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INTELLIGENCE

Seen from Space : L'irrésistible montée en puissance du TSV

Jeudi 25 Janvier 2018

Seen from Space : L'irrésistible montée en puissance du TSV

Lorsque le CIM TV a commencé à mesurer la vision différée (time shift viewing) en 2009 (*), elle représentait sur les 18-54 ans, 2% de la vision des chaînes dans le Nord et 1% dans le Sud. Soit 2,3 minutes du temps de vision moyen journalier. Huit ans plus tard, ces chiffres sont passés à 21% et 16%, pour près de 30 minutes.

L’opportunité pour les téléspectateurs d’une liberté jusque-là inconnue vis-à-vis de la TV linéaire, s’est transformée pour les chaînes en mise en péril d’une partie d’une audience précieuse et monnayable. Souhaitable ou non, d’anecdotique la vision différée est devenue un comportement adopté par une majorité. Selon le CIM Establishment Survey, d’un point de vue national, 72% des 18-54 ans déclarent parfois regarder des programmes TV qu’ils ont enregistrés eux-mêmes, 62% déclarent le faire dans les sept jours qui suivent la diffusion, et 64% déclarent réaliser ces enregistrements via leur settopbox. On n’observe pas ici de réel clivage sur l’âge. Par contre, le phénomène est plus marqué en Flandre, et ce sur les trois points. Mais historiquement la pénétration technologique a été plus lente du côté francophone. Le Sud qui avait pendant longtemps semblé relativement préservé a vu une soudaine et nette augmentation du TSV ces deux dernières années.

Le CIM TV montre quant à lui une autre différence régionale. Dans le Nord du pays la proportion de TSV regardée le jour même est moins importante que celle regardée dans les sept jours suivants, alors qu’on observe l’inverse chez les francophones qui regardent plutôt le jour même.

(*) Le TSV  a été mesuré dès 2009, mais n’est entré dans la currency officielle CIM qu’en 2010.

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