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27/10/2019

Brunch

Edito

Légumes magiques, par Griet Byl (MM)

Le 10 octobre, MM était invité par VIA (l’ancien ABMA) à un déjeuner chez Humphrey’s. Les plats étaient soignés et la compagnie excellente, merci, mais tel n’était évidemment pas l’objet de notre visite.

Nous étions là pour écouter le sympathique Wiemer Snijders, auteur de "Eat Your Greens", ouvrage dans lequel le consultant marketing néerlandais reprend 42 essais par autant de spécialistes de notre secteur sur comment vendre plus de produits, à plus de gens, pour plus d’argent. « Le consommateur moyen ne pense pas souvent à la publicité, aux marques et au marketing », a-t-il lancé. « Mais parfois cela arrive et à ce moment, en tant que marketer, il est important de ne pas gâcher cette opportunité. Hélas, je pense qu’en la matière, nous roulons en marche-arrière et ce n’est pas la façon la plus efficace de se déplacer. Nous nous concentrons sur les data et les technologies dans une perspective de changement, mais sans véritable lien avec le comportement d’achat actuel. Il vaudrait mieux réfléchir à ce qui ne change pas, parce que c’est exactement la constance de ce qui ne change pas qui permet de construire un business. »

Une pensée particulièrement rafraîchissante, non ? Pour la mettre en pratique, Snijders recommande le chemin de la science. « Parce que ça marche. » Le modèle que tous les spécialistes du marketing doivent garder à l'esprit est celui d'une banane : « Un grand nombre de consommateurs apportent peu, et peu de gens contribuent beaucoup. C’est la matrice immuable caractérisant notre comportement d’achat », a-t-il expliqué, chiffres et exemples à l’appui, soulignant l’importance des "light buyers". Du coup, le principal défi pour chaque marketer serait l’élargissement de sa clientèle, même occasionnelle. De là l’importance de la pénétration, du reach, de la notoriété et de la pertinence. Et de la valeur de médias de masse pour les réaliser.

« Au lieu de suivre le next hype publicitaire, il vaudrait mieux faire nos devoirs (donc manger nos légumes) et vérifier l’exactitude des faits. Cependant, cela ne signifie pas que nous devrions nous concentrer uniquement sur la data. L'idée qu’un surplus de data conduit par définition à un élargissement de l’expertise, vient des consultants », a-t-il conclu. On adore : 10-4, over and out.

Interview

Raf Van Raemdonck (Bubka) : « Réaliser des résultats positifs pour ses clients, c'est le plus bel award qu'une agence puisse souhaiter »

Cette année, Bubka fête ses dix ans. Pour marquer le coup, l'agence anversoise a revampé sa signature, son brand design et se donne un nouvel objectif : être davantage sous les projecteurs. Raf Van Raemdonck, co-fondateur de l'agence et Karen Opdecam, Associate Director, nous expliquent comment.
 
Comment est née Bubka ?
 
Raf Van Raemdonck : En 2008, Michel Laukens, Dirk Malfliet et moi-même avons racheté MAD et l'avons rebaptisée Bubka. Notre ambition était de développer une agence qui se focalise sur le ROI de ses clients. 
 
Il y a évidemment une analogie dans notre nom avec Sergueï Bubka, le perchiste mondialement célèbre pour avoir remporté six fois de suite les championnats du monde d'athlétisme. Bubka a été le premier sportif à innover dans sa discipline, en étudiant et paramétrant au millimètre près sa course avant le grand saut, ou encore en utilisant des perches plus longues et plus dures que la normale, ce qui lui assurait un meilleur catapultage. C'est ce que nous essayons de réaliser avec nos clients, en améliorant et optimisant sans cesse la collaboration, et plus précisément tout le trajet qui mène vers les consommateurs, avec pour unique objectif leurs succès business. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui les "marginal gains", ou l'art de soigner les détails. A l'époque, ce n'était pas du tout courant dans la pub et le marketing.
 
Quel bilan tirez-vous de ces 10 premières années ?
 
