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INTELLIGENCE

Seen from Space : les réseaux sociaux en Flandre, ce qu'on en dit et ce qu'on en fait

Dimanche 3 Mars 2019

Seen from Space : les réseaux sociaux en Flandre, ce qu'on en dit et ce qu'on en fait



Selon les données 2018 de l’étude Digimeter, 87% des Flamands de 16 ans et plus utilisent mensuellement au moins un réseau social. Cette proportion est pratiquement au maximum chez les moins de 35 ans, mais reste encore appréciable chez les seniors. 

A côté de cela, l’étude a soumis aux répondants six affirmations en rapport avec les réseaux sociaux, en leur demandant de se déclarer plus ou moins d’accord avec elles. Certaines paraissent relativement consensuelles, au sens où les scores obtenus dans les différentes tranches d’âge sont assez proches : c’est le cas de l’attitude par rapport à la vie privée, dont la proportion fluctue entre 53 et 59%, ou l’affirmation selon laquelle les médias sociaux prennent trop de temps, de 53% chez les plus jeunes à 61% chez les 35-44 ans. 

Ce consensus doit pourtant être mis en rapport avec l’utilisation : si un jeune sur deux se dit attentif à la privacy, cela signifie que l’autre moitié ne l’est pas, ou moins. Or cette autre moitié est également active sur les réseaux sociaux. La corrélation est d’ailleurs inverse entre l’utilisation de ces réseaux et l’intérêt pour la vie privée. C’est unique, car justement l’accord avec d’autres affirmations comme « la crainte de passer à côté de nouvelles et d’événements » ou « rester au courant de ce qui se passe » est lui étroitement corrélé à l’usage plus ou moins intensif des réseaux sociaux et décline donc parfois fortement avec l’âge. 

L’affirmation « je ne peux passer un jour sans » est la moins plébiscitée : 26% d’accord, avec un écart important, de 34% chez les 16-24 ans à 17% chez les 55-64 ans. Maintenant, il s’agit de déclarations et d’attitudes : même si la sensation de « passer trop de temps sur les réseaux sociaux » a énormément augmenté en Flandre en 2018 par rapport à l’année précédente (34 à 56%), cela ne semble pas avoir un impact sur la fréquentation effective de ces mêmes réseaux. « Guilty pleasure » ?

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