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Douglas Coupland : « Nous vivons à l'âge d'or de la curiosité »

Vendredi 31 Mars 2017


Douglas Coupland : « Nous vivons à l'âge d'or de la curiosité »
Douglas Coupland, romancier ("Génération X"), artiste et surtout observateur attentif de notre société, était à Berlin la semaine dernière à l’invitation de l’entreprise technologique Konica Minolta pour donner sa vision sur le futur du travail. Nous l'avons rencontré.

Ce matin, j’ai entendu un conférencier parler de la Génération K. C’est la première fois que j’entendais ce terme. Ai-je raté quelque chose ?

Qu’est-ce que ça veut dire, Génération K ? Je n’ai vraiment aucune idée de ce qu’on entend par là. J’ai imaginé une collection de générations, allant de A à Z… Q est la Génération Queer, R la Génération religieuse, etc. Mais ce classement en générations est tout à fait absurde.

Aujourd’hui, nous sommes tous des Millennials...

Il s’est produit une sorte de nivellement. A l’heure actuelle, tout le monde a le même âge. On le voit clairement aux goûts musicaux. Autrefois, les jeunes collectionnaient les disques. Quand ils arrivaient à l’âge de 23 ans, ils les rangeaient soigneusement dans une boîte et ils n’écoutaient plus jamais rien d’autre. Aujourd’hui, on constate que des gens de 60 ou 70 ans utilisent Shazam sur leur smartphone pour découvrir constamment de nouvelles choses. Nous vivons à l’âge d’or de la curiosité. Nous agissons aussi en conséquence, ce qui n’était pas le cas dans le passé. Il s’est donc produit une sorte de nivellement en matière de technologie et de changement d’attitude par rapport aux nouvelles possibilités.

Est-il plus difficile aujourd’hui de décrire l'air du temps ou les jeunes qu’au début des années 1990, par exemple, quand vous avez publié Génération X ?

Génération X est un livre très personnel. En l’écrivant, je me disais qu’il y avait sans doute moins de 10 personnes au monde qui comprendraient de quoi je voulais parler. Je n’écris pas sur les générations, c’est un singulier malentendu concernant mon travail. J’observe. A franchement parler, cela m’ennuie de décrire des générations. Les gens me demandent souvent mon avis, mais je n’en ai pas vraiment. Je vous le jure. Je suis un électron libre et c’est un rôle qui me convient très bien. Cela me permet d’être à l’écoute des autres. Les gens aux opinions rigides me surprennent par leur manque d’ouverture d’esprit. J’aime être entouré d’esprits ouverts. Il n’y a rien de plus barbant que l’orthodoxie.

Je constate que de plus en plus de publicitaires adoptent des positions anticapitalistes. Pourquoi d’après vous ?

Le capitalisme fonctionne jusqu’à un certain point, mais il ne nourrit pas vraiment notre âme. Il est rasant, machinal et laid. Je pense que nous assistons à une crise de nos normes et valeurs. Que devons-nous garder et que devons-nous changer ? J’ai beaucoup d’amis dans la publicité et les médias, et j’entends là un même son de cloche. Ils se dégoûtent eux-mêmes.

Selon vous, un robot pourra-t-il un jour écrire un roman ?

Sur le plan abstrait, je ne pense pas que la technologie puisse créer de l’art, mais elle exerce par contre déjà une influence sur la qualité de la fiction. Il existe des logiciels qui indiquent à quel moment le protagoniste doit faire face à un danger. Au cinéma, l’utilisation généralisée d’un logiciel pour l’écriture des scénarios a pour effet que de nombreux films se ressemblent. On commence à regarder et l’on se rend compte au bout de trois minutes que cela ne va rien donner. Next !

Vous avez publié dernièrement une série de chroniques sur la solitude. Quel est le rapport entre la technologie et ce sentiment ?

Il y a huit mois, j’ai vécu une drôle d’expérience : mon partenaire m’a tout à coup déclaré que notre relation était terminée après 19 années de vie commune. La solitude fait partie intégrante de l’existence. Il est étrange que les gens n’en discutent pas plus souvent. J’espère que cela va changer. Je suis d’avis que la technologie nous rend plus faibles et nous procure davantage la sensation d’avoir échoué. Mais je pense que les rencontres en ligne donnent de bons résultats. Je devrais peut-être essayer. Vous le voyez : je reste chevillé au monde réel.



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