Nous avons lancé Bubka avec une dizaine de collaborateurs. Aujourd'hui, nous sommes 22 et avons également doublé le chiffre d'affaires. Dès le départ, nous avons réussi à trouver notre place sur le marché Benelux. Les clients nous ont également trouvé et nous avons construit avec la plupart d'entre eux une relation long terme. Certains sont même avec nous depuis le début, comme la Croix-Rouge ou Continental Sweets (Lutti). 
 
Autrement formulé, dès l'instant où nous entamons une relation avec une marque, généralement elle dure, ce qui est assez rare. Une étude récente menée auprès de nos clients indique qu'ils considèrent comme leur "Best Kept Secret". Pour eux, il est plus important de collaborer avec une agence qui mise avant tout sur les relations humaines et les résultats commerciaux de ses clients, plutôt qu'avec une agence qui cherche principalement à être sur le devant de la scène.
 
Karen Opdecam : C'est aussi ce qui m'a séduite. Tous nos collaborateurs ont les pieds bien sur terre. Le client est au centre de tout et une fois que la machine se met en route, les résultats suivent. Sans faire de vagues. Cela dit, c'est évidemment génial d'être considéré comme le "Best Kept Secret", mais aujourd'hui, la visibilité est également importante...
 
Justement, vous avez récemment pris des initiatives dans en ce sens…
 
Nous nous sommes réinventés. C'est vital dans un monde en mouvement. Afin de rester à l'épreuve du temps, "plus fraîche, plus forte et plus tranchante", nous avons adopté un nouveau positionnement et une nouvelle promesse - "Bubka. Stand out. Grow Strong" -, ainsi qu'une nouvelle image de marque. L'objectif est de répondre à ce que les marques et les consommateurs recherchent en ces temps de changements numériques et technologiques. Avec toujours ce focus sur les clients. 
 
Et comme le démontrent les travaux de Byron Sharpe, chaque moment compte et chaque contact avec un prospect est une occasion de se connecter. Vous n'avez qu'un seul coup, une seule chance. Ne la gaspillez, maximisez chaque moment ! 
 
RVR : Nous avons affiné notre vision et notre méthodologie, afin d'assurer un impact sur la façon dont les consommateurs feront leurs choix et prendront leurs décisions dans l'avenir. Les médias qu'ils utilisent sont en constante évolution, tant sur le plan technologique que sur le plan de leur utilisation. Raison pour laquelle nous avons mis à jour notre méthodologie basée sur un "Brand Growth Model" et sur des données probantes dont l'efficacité a été démontrée lors de workshop deep-dive avec nos clients. 
 
Nous avons aussi établi une collaboration avec l'Antwerp Management School, afin de permettre à nos collaborateurs de développer leur "leadership". Parce qu'une agence future-proof implique également une équipe avec un sens des affaires. Au minimum 3% de notre marge sont systématiquement investis dans l'éducation et la formation des collaborateurs.
 
Vous avez également ouvert l'actionnariat et consolidé le management…
 
Karen nous a rejoints il y a six mois en tant qu'Associate Director et, un peu plus tôt, Ben Van Asbroeck avec la casquette de Creative Director et partenaire également. Par ailleurs, nous avons promu Mandy Perrone, Account Manager & Digital Account Supervisor. Avec l'importance croissante et continue de des campagnes numériques, il est crucial de professionnaliser nos équipes. 
 
KO : Comme j'ai passé ces dix dernières années du côté annonceurs, je ne connaissais pas très bien Bubka. J'ai donc appris à connaître et apprécier le "secret le mieux gardé", mais maintenant, il est grand temps d'informer davantage d'annonceurs sur nos capacités. 
 
Qu'avez-vous prévu pour marquer le coup à l'occasion de vos 10 ans ?
 
Le 29 novembre, nous fêterons notre anniversaire au musée de la photographie à Anvers, où nous inviterons tous nos clients et collaborateurs à venir découvrir la première grande rétrospective du photographe belge Stephan Vanfleteren. Lequel fête cette année son demi-siècle. Double fête, donc.
 
RVR : En 2020, nous voulons développer davantage ce type d'activités, à très petite échelle pour nos clients. Comme, par exemple, se faire inspirer par l'entrepreneur et artiste Arne Quinze. Des podcasts sont également à l'étude, avec des créatifs d'autres disciplines. Aujourd'hui, il est important de se nourrir, d'apprendre et s'inspirer tous azimuts.  Tout cela nous mettra dans les spotlights et nous aidera à continuer dans croissance. 
 
