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Isn't she lovely ? La Female Association of Marketing se présente

Vendredi 5 Octobre 2018


Isn't she lovely ? La Female Association of Marketing se présente
Il y a quelques semaines, BAM annonçait la création d’un nouveau Hub Expert, la Female Association of Marketing (FAM). Son objectif ? Briser le plafond en verre et créer, in fine, une diversité équilibrée et surtout bienfaisanteau sein du secteur marcom. La présidente fraîchement élue,Nancy Delhalle (Serviceplan), et ses deux vice-présidentes, Karima Ghozzi (Delhaize) et Ann Hoerée (Facebook), racontent.

Pourquoi avoir créé ce Hub ?

Nancy Delhalle : Au sein de Serviceplan, depuis plusieurs années, deux fois par an, j’organise un événement qui s’appelle unMISSable et qui rassemble des femmes actives dans le secteur du marketing. Le sujet principal de nos conversations n’est pas lié à notre vie professionnelle, mais lorsque nous échangeons sur notre quotidien, inévitablement, la question de la place des femmes en entreprise et dans le marketing revient. Aujourd’hui, tous secteurs confondus, nous sommes sous-représentées dans les conseils d’administration, l’égalité des salaires hommes/femmes n’est toujours pas la norme, avoir des enfants est souvent un problème et un machisme déplacé continue partout de régner en maître, y compris dans nos activités marketing tournées vers l’extérieur. 

Karima Ghozzi : Des études confirment que le renforcement de la parité des sexes et de la diversité donne lieu à un meilleur rendement financier. Elles révèlent qu’elle permet d’augmenter l’efficacité et l’innovation car les membres d’une organisation disposent de différents processus et stratégies pour résoudre les problèmes.

Et pourquoi au sein de BAM ?

ND : Notre secteur devrait être à la pointe de la modernité mais, malheureusement, ce n’est pas (encore) le cas. Si les femmes sont très présentes dans les équipes opérationnelles, en moyenne elles représentent entre 0 et maximum 20% des comités de direction. BAM a la volonté de déployer des activités en rapport avec un marketing qui a du sens. FAM s’inscrit donc parfaitement dans cette mission de représentativité hommes/femmes au sein du marketing au sens large.

A qui s’adresse cette initiative ?

A toutes les femmes actives dans le secteur : jeunes, moins jeunes, nouvelles dans le métier ou même à la retraite, à toutes celles qui ont une expérience, des idées ou des interrogations à partager. Mais aussi aux hommes, car sans eux, il ne sera pas possible de faire évoluer les mentalités. 

Quels sont les objectifs prioritaires ?

Ann Hoerée : Notre mission peut être résumée par les mots-clés empowerment, visibility et solidarity. Nous voulons réaliser ceci avant tout en créant une communauté forte, de manière à pouvoir offrir une gamme intéressante d’événements au contenu fort.

ND : Nous voulons donner plus de visibilité aux femmes, c’est essentiel pour que l’on soit entendue et que l’on tienne compte de notre opinion. En même temps, nous voulons proposer des activités liées à l’empowerment, incluant la notion de co-coaching, pour plus d’émancipation, de confiance en soi et en ses capacités et de dynamisation. Notre volonté est également de créer un networking où la notion de solidarité sera omniprésente et favorisée.

KG : Ce vivier de professionnelles au féminin pourra également être une source pour tout organisateur de conférences à la recherche du profil adéquat. Prendre la parole ne se fera pas qu’au sein des événements et formations que nous organiserons. L’objectif est aussi de provoquer le déclic auprès du plus grand nombre de professionnels du métier sur la présence de femmes compétentes dans le secteur.

Quelles sont les activités au programme dans un avenir immédiat et à plus long terme ?

ND : Nous allons d’abord nous intégrer dans toutes les activités proposées par BAM telles que les congrès Marketing et Students, le programme de formation Learn, les contenus owned, etc. Ensuite, nous allons nous tourner vers l’extérieur et nous rapprocher d’initiatives existantes sur le sujet. Enfin, nous déploierons nos propres activités.

Vous avez un conseil à donner aux femmes/hommes dans notre marché afin d’évoluer vers un monde plus diversifié ?

Je pense qu’il faudra dans un premier temps imposer des quotas. Ce n’est pas une solution idéale, mais elle est nécessaire.

AH : Au-delà, je suis convaincue que toute amélioration passe par la sensibilisation. Lorsqu’une entreprise prend conscience d’un déséquilibre sur le lieu de travail et s’attache à y remédier, c’est la première étape. Lorsque vous recrutez des personnes, assurez-vous donc de recevoir autant de candidatures des deux sexes. Si vous démarrez avec un déséquilibre, alors vous ne pouvez pas garantir l'égalité. Un plan d'action clair portera certainement ses fruits. Car il y a une chose sur laquelle nous sommes tous d'accord, il faut choisir le meilleur candidat. Le sexe n'est pas le facteur prioritaire, mais vous devez avoir un pipeline de candidats forts issus des deux sexes. Et c’est là que souvent les choses coincent. De plus, lors de l'entretien d'embauche, il est important de faire passer les entretiens tant par des hommes que par des femmes, car, à partir de  notre complémentarité, nous remarquerons d'autres qualités.

KG : Je pense que le déclic doit se faire à la fois chez les recruteurs mais aussi chez les talents. Je pense que les femmes ont plus tendance que les hommes à ne pas oser poser leur candidature pour un job qui leur correspondrait mais qu’elle estimerait au-delà de leurs compétences. Il faut ajuster cette perception et les inciter à oser plus. Elles n’ont rien à perdre et tout à gagner : de nouvelles expériences, des rencontres qui, même si elles ne portent pas leurs fruits lors de cet entretien en particulier, permettront peut-être d’ouvrir une autre porte plus tard, etc. En deux mots, de bonnes surprises.

Un dernier mot ?

ND : Le message de Sheryl Sandberg, COO de Facebook : In the future, there will be no female leaders. There will just be leaders.



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