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Pour Gilles Pélission (TF1), l'overflow joue en défaveur du marché francophone

Mercredi 15 Mars 2017


Pour Gilles Pélission (TF1), l'overflow joue en défaveur du marché francophone
Quelques heures avant que la RTBF ne refuse la main tendue par TF1, Gilles Pélisson, le PDG du Groupe, s'exprimait pour la première fois dans un média belge, en l'occurrence L'Echo, sur l’opportunité des décrochages belges et sa volonté d'ouvrir les vannes en septembre. « L’investissement publicitaire par habitant en Belgique francophone n’est que de 84 euros contre 142 en Flandre. Il y a donc un sous-investissement qui pénalise le sud du pays », analyse-t-il. « Je pense même que notre arrivée va faire grossir le gâteau publicitaire en télévision », ajoute-t-il. « Quand TF1 a commencé à vendre ses espaces en Suisse, le marché de la pub télé est passé de 669 à 749 millions de francs entre 2010 à 2015. Le nombre d’annonceurs a doublé et tous les opérateurs en ont profité. » Pour lui, TF1 pourrait théoriquement s’accaparer entre 15 et 20% du gâteau pub TV, soit entre 30 et 40 millions d’euros, mais « comme nous n’avons pas les droits sur une série de programmes, cela se situera plutôt entre 10 et 20 millions au maximum. »
 
Parlant de son concurrent privé : « En 2016, RTL Belgique a fait 43 millions d’Ebita. C’est la plus belle rentabilité du groupe après l’Allemagne (...). Je rappelle que c’est un opérateur luxembourgeois qui envoie son signal vers la Belgique et que ses bénéfices repartent chez des actionnaires allemands. Cela ne choque pas grand monde. C’est quand même étonnant ! RTL crie avant d’avoir mal. »
 
Parlant de la presse : « Je peux comprendre qu’elle s’inquiète de perdre des dividendes. Mais notre présence va rapatrier des budgets publicitaires dans le sud du pays. Ce rééquilibrage va profiter à toutes les chaînes, RTL en tête. Si le marché augmente de plus de 20 millions, notre arrivée serait indolore. Nous souhaitons aussi proposer à la presse des collaborations. Il faut plutôt voir notre arrivée comme un engagement à long terme plutôt que comme un "siphonnage" du marché pub sans contrepartie. »
 
Parlant des productions locales : « Il y a une longue relation entre TF1 et la Belgique en matière audiovisuelle. Des programmes de TF1 sont diffusés en primeur sur les chaînes belges. Nous diffusons en prime time des productions belges qualitatives et compétitives en termes de coûts comme la série "Ennemi Public" (…) Je crois que la taille et la diversité de TF1 offrent de nombreuses possibilités d’interagir entre nos deux marchés, via de la coproduction, des échanges publicitaires, des achats de programmes, etc. (…) Il y a des partenaires avec lesquels nous ne pourrons développer que l’axe commercial et des partenaires avec lesquels on a des relations depuis des années comme la RTBF et avec lesquels on pourrait faire plus de choses. Les producteurs de télévision sont plutôt favorables à ce scénario. »
 
Du reste, Pélisson explique les velléités de TF1 à l'aune des changements qui secouent le monde de la télévision : « Il est concurrencé par celui de l’Internet. De ce fait, nous investissons énormément d’argent dans nos contenus, soit environ un milliard d’euros par an. Les téléspectateurs belges en profitent, il est normal que nous valorisions cette audience auprès des annonceurs belges afin de pouvoir continuer à investir dans ces contenus. » 



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