Ces deux dernières années, Bubka a quasiment doublé en volume. Nous ambitionnons de poursuivre cette croissance durant les cinq prochaines années, aussi bien pour nous-mêmes que pour nos clients. 
 
Légende photo (de gauche à droite) : Dirk Malfliet, Ben Van Asbroeck, Raf Van Raemdonck, Karen Opdecam, Michel Laukens.
 

Alex Thoré : « On fait de plus en plus de bon boulot en B2B »

Le 22 octobre dernier se tenait la cinquième cérémonie des BTOB Awards, une compétition organisée par Media Marketing, en collaboration avec We Media. Alex Thoré, co-fondateur de Buda.agency et président du Jury pour la troisième année consécutive, revient sur le palmarès 2019 et les enseignements pour le secteur.

Avec la solide expérience que vous avez acquise entre-temps, quel bilan tirez-vous de la présente édition ?

Un bilan tout à fait positif. Nous avons de nouveau reçu plus de 60 dossiers et le niveau s’améliore d’année en année. Les candidats font de plus en plus recours aux toutes dernières techniques marketing, avec une attention croissante accordée à la personnalisation et à l’automatisation. Les campagnes s’appuient sur une stratégie mûrement réfléchie, sans verser dans une segmentation excessive.

Comme l’an dernier, c’est la compétition Communication qui a attiré le plus grand nombre d’inscriptions. En Press, nous avons vu pas mal de démarches innovantes, mais le nombre de participants pourrait certainement encore progresser.

Les dossiers soumis permettent-ils de dégager certaines tendances ?

Ils montrent en tout cas que le B2B suit l’évolution du marketing et reflète donc les mêmes tendances, tant en termes de techniques - comme le CRM par exemple -et de digitalisation qu’en ce qui concerne la co-création. On remarque par ailleurs que le storytelling reste un élément essentiel, dont la présence est même plus marquée que lors des années précédentes.

Comment le travail du jury s’est-il déroulé ?

Tout s’est très bien passé. Comme vous le savez sans doute, les dossiers sont évalués en deux phases. Le vote digital permet de désigner les nominés. Le jury se réunit ensuite pendant une journée pour débattre de façon constructive sur le trophée à décerner à chaque nominé. Cette année, les avis ont été pratiquement unanimes et un consensus a vite été trouvé.

Le jury n’a pas décerné un, mais bien deux prix spéciaux. Pourquoi ?

"The Curiosity Click" de Lucy pour Brightfish et "Drainphalt - The Cloud Project" de Gutzandglory pour Willemen Groep ont terminé parfaitement ex aequo. Il s’agit de deux campagnes sans aucun point commun, qui ont été couronnées pour des raisons tout à fait différentes : la première parce qu’une petite astuce créative a conduit à un résultat impressionnant, et la seconde parce que cette action audacieuse a été relayée par les médias en prime time, alors qu’elle concernait un secteur qui fait d’habitude très peu parler de lui.

Qu’est-ce qui distingue les BTOB Awards des autres compétitions ?

La qualité exquise et le niveau gastronomique sans égal du dîner (rires). Non, sérieusement : tous les autres prix relèvent du B2C. D’ordinaire, c’est ce segment qui joue un rôle de pionnier en matière de communication institutionnelle. Or, les BTOB Awards prouvent que la communication d’entreprise et la presse professionnelle font aussi un excellent boulot. Il faut continuer à valoriser et encourager ces efforts. D’où l’importance de ces Awards.

En tant que président chevronné, avez-vous des conseils à donner aux candidats ?

Examinez les campagnes gagnantes des années précédentes et analysez leur contenu. Inspirez-en-vous pour votre propre marketing. Tirez-en des leçons pour faire encore mieux demain. Cela vaut également pour nous. Chaque année, je me sens davantage épaulé par Marine Catlin (Associate Director chez Whyte Corporate Affairs, ndlr.), la co-présidente. L’année prochaine, je voudrais encore contribuer à accroître les ambitions en marketing B2B pour capter l’attention du B2C et l’inciter à prendre exemple sur nos campagnes.

