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John Bogaerts : « 19, c'est avant tout une machine à créer de l'emploi »

Dimanche 7 Octobre 2018


John Bogaerts : « 19, c'est avant tout une machine à créer de l'emploi »
19, c’est une école de coding, ouverte à tous les 18-30 ans, sans diplôme ni professeur. L’ambition affichée est d’aider à résoudre le problème du chômage des jeunes en Belgique. Conçu par le patron français de Free, Xavier Niel, le programme a fait ses preuves depuis 2013 à Paris (42), puis à Lyon (101) et à aux Etats-Unis (42 Silicon Valley). Les co-fondateurs de 19, Ian Gallienne et John Bogaerts, ainsi que son Directeur, Stephan Salberter, nous expliquent ce concept d'école ouverte, qui affiche un taux d'embauche flirtant les 100%, sans conditions de diplôme et gratuite, où les étudiants sont sélectionnés sur base de leur motivation.
 
Tout d'abord, que signifie "19" ?
 
John Bogaerts : Il y a cinq ans, j’ai fondé le B19, un cercle d’affaires, et quand nous cherchions un nom pour l’école 42 de Belgique, cela nous a semblé logique de la baptiser 19. Tout simplement.
 
Quelles ont été les principales difficultés pour l'organisation de cette première rentrée ?
 
Très sincèrement, nous n’avons rencontré aucune difficulté. Le fait d'avoir le Groupe Bruxelles Lambert dans le pipeline, mais aussi 4Wings Foundation (une fondation initiée par 28 membres d'une même famille, qui s'allie à des entrepreneurs sociaux pour lutter contre la précarité en Belgique, ndlr), qui a immédiatement rejoint le projet, nous ont permis d’être accueillis à bras ouverts par le monde de l’entreprise. Nous sommes 100% privés et ravis de l’être. 
 
Pourquoi limiter l'accès aux personnes de moins de 30 ans, alors que de plus en plus de quadras voire des personnes plus âgées sont obligées de réorienter leurs carrières ?
 
Ian Gallienne : Tout d'abord, 19 est abritée dans la Bogaerts International School, dans laquelle des enfants de quatre ou cinq ans sont notamment scolarisés. Leur faire côtoyer des adultes de 40 ou 50 ans aurait été tout à fait inadapté… Ensuite, la chômage aujourd'hui touche principalement les jeunes. Autrement dit, nous vivons dans une société qui n'est pas capable de créer des emplois pour les jeunes, qui sortent de leurs études. C'est dramatique et c'est la raison d'être principale de 19 : nous voulons apporter notre petite pierre à l'édifice, en aidant une partie de ces jeunes à trouver un emploi.
 
Pourquoi le codage est-il si important ?
 
Parce que c’est l’avenir, tout simplement. Aujourd'hui, tout passe par le codage, que ce soit dans le monde bancaire ou le monde industriel, et cela ne fait que s'amplifier ! Au point que nous sommes déjà à peu près certains que tous les étudiants qui sortiront de 19 trouveront un boulot. La majorité travaillera pour de grands groupes, mais probablement aussi que certains créeront leur propre start-up et donc, de l'emploi à leur tour. 
 
Par ailleurs, l'expérience de 42 à Paris, nous a démontré qu'il y avait un écart important entre l'offre et la demande en la matière. En cinq ans d'existence, 42 a permis à des milliers de personnes de trouver un emploi dans le codage. Si c'était vrai pour Paris, ça devait forcément l'être aussi pour Bruxelles.
 
JB : Créer de l'emploi est notre priorité absolue ! Si, par exemple, il y avait eu une demande en dentisterie, nous aurions créé une faculté gratuite dans cette spécialité… 19, c’est avant tout une machine à créer de l’emploi.
 
D’où les 2.000 candidatures reçues la première année…
 
En effet. Et ce, en partant de rien ! Parmi ces 2.000 jeunes, près de 450 ont passé́ un mois intensif de tests, sept jours sur sept. Ce qui, in fine, a permis de sélectionner les 157 profils les plus adaptés et les plus motivés à la formation. Notre première promotion est archi complète, puisque notre objectif était de 150 étudiants.
 
Stephan Salberter : Mieux, à ce jour, nous avons déjà 200 personnes inscrites pour la prochaine rentrée. Nos premiers checkings d'octobre, novembre et décembre sont déjà complets. Pour en revenir à la première promotion, il est également intéressant de noter que la moyenne d'âge est de 23 ans et, surtout, que 43% des étudiants viennent de Bruxelles, 40% de Wallonie, 11% de Flandre et 6% de l'étranger. Cela confirme l'impact national d'une telle formation. 
 
Enfin, 15% des premiers étudiants ne sont pas titulaires du CESS (Certificat d'Enseignement Secondaire Supérieur, ndlr). Ce qui, pour le coup, montre la capacité de 19 à réinsérer des profils qui avaient quitté le système d'enseignement traditionnel. D'autant que la formation est reconnue par Bruxelles Formation et, donc, garantit à tous les étudiants un cadre juridique stable - exemption de recherche d'emploi, indemnités, etc.
 
Quelle est exactement la nature des soutiens des mécènes ?
 
Outre de par son système pédagogique basé sur le peer-to-peer learning, soit un fonctionnement participatif qui permet aux étudiants de libérer leur créativité́ grâce à l'apprentissage par projets, le modèle de formation de 19 est particulièrement innovant puisqu’il est entièrement gratuit pour les étudiants. Il est financé par le secteur privé, à la fois des fondations et des grandes entreprises qui sont les premières concernées par le manque de main d’œuvre qualifiée. 
 
Citons notamment Deloitte, qui, par ailleurs, propose aux étudiants "Deep Dive", un cycle de 11 work-shops très spécifiques pour leur permettre de se connecter pendant leur formation aux problématiques des entreprises et de leurs clients. Il y a aussi Belfius, qui, pour sa part, accueillera nos étudiants au KIKK Festival, un événement annuel qui promeut les cultures numériques et créatives, où ils participeront à une série d'ateliers afin d'initier le public aux métiers du code. 
 
Les étudiants participeront également à des "hackathons" répondant aux problématiques des partenaires, grâce notamment cette fois à Solvay, dans le cadre de Digital Studio.
 
Suivent encore RTL Belgium et De Persgroep, qui organiseront des ateliers animés par leurs journalistes, afin de familiariser les étudiants aux techniques de présentation.
 
UCB n'est pas en reste avec l'accueil des étudiants sur leur site, afin de leur faire découvrir ses travaux de recherche et d’innovation. Enfin, last but not least, la formation prévoit évidemment aussi des stages en entreprise, avec des centaines de places de stages dans les entreprises les plus innovantes de Belgique, proposées par les mécènes. 
 
Plus d’infos sur 19 ici



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