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Stéphane Rosenblatt (RTL) : « Les PRA ne suffisent pas pour faire vivre une offre aussi variée et puissante que la nôtre »

Dimanche 17 Décembre 2017


Stéphane Rosenblatt (RTL) : « Les PRA ne suffisent pas pour faire vivre une offre aussi variée et puissante que la nôtre »
RTL a présenté ses grilles de printemps, misant sur ses rendez-vous fixes et le contenu local. Stéphane Rosenblatt, Directeur Général de la télévision et des contenus transversaux, revient sur une année chahutée et évoque le lancement prochain de RTL Play.

2017 se termine doucement. Que garderez-vous de cette année ?

En audience, RTL peut se targuer d’avoir réalisé sa meilleure année depuis 2006, et ce dans un contexte difficile. Nous progressons sur tous les publics et terminons avec une part de marché générale de 32,4% sur les 18-64 ans (12h-24h), essentiellement grâce aux bonnes prestations de TVI et de Club RTL. Cela nous réjouit d’autant plus que dans le même temps, TF1 réalise sa moins bonne rentrée depuis 2006 et termine l’année avec une part de marché de 15,8%.  

A quoi attribuez-vous ce succès ?

Nous avons continué à investir dans la diversification et le contenu local, et c'est une stratégie manifestement payante. Nous avons lancé une bonne quinzaine de nouvelles émissions sur la cinquantaine de programmes diffusés. Parmi eux, les téléspectateurs peuvent compter sur de grands rendez-vous auxquels ils sont visiblement fidèles. Il y a notamment les émissions de divertissement pur, comme le format "Mariés au premier regard" qui a obtenu une part de marché de 35%.

Nous misons aussi sur l’access prime-time, avec des concepts comme "Les As de la Déco", le segment du docudrame, avec des personnalités comme Stéphane Pauwels, et bien sûr nos rendez-vous en matière d’information, où nous restons largement leaders. Nos stratégies sont pertinentes et semblent fonctionner. C'est important, surtout en vue de la restructuration de la chaîne.

Vous parlez de l’importance du contenu local, mais vous n’êtes pas les seuls à mettre en avant cet aspect…

Je pense qu’il est important d’insister sur la cohérence et la clarté, la plus-value de notre offre pour les téléspectateurs. On se revendique populaire, les ingrédients de nos concepts et émissions parlent directement au public. Et puis, il y a la force narrative de notre contenu. Cela crée des repaires. Cela me semble important dans la surabondance (télé)visuelle actuelle. Du coup, nous fidélisons nos publics avec une grille diversifiée qui ne mise pas exclusivement sur un format en particulier, comme nos collègues du service public l'ont fait avec la fiction belge par exemple.

Et qu’en est-il des résultats publicitaires ?

Comme vous le savez, le contexte est difficile pour la télévision en général. Il y a plusieurs facteurs qui expliquent cet état de choses, comme l’importance croissante de la vision en différé du côté francophone et l’impact du zapping publicitaire qui en découle. Ne négligeons pas non plus l’arrivée de TF1 : le démarrage a été plus lent que prévu, mais avec le temps, ils représenteront un manque à gagner. Il y a encore le digital qui s’octroie une part du gâteau et le fait que nous soyons beaucoup d’acteurs sur un petit marché.

Il faut être fort dans tous les domaines et sur tous les publics. Les PRA ne suffisent pas pour faire vivre une offre aussi variée et puissante que la nôtre. Nous voulons continuer à investir dans nos contenus propres, rester un créateur fort et ne pas devenir un agrégateur sur un marché complexe et changé. Cela reste et restera une de nos ambitions premières.

Que vous inspire 2018 ?

Tout d’abord, ce sera l’année durant laquelle nous devrons réussir toutes les transformations annoncées. Cela veut dire que nous devrons adapter nos outils à la transformation numérique et travailler de la manière la plus agile possible. Nous devrons malheureusement réduire nos coûts afin de rester rentables dans le petit marché qui est le nôtre, pour pouvoir répondre aux exigences des téléspectateurs et des annonceurs.

L’un de nos piliers sera la nouvelle plateforme de vidéo à la demande, RTL Play, que nous allons lancer au premier trimestre pour mieux répondre aux modes de consommation audiovisuelle actuels. Nous nous sommes inspirés du modèle développé par M6 et de leur expertise technique. Elle sera gratuite et permettra à nos fans de consommer le contenu RTL à leur guise, à condition de s’enregistrer, ce qui nous permettra de récolter des data.
 
Après les remous causés par TF1 et l’annonce de la restructuration toujours en cours, quel est message aimeriez-vous faire passer au marché ?

Un message de confiance : dans le modèle RTL, dans notre capacité à être le leader du marché demain. Nous avons toujours essayé d’innover, cela reste le cas. Nous avons défini un cap clair au niveau de la programmation, nous disposons d’une grande richesse de talents, un mix de gens expérimentés et de jeunes pousses. Même si parfois c’est difficile, RTL reste une boîte de passion.

Je ne le répéterai jamais assez : il faut pas sous-estimer pas la force de cohésion sociale de la télévision, ni le poids d’une marque comme la nôtre. La percée de la consommation digitale ne signifie nullement la fin de la télévision. Regardez le cinéma : on l’enterré déjà 50 fois et le nombre de visiteurs dans les salles n’a jamais été aussi élevé… Un mode de consommation ne tue pas l’autre. L’enjeu n’est pas là, mais dans le modèle économique. Il faut le consolider et l’élargir, en réduisant les coûts et en inventant de nouvelles expressions commerciales.



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