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Si vous avez aimé notre précédente chronique, vous aimerez peut-être aussi ceci, par Fred Bouchar (MM)

Dimanche 21 Octobre 2018


Si vous avez aimé notre précédente chronique, vous aimerez peut-être aussi ceci, par Fred Bouchar (MM)
La course à l'info est devenue folle, l’infobésité impacte nos temps de cerveaux disponibles. La solution pour y faire face viendrait une fois encore des algorithmes, capables de filtrer les contenus de manière automatisée à l'aune des données personnelles de l’utilisateur, pour ne lui distribuer que des informations susceptibles de l’intéresser. 

C'est le monde merveilleux de la recommandation personnalisée de l'information ; le nouveau cheval de bataille, le fantasme ultime de plus en plus d'éditeurs de presse. 
 
Certes, on ne peut nier que simplifier l'expérience utilisateur relève du bon sens, que la recommandation personnalisée semble correspondre aux nouveaux usages du marché, qu'elle représente une opportunité pour donner un nouveau souffle au business model de la presse et revaloriser la production journalistique. 
 
Mais, à l'heure où les math men ont déjà phagocyté les agences, est-ce vraiment une bonne idée de vouloir les installer dans les salles de rédaction ? 
 
Les outils de recommandation ne risquent-ils pas d’enfermer le lecteur dans une bulle, un sas socialement hermétique qui ne laisse filtrer qu'un prisme réducteur de la réalité ? De l'empêcher d'accéder à cette forme de "serendipity" qui fait le sel de la presse, qui parie à la fois sur la curiosité du lecteur et sur l'intelligence du journaliste ? 
 
Faut-il vraiment privilégier ces fameux 10% des contenus qui génèrent 90% du trafic ? Oui, à condition de pouvoir faire remonter ces articles qui ne sont jamais lus. Mais est-ce déjà techniquement possible ? Que vous soyez abonné à Netflix ou à Apple Music, vous savez comme moi que leur promesse de recommandation est quelque peu survendue. Leurs algorithmes ne s’intéressant qu'aux signaux forts, ces plateformes on demand vont systématiquement vous abreuver de séries ou de musiques que vous avez déjà vues ou entendues : vous avez aimez ceci, vous aimerez peut-être aussi cela. 
 
La meilleure playlist restera toujours celle que l'on concocte soi-même, selon son humeur, son envie, son émotion du moment, son activité… Au sein des rédactions, créer une playlist, c'est hiérarchiser l'information, éditorialiser les contenus pour surprendre le lecteur, en le guidant vers des choses nouvelles, en lui faisant ressentir le besoin de "penser contre soi-même", de confronter les opinions et d'ouvrir les débats, d'analyser et de mettre en perspective. 
 
Mieux servir son audience et créer de l'engagement. C'est ce que veulent aussi les annonceurs : comme le soulignait Juan Senor lors du séminaire Magnify de We Media, à l'heure où ils sont de plus en plus nombreux à s'interroger sur l’opacité des boîtes noires que sont devenus les algorithmes de Google et Facebook, les annonceurs sont plus que jamais en recherche d'une audience engagée, active, impliquée et réactive. 
 
Si l'on conçoit que la recommandation personnalisée de l'information peut amplifier des contenus, cela ne veut pas dire qu’elle doit aller jusqu’à chambouler la ligne éditoriale des médias. Tout est une question de curseur et de dosage entre l’intervention de l’homme et de la machine. Sachant également qu'en matière de recommandation, on trouvera rarement mieux que l'avis de nos proches, le fameux bouche-à-oreille que plébiscite toutes les études.



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