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Jetons un peu plus souvent le bébé avec l'eau du bain , par Raoul Maris (Gelotology)

Samedi 2 Décembre 2017


Jetons un peu plus souvent le bébé avec l'eau du bain , par Raoul Maris (Gelotology)
Archimède. Célèbre pour sa baignoire et son exclamation « Eurêka ! » Un scientifique né voici 2304 ans qui peut encore servir de modèle à maint créatif actuel. Pour éviter toute confusion : je ne veux pas parler de sa barbe de hipster. Car celle-ci est assez fréquente dans les secteurs créatifs. Et je ne me réfère pas non plus au fait qu’il se soit mis à courir en ville dans le plus simple appareil après avoir eu une idée de génie. Car certains créatifs pourraient aussi y reconnaître quelque chose de leur propre conduite. Non, la question que je me pose est de savoir en quoi ce grand homme, né en 287 avant Jésus-Christ, constitue une source d’inspiration pour le créatif de demain.

Archimède était un homme de science, un mathématicien et un ingénieur. Il n’avait pas son pareil pour interpréter les informations techniques et scientifiques et en faire un usage créatif. Il ne pouvait pas se permettre d’espérer simplement qu’une idée marche ; il devait en acquérir la certitude. En effet, sa ville Syracuse était sur le point d’être prise par une armée romaine et il lui fallait impérativement concevoir des armes pour repousser l’assaillant. À une autre occasion, le roi lui demanda de vérifier si une couronne était en or massif, comme l’affirmait l’orfèvre qui l’avait fabriquée, et de sa réponse dépendait le sort de l’artisan (malheureusement pour lui, elle ne l’était pas).

Bref, Archimède ne croyait pas aux idées tout court, mais aux idées entraînant un effet. Voilà une nuance non négligeable. Il ne s’est pas écrié « Eurêka, Eurêka » parce qu’il venait de trouver une idée en fixant le plafond depuis sa baignoire. Non, s’il a poussé ce cri, c’est qu’en entrant dans son bain, il a découvert la preuve de ce que nous appelons aujourd’hui la loi d’Archimède et de la façon dont il pouvait déterminer si l’orfèvre mentionné plus haut avait essayé de duper le roi.
Donc pas : « Eurêka, Eurêka, j’ai trouvé une idée ! »
Mais bien : « Eurêka, Eurêka, mon idée est prouvée ! »

On peut établir ici un net parallèle avec le travail du créatif contemporain. Car même s’il ne doit pas défendre de ville ou prendre de décision pouvant entraîner la mort d’un homme, il lui faut en revanche s’efforcer de sauver sa propre tête. Et il sait très bien qu’il ne peut plus jouer au plaisantin naïf à qui l’on permet de jeter sur la table toutes sortes d’idées farfelues et irréalisables au prétexte de « sortir des sentiers battus ». Sans se soucier de la réalité ou de l’intérêt pratique.
Le créatif d’aujourd’hui évite de crier tout de suite « Eurêka ». Il garde un profil bas après avoir trouvé une idée. Il garde le même profil bas après avoir réalisé une première étude de faisabilité. Il continue à garder ce profil bas lorsque le directeur de création réagit avec enthousiasme à son idée. Et c’est encore et toujours avec ce profil bas qu’il assiste aux tests de son idée. Mais si les résultats de ces tests sont positifs et que le client décide de mettre à exécution son idée, alors il se met à crier « Eurêka » à tue-tête (sans nécessairement courir tout nu dans la rue).

Cette temporisation n’a rien d’évident. Car les idées restent les bébés des créatifs. Or, pendant le processus que nous venons de décrire, bon nombre de ces bébés meurent et pas mal d’autres doivent être éliminés parce qu’ils n’apportent pas de solution concluante. Psychologiquement, c’est un coup très dur. Mais le créatif actuel est arrivé à la conclusion qu’il s’agissait pour lui d’une voie beaucoup plus durable et féconde que l’aveuglement naïf face aux obstacles pour maintenir coûte que coûte son bébé en vie. Avant de devoir quand même l’abandonner une fois le film de campagne réalisé (désolé, lifepaint).

Si vous pensez que ce genre de travail axé sur la recherche est néfaste pour la créativité, détrompez-vous. Archimède a prouvé que cette recherche favorise au contraire la créativité. Ainsi, sa connaissance approfondie du principe de levier lui a donné l’assurance nécessaire pour réfléchir à différentes manières de faire chavirer à distance des navires de guerre. Le jury a été unanimement séduit par l’idée. Les Romains un peu moins.

Aujourd’hui, je vois se lever de plus en plus d’Archimède dans les secteurs créatifs. C’est un signe encourageant. Car en voyant ce que ce hipster barbu a pu réaliser au 3e siècle avant notre ère avec des moyens aussi limités, on se met à rêver de ce que ses disciples créatifs seront capables de faire demain. Êtes-vous l’un de ces Archimède modernes ? Réfléchissez-y tranquillement dans votre bain et tenez-moi au courant !



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