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Air diwi pour Amnesty

Dimanche 28 Juin 2020

Air diwi pour Amnesty

Amnesty International, en collaboration avec Air, ainsi que L'Union pour le volet RP, a lancé la campagne "#JDIWI", dont l'objectif est de proposer des repères clairs et simples pour les jeunes hommes de 15 à 25 ans, en ce qui concerne le consentement sexuel. Et plus précisément 10 règles, qui régissent le consentement, relayées sur les réseaux sociaux par des personnalités qui "parlent" aux jeunes.

Amnesty qui sensibilise à la problématique du consentement sexuel chez les jeunes, ce n'est pas vraiment sur ce terrain qu'on attend habituellement l'ONG. « Amnesty a pour but de se battre contre les inégalités et pour les droits humains », rappelle le CD de Air, Romain Félix. « Et parfois pas besoin d’aller voir à l’autre bout du monde pour découvrir que ces droits sont encore bafoués tous les jours. Quand on sait que le viol et les violences sexuelles sont endémiques en Belgique, où près de 100 viols seraient commis par jour, et que seuls 10% des cas feraient l’objet d’un dépôt de plainte, il en résulte une réelle impunité pour les auteurs de violence sexuelle, et l’absence de réparation pour les victimes. »
 
Avec "#JDIWI", Air et son client ont donc voulu remettre la définition du viol et du consentement au cœur des discussions. « Aujourd’hui quand on parle de viol, tout le monde a l’image violente de la petite ruelle sombre et de la jeune fille qui se fait attaquer… Même si cette image est réelle, elle n’est pas représentative de la réalité. Ceci est notamment lié aux nombreux stéréotypes et mythes liés au viol, qui sont très répandus dans la société, notamment chez les jeunes qui placent la responsabilité de l’acte sur les épaules de la victime. C’est ce qu’on appelle la "culture du viol". »
 
A titre d’exemple, le CD cite la récurrente fausse excuse selon laquelle la victime n’aurait pas assez clairement dit "non", ou qu’elle l’aurait dit, mais quand une femme dit non, ça veut souvent dire oui. Ou encore les toutes aussi lamentables "elle a provoqué l’agresseur avec des tenues sexy, ou se promenait seule le soir, et l'a donc un peu cherché"… « De la même manière, des stéréotypes liés aux comportements des hommes subsistent, comme le fait qu’ils aient des pulsions sexuelles qu’ils ne peuvent maîtriser », complète encore Romain Félix. A cela, Amnesty ajoute que les jeunes sont particulièrement touchés par le viol, notamment dans le cadre des premières relations, et qu’il existe toujours un tabou autour des violences dont les jeunes filles sont victimes.
 
De toute ces informations sont ressortis un briefing et des objectifs clairs : comment réduire les idées fausses sur le viol et le consentement chez les 15-25 ans, tout en luttant contre l’impunité de leurs auteurs ? Réponse : en apportant des repères, en informant plutôt qu’en culpabilisant, sans pour autant déresponsabiliser les auteurs de viol.
 
« Nous avons décidé de faire comme des millions de jeunes, quand un mot ne nous plait pas, on en invente un nouveau », poursuit le CD. « Un nouveau "oui", qui veut dire plus que "oui", un "oui" qui équivaut à un million de "oui", un "oui" qui représente toutes les situations où vous devez attendre de l’entendre avant de passer à l’acte, en un mot, un "JDIWI" ! »
 
Logiquement, la campagne de sensibilisation s’articule autour de ce nouveau mot, avec comme objectif ultime de le faire rentrer dans le vocabulaire de toute une génération. Un mot qui se définit autour de 10 règles d’or. Des règles simples, qui s’appliquent à tout le monde et partout, que l’on soit en couple ou pas. A l'exemple de la règle nr. 1, la base : "Si ta ou ton partenaire te dit oui, et que ce oui est prononcé en toute liberté, sans pression et sans menace de ta part : alors c’est bon, vous pouvez y aller ! Mais assure-toi bien que ce Oui persiste tout au long de vos ébats."
 
Les 10 règles d’or sont postées sur une plateforme dédiée et toutes celles liées aux jeunes - réseaux sociaux et médias qui leur parlent. Sans oublier un vaste volet RP, à mettre donc au crédit de L'Union.
 
« Respecter ces règles, c’est s’assurer de ne pas commettre l’irréparable », conclut Romain Félix. « Puisque si tout le monde se comprend, il n’y a plus de harcèlement. »
 
Pour enfoncer le clou (sans mauvais jeu de mots), la campagne est menée de front par des personnalités masculines appréciées des 15-25 ans : les YouTubers belges "GuiHome vous détend" et "Abdel En Vrai", au travers de deux vidéos dont ils ont le secret, porteuses du message "#JDIWI". Les deux influenceurs relaient également des visuels qui représentent les dix règles d'or, avec l'aide de nombreux compères, aux profils variés, tels que JeanJass, Mochélan, Venlo, le 77, James Deano, The Magician, BeaDiallo, Mourade Zeguendi, etc.
 


Assets :
Credits :
  • Client : Amnesty International Belgique
  • Contacts : Zoé Spriet, Valérie Michaux
  • Agency : AIR BRUSSELS
  • Account Team : Pauline Heraly, Laurie Parres-Albert
  • Strategy : Charlotte Keup
  • CD : AIR Creative Council
  • Creation : John Benois
  • Creation : Karel De Mulder
  • Creation : Arnaud Bailly
  • Creation : Romain Félix
  • Design : Chantal Gillet, Clara Climent
  • PR Agency : L’Union