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Ta ville est vendue, par Bart Cattaert (MM)

Samedi 17 Juin 2017


Ta ville est vendue, par Bart Cattaert (MM)
Chaque jour, en me rendant à vélo à la rédaction, affrontant les intempéries et la pollution routière, je passe devant une affiche collée au bout de la rue de Laeken, où l’on peut lire en grosses lettres : « Ta ville est vendue ». Cette affiche est là depuis des années ; plus personne ne sait qui l’a collée, mais tout le monde l’interprète à sa manière. Certains y voient un coup de gueule contre le cumul des bourgmestres. D’autres une critique du sacrifice de l’espace public sur l’autel des événements (publics-) privés. D’autres encore une protestation contre la fermeture des bars pour faire place à des complexes d’appartements construits par des sociétés d’investissement. Il faut dire que ce dernier phénomène affecte toutes les villes en expansion.

La semaine dernière, les habitants d’un quartier d’Amsterdam ont trouvé dans leur boîte aux lettres un prospectus de la nouvelle société d’investissement Open Huis, qui leur promettait un prix dépassant de 25% la valeur effective de leur habitation. Son slogan : « Nous achetons, rénovons et louons. En route vers le premier quartier Airbnb au monde ! » L’opération a suscité une avalanche de critiques envers le site de location et le conseil municipal sur les réseaux sociaux. Cela dit, la véracité du prospectus n’a pas encore été tirée au clair, et il pourrait s’agir d’un coup de pub, voire d’une manœuvre de l’opposition au sein du conseil municipal pour attirer l’attention sur la pénurie de logements. Quoi qu’il en soit, les sociétés d’investissement utilisent bel et bien les maisons urbaines pour appâter les touristes ou les jeunes gens dans la vingtaine ou trentaine, voire les quadragénaires, qui se voient contraints de cohabiter à cause de la pénurie et des loyers exorbitants. A cet effet, ces sociétés détournent des sites comme Airbnb et font la promotion de leurs chambres sur des groupes Facebook locaux du genre « Bxl à Louer ».
 
On comprend dès lors que les acteurs de l’économie collaborative tels qu’Airbnb et Uber aient bien vite perdu leur réputation sympathique d’underdogs, car un acteur du genre Airbnb a autant à voir avec l’économie collaborative que la caste politique avec l’homme de la rue. Qui plus est, dans certaines villes très touristiques, son succès nuit au tissu social et au marché de la location. Ainsi, un rapport de l’université de Sienne révèle que 20% des maisons du centre-ville historique de Florence sont en location sur Airbnb. A Amsterdam, le centre-ville croule littéralement sous les bierfietsen ("vélobières") et les stands de Nutella. On a déjà inventé un nom pour désigner ce phénomène : la "disneyfication" des villes. Une situation dramatique qui risque encore d’empirer pour les Amstellodamois. En effet, le service touristique vient de publier une étude selon laquelle Amsterdam et ses 840.000 habitants ont accueilli 17,3 millions de touristes en 2015. On en attend plus de 23 millions d’ici 2025... 



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