Top news

Intracto Group rachète Be Connect

Intracto Group annonce une nouvelle acquisition. Cette fois, il s'agit de Be Connect, l'agence bruxelloise SoMe, qui compte notamment parmi ses clients Nestlé, Beobank, Etam, Undiz, Brico, D'Ieteren, Voo ou encore, Brussels Airport.
 
Be Connect a été fondée en 2010 par Sabrina Bulteau et Olivier de Decker (aux côtés de Pieter Janssens, CEO d'Intracto Group sur la photo), qui deviennent actionnaires d’Intracto. L'agence emploie aujourd'hui 20 experts en stratégie & contenu (social, vidéo mobile) et performance (publicité sociale, SEA et affichage numérique). 
 
Sabrina Bulteau et Olivier de Decker : « Nous sommes très fiers de faire désormais partie du groupe Intracto, afin de poursuivre notre croissance et d'utiliser encore plus largement notre savoir-faire. C'est un nouveau pas en avant, surtout pour nos clients : ils peuvent compter sur une expertise encore plus étendue et une équipe d'experts encore plus rigoureuse. »

Campaign of the week

FamousGrey et Relations comme à l'entrainement pour Garmin

Garmin, FamousGrey et Famous Relations, en collaboration avec l'ex-athlète olympique Kim Gevaert et l'experte en taekwondo Laurence Rase, ont développé le combat warm-up. Trois exercices d'échauffement qui préparent le corps avant une course et enseignent des techniques d'autodéfense efficaces. Objectif : soutenir, motiver et encourager les femmes à courir sereinement, où, quand et comme elles le souhaitent.


En tant qu'expert en "activity trackers", Garmin aide les coureurs en leur fournissant la technologie nécessaire pour qu'ils puissent pratiquer leur sport de manière responsable. Maintenant que la saison de la course à pied bat son plein, Garmin souhaite s'assurer que les femmes se sentent physiquement et mentalement en sécurité pendant leur entrainement.
 
« Nous constatons que les femmes sont parfois stressées lorsqu'elles courent seules à l'extérieur parce qu'elles ne se sentent pas à l'aise », développe le Responsable Marketing de Garmin Belux, Nicolas Coppens. « Nous ne pouvons pas faire disparaître l'insécurité ou les peurs, mais nous pouvons tout de même aider ces personnes en proposant des exercices qui les préparent à la course. » 
 
Pour développer ces exercices, Garmin et Famous Relations ont fait appel à deux athlètes de renom. La championne olympique Kim Gevaert a mis à profit son expérience en course à pied et a participé à l'élaboration des exercices, tandis que l’ancienne championne de taekwondo et directrice technique de la Fédération flamande de la discipline, Laurence Rase, a intégré les techniques d'autodéfense dans cette série d’échauffements.
 
Les exercices sont expliqués dans trois tutoriels. « Famous Productions a veillé à l'atmosphère et à leur style : ils dégagent une certaine rugosité, mais aussi de la force », enchaîne l’ECD de FamousGrey, Peter Ampe. « Et ils sont accompagnés d'une vidéo manifesto. Il s'agit d'un plaidoyer en faveur de la course à pied "sans peur" et d'une mise en contexte. » Signature : "Let's run fearless".
 
Les vidéos peuvent être visionnées sur les réseaux sociaux de Garmin Belux. Les tutoriels seront disponibles sous forme de highlights sur la page Instagram de Garmin. 
 
« FamousGreyX assure également un déploiement intelligent sur Facebook, Instagram et YouTube », conclut Peter Ampe. « La campagne cible les femmes intéressées par la course à pied. Dans un premier temps, on leur montre la vidéo manifesto, afin qu'elles comprennent le contexte de la campagne, et dans la foulée, elles découvrent les exercices développés par les deux anciennes athlètes olympiques. De cette façon, elles peuvent commencer à les mettre en pratique. »
 
Last but not least, Famous Relations activera certains ambassadeurs, ainsi que la presse afin de diffuser le message et les tutoriels, et sensibiliser un large public. 

Assets :
Credits :
  • Client : Garmin Belux
  • Contacts : Nicolas Coppens, Tom De Schrijver
  • Agency : FAMOUSGREY
  • Agency : Famous Relations
  • CD : Peter Ampe
  • Creation : Yana Gestels
  • Creation : Zoe De Priester
  • Project Leader : Siebe Lefebure
  • PR Agency : Famous Relations
  • PR Director : Kathy Van Looy
  • Senior PR Manager : Laure Vandeghinste
  • PR Manager : Laura Godinho, Eva Van Riet
  • Digital Agency : FamousGreyX
  • Head of Digital : Joachim François
  • Digital Account Manager : Siebe Lefebure
  • Media Buying : FamousGreyX
  • Online Marketeers : Jonas Sprengers, Sander Cuypers
  • Digital Strategist : Wies Dickens
  • Social Creatives : Sarah De Prez, Laureen Delbauche
  • Graphic Designer : Sacha Lempereur
  • RTV-Producer : Gaelle Haesaert, Marlies Neudt
  • Film Production Company : FamousGrey Productions
  • Producer : Gaelle Haesaert
  • Director : Max Pauwels
  • DOP : Edouard Legrelle
  • Soundstudio : FamousGrey Productions
  • Post-Producer : Gaelle Haesaert
  • Post-Production : FamousGrey Productions
  • Off- & Online Editor : Sven Van Hee
  • Motion Design : Fries Vansevenant

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Seen from Space : Podcast, global vs local ?

Si vous avez le moindre doute sur le succès du podcast, au moins en termes de notoriété, essayez Google Trends : en un peu moins de quatre ans, ce terme n’a pratiquement jamais été aussi populaire dans le monde qu’en cette année 2019, et en particulier au cours de ce second semestre, maintenant bien entamé. Et cette remarque s’applique pleinement aux résultats belges. Ailleurs, le podcast se porte bien : « près du quart des internautes écoutent désormais des podcasts » nous apprennent les Français de Mediametrie. 

Chez nos voisins du Royaume-Uni, le podcast est depuis quelques années intégré à une étude "total audio", pratiquée en "re-contact" auprès d’un peu plus de 2.000 individus déjà sondés dans le cadre de l’enquête RAJAR sur leur écoute de la radio. Appelée MIDAS, cette étude vient de livrer ses derniers chiffres, "Autumn 2019", récoltés au cours des mois de juillet et août. 

Ils nous apprennent que par rapport à l’année précédente, la consommation hebdomadaire de podcast a augmenté de 4 points, à 17%. Quant à la part de temps qui y est consacré, il est maintenant à 4% du total audio, un niveau modeste mais inégalé là aussi. Sans surprise, on note une surconsommation importante chez les jeunes, mais pas les plus jeunes : on parle des 25-34 ans. Ces "starters" professionnels apprécient probablement la facilité de consommation "anywhere anytime". Mais pas nécessairement "any device" : en tout cas, c’est le smartphone qui, au cours des années, est devenu le roi du podcast. 

Retour en Belgique : du côté local, l’étude CIM Radio nous rapporte une pénétration du podcast inférieure à 7% sur la totalité du Royaume. Une valeur en régression par rapport à 2018. Alors bien sûr le profil par âge des consommateurs de podcasts dans notre pays est tout à fait comparable à celui du Royaume-Uni : les 25-34 en sont ici aussi les consommateurs les plus friands. Reste cette étrangeté d’un volume de consommation localement faible, quand le phénomène a l’air de s’envoler au niveau global.

Seen from Space : Et si finalement Telenet rachetait Voo ?

John Porter, le CEO de Telenet, s’est récemment épanché dans L’Echo sur l’échec de ses multiples propositions de rachat de Voo. Par ailleurs, Telenet attend toujours une réponse pour celle concernant Brutélé. Leader incontesté en Flandre sur les marchés de la TV et de l’internet fixe, ces deux rachats sont évidemment cruciaux pour que l’opérateur puisse se faire une place à la hauteur de ses ambitions sur le marché francophone. Malgré la reprise de SFR Belgique, Telenet n’est en effet pas encore présent dans tout Bruxelles (6 communes importantes sont toujours territoires de Voo), et sa présence en Wallonie est quasi inexistante. Ceci alors que son principal rival, Proximus, est actif sur tout le territoire.

Sur ce genre de questions il est difficile d’obtenir des chiffres récents et comparables, les rapports annuels étant souvent les sources les plus fiables. Sur base des chiffres 2018 de l’IBPT, à quoi ressemblerait le marché si Telenet arrivait à ses fins et parvenait à conclure le rachat de Voo et Brutélé ? Sur le marché de la TV, cela mettrait les deux principaux acteurs au coude à coude en Wallonie, sans par contre remettre en cause le leadership de Proximus à Bruxelles. D’un point de vue national, cela renforcerait Telenet dans un leadership déjà acquis grâce à sa très forte pénétration dans le Nord. Un Telenet entrant sur le marché francophone pourrait emmener dans ses cartons la technologie de la publicité adressable, pour laquelle Voo ne semble pas prêt, et par là booster dans le Sud du pays cette forme prometteuse d’innovation TV. 

Sur le marché de l’internet fixe, le rachat de Voo ne remettrait en rien en cause le fort leadership de Proximus, ni en Wallonie ni à Bruxelles. Par contre, cela briserait son leadership au niveau national. 

Bref une situation qui globalement amènerait à un marché où les deux principaux acteurs se partagerait 90% du gâteau de manière plus ou moins équitable. Ceci évidemment est à considérer "toutes choses étant égales par ailleurs", les bilans 2019 montreront évidemment de nouvelles évolutions (mêmes si celles-ci sont généralement plutôt lentes que spectaculaires), tous les abonnés de Voo ne passeraient pas nécessairement chez Telenet (comme ce fut le cas pour SFR), et quid d’éventuels nouveaux acteurs ?

MM’s Choice

BTOB Awards 2019 : Lucy, la curiosité paie

La soirée de gala des BTOB Awards, organisés par MM en partenariat avec We Media, s'est soldée par la victoire de Lucy, l'agence la plus primée de l'édition 2019 avec un Gold, deux Bronze et l'un des deux Prix spéciaux du Jury. Lequel plébiscite la campagne "The Curiosity Click" pour Brightfish, qui repart également avec le Gold Best Use of Direct et le Bronze Best Use of Interactive ; le deuxième Bronze de la Best Newcomer Agency 2018 aux Merit et Most Promising Agency aux Mixx récompense sa campagne pour De Lift (Best Use of Radio/Audio).   

Gutzandglory n'est pas en reste : l'agence repart des BTOB Awards auréolée d'or avec "Drainphalt - The Cloud Project" pour Willemen Groep (Best Use of PR) et le second Prix spécial du Jury. 

Trois autres agences réalisent le doublé : TBWAThe Oval Office et DDB. La première avec "Vindr" pour KBC (Gold Best Use of Data/CRM et Silver Best Use of Interactive). The Oval Office s'adjuge également un Gold et un Silver avec "Intimate Concerts" pour SD Worx (Best Use of Event et Best Use of Interactive). DDB est quant à elle doublement primée avec deux campagnes pour les véhicules utilitaires de VW : "Punching Door Tour" (Silver Best Use of Promo/Activation) et "Résiste aux plus Costauds" (Bronze Best Use of Integrated).  

En Communication toujours, remportent également deux prix, les régies DPG Media et Lijncom. Plus précisément deux Silver pour la première avec "Thursday Night Life" (Best Use of Data/CRM et Best Use of Integrated) ; la seconde, un Silver avec "Win Your Tourbus" (Best Use of Promo/Activation) et un Bronze avec "Lijncom on Tour" (Best Use of Event). 

Les derniers Bronze vont à Wavemaker avec "MM Google Home" (Best Use of Publishing/Content), Prophets avec la campagne de lancement "Barco Series 4" pour Cinionic (Best Use of Integrated), Serviceplan avec la campagne de recrutement de 20something "Agency Beats" (Best Use of Film/Video) et enfin, Profirst avec "Redken Rage" pour Redken (Best Use of Event). 

Le Boerenbond et BECI, grands lauréats en Press 

Dans la compétition BTOB Press, le Gold va à la newsletter personnalisée du Boerenbond (Best of Diversification) ; l'association des agriculteurs flamands remporte également un Bronze avec le magazine Boer & Tuinder (Best Relaunch).

De son côté, la Chambre de commerce de Bruxelles (BECI) repart avec deux Silver pour son magazine Bruxelles Métropole (Best Content) et son podcast Next Step (Best Launch).  

Enfin, un Bronze a également été décerné à Strategie et Media Marketing pour la nouvelle version de son site mm.be (Best Relaunch).

Tous les Gold sont présentés ici.

Ewoud Van der Heyden reprend la direction marketing de BMW Belux

Jusqu'ici General Manager de Mini Belux, Ewoud Van der Heyden reprend le poste de Directeur Marketing de BMW Belux, qu'occupait depuis un peu plus d'un an et demi Lies Eeckman. Celle-ci quitte le groupe.

Ewoud Van der Heyden a commencé sa carrière chez BMW en 1998 en tant qu'analyste de marché pour ensuite prendre la responsabilité du département Marketing Produit et Analyse de Marché en 2004. Il a occupé ce poste jusqu'en 2011, après quoi il a été nommé Regional Sales Manager. Début 2015, il a pris la fonction de Manager BMWi et, plus tard dans l'année, il a été nommé General Manager de Mini. 

Daniel Van Wylick prend les commandes de Ciné Télé Revue chez Rossel

Rossel a finalisé la reprise des Editions Ciné Revue et va donc accueillir dans son portefeuille le magazine Ciné Télé Revue, qui était déjà en régie chez Mag Advertising. Rossel indique que c'est son Directeur Editorial pour le groupe, Daniel Van Wylick, qui pilotera désormais le titre.
 
« A l’instar de nos autres marques, Ciné Télé Revue, qui est une marque forte, leader sur un marché particulièrement concurrentiel, trouvera au sein du groupe le support et les ressources nécessaires à son développement, tout en conservant sa spécificité et son ADN propres », explique Bernard Marchant, CEO de Rossel. De son côté, Thierry Hugot, Directeur Commercial et Marketing, ajoute qu'il voit dans cette acquisition, le moyen d’accélérer la transformation numérique du magazine et l’opportunité de lui faire bénéficier des outils de marketing digital du groupe.
 
Pour rappel, l'audience de CTR (paper + digital) était de 810.300 lecteurs dans le dernier CIM.

SBS rachète Native Nation

Le groupe audiovisuel SBS a repris l’agence d’influencer marketing Native Nation. Ce faisant, le groupe élargit son offre publicitaire créative pour ses chaînes Vier, Vijf et Zes, ainsi que pour ses mandants Discovery, TLC, njam! et Play Sports.

Native Nation a été fondée en 2017 par Bert Marievoet (photo) et compte aujourd'hui une quinzaine de collaborateurs. Elle continuera à travailler de façon autonome depuis ses bureaux anversois. 

« Il est temps d’investir dans cette approche porteuse. Native Nation dispose d’une réponse puissante et qualitative à la demande croissante des annonceurs en matière de storytelling créatif et de marketing d’influence puissant », explique Wim Staelens, Chief Business Strategy & Operations de SBS Belgium.

Les licences de Fun, NRJ et LN24 à nouveau remises en cause

La saga continue. Pour la seconde fois, le Conseil d'Etat a suspendu l'attribution par le CSA des nouvelles licences radio accordées à Fun Radio et NRJ, ainsi que celle décernée à LN24. De même qu'il a retoqué la décision négative du même CSA quant à DH Radio. En revanche, la licence accordée à Radio Contact n'est plus contestée, alors qu'elle était également visée par le recours d'IPM, l'éditeur de DH Radio. 
 
Dans son arrêt, le Conseil d'Etat note qu'une partie des critiques développées par DH Radio quant à l'application irrégulière des critères de l'appel d'offres, sont jugées sérieuses et donc susceptibles de remettre en cause l'écart de points entre DH Radio, Fun, NRJ et LN24. En revanche, il note que l'écart de points entre Contact et DH Radio est trop important pour pouvoir être comblé compte tenu des critiques formulées.