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L'UBA craint que la pub TV food et boissons ne soit menacée

Jeudi 2 Février 2017

L'UBA craint que la pub TV food et boissons ne soit menacée



Dans le cadre de la révision de la Directive Services des médias audiovisuels (AVMD), qui constitue la base de la régulation de la publicité audiovisuelle en Europe, la Commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire (ENVI) du Parlement a proposé une série d'amendements que l'UBA considère potentiellement très problématiques pour le secteur alimentaire et des boissons.

Le Position Paper que l’UBA consacre à ce dossier chaud pointe quatre points d’attention : les textes des amendements font référence aux émissions de télévision ayant « un public significatif d’enfants » et aux « émissions familiales » plutôt qu’à la formule initiale plus claire « émissions pour enfants » ; la mise en avant du modèle controversé de "Nutrient Profile" de l’OMS plutôt que celui de l'European Pledge ; la limitation de l’autorégulation comme le modèle précité et son pendant Belgian Pledge.
 
L'UBA craint une interdiction de 85% des investissements TV du secteur en prime time : « Il s’agit, selon nous, d’une mesure disproportionnée qui hypothéquerait l’innovation, la croissance et l'emploi dans le secteur. ». L’impact sur le plan macroéconomique est également significatif et l’UBA de mettre en avant l’étude Deloitte, qui conclut que chaque euro investi en pub rapporte entre cinq et sept euros au PIB. « Cette interdiction conduirait à environ un demi-milliard de pertes pour l'économie belge », estime l’UBA.
 
Autre effet collatéral : le secteur audiovisuel dans son ensemble pourrait pâtir des mesures préconisées par la Commission ENVI « En 2015, le secteur alimentaire et des boissons a investi 360 millions d’euros bruts dans la publicité télévisée. Au total, 58% de toutes les publicités pour l'alimentation et les boissons sont diffusées avant 21h. Les critères de l’OMS concernent près de 85% de tous les produits, ce qui impliquerait une perte de revenus pour les médias télévisés belges de 177 millions d'euros bruts, soit environ 90 millions nets (...). Une telle perte ne permettrait plus aux chaînes de financer des émissions de qualité et des programmes locaux. »
 
De tout quoi, l’UBA demande aux députés belges au Parlement européen de soutenir et laisser évoluer l’autorégulation de manière constructive plutôt que d’introduire une interdiction publicitaire désastreuse pour le secteur.
 
Le texte complet ici.

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