En plus du BARB, Thinkbox s’appuie sur Comscore, l’étude Touchpoints (IPA), Rentrak, ainsi que sur des données de streaming des broadcasters pour la BVOD. Thinkbox est transparent sur sa méthodologie, et il faut reconnaître que celle-ci est assez solide.

Que retenir des résultats ? Les jeunes britanniques (16-34 ans) passent presque autant de temps que l’ensemble de la population à consommer de la vidéo, soit environ quatre heures et demie par jour. Mais c’est évidemment au niveau de la répartition de ce temps de vision qu’on observe de très grandes différences de comportement entre les deux groupes. Si la TV (Live + playback) représente 64% de la vision des britanniques en général, elle tombe à 38% chez les 16-34. Chez ceux-ci, la TV en live ne représente plus que 28%, soit un peu plus que la VOD (23%) et nettement moins que la video online (36%) pour laquelle YouTube seul représente 25%. N’oublions pas cependant que YouTube est très couramment utilisé à des fins de pur streaming musical, ce qui relativise ce chiffre. Les jeunes adultes britanniques se révèlent donc comme de gros consommateurs vidéo, extrêmement éclectiques dans le type comme dans la source des contenus. Sur l’ensemble de la population, c’est seulement un tiers de la vision qui est "hors TV", pour deux tiers chez les 16-34 ans.

Lorsqu’on suit cette étude au fil des ans, on voit diminuer la part de la TV d’une année sur l’autre dans un marché réputé, rappelons-le, plus mature que le nôtre. Ce qui laisse à penser que les choses n’ont pas fini de bouger chez nous (pour peu que quelqu’un en ait douté